Lundi 16 novembre 2009

tribune-fdg-fdg


Je ne sais si 'est la meilleure déclaration qu'il pouvait être faite, mais c'est celle là que je vais suivre avec le plus d'attention...en attendant un sursaut.
Dominique

http://goudouly.over-blog.com/article-declaration-du-front-de-gauche--38381420.html

Déclaration du Front de Gauche 

Nous voulons mettre la dynamique du Front de Gauche au service du rassemblement unitaire de toutes les forces et plus globalement de toutes les citoyennes et les citoyens et les acteurs du mouvement social qui aspirent à rendre majoritaire une alternative à la logique du système capitaliste, du libéralisme et des modèles productivistes. Nous leur disons que le Front de Gauche peut être leur outil. Nous affirmons notre disponibilité à des listes larges réunissant des partis qui tout en n'étant pas dans le Front de Gauche, convergent sur cette démarche et ces objectifs.

Dans ce but, nous nous adressons aux organisations présentes dans ce groupe de travail pour conclure un accord national.

Nous avons déjà des acquis. Nous avons dressé un certain nombre de considérants qui nous ont permis de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d'aller ensemble aux régionales.

La plupart des mouvements réunis ici ont fait des déclarations et des offres politiques. Nous pensons que le moment est venu de nous prononcer sur des propositions très concrètes à même de constituer les bases de cet accord national :

  • La constitution de listes au premier tour différentes de celles présentées par le PS et Europe écologie.
  • Ces listes répondront à trois objectifs indissociables : changer les rapports de force à gauche en faveur de la ligne de transformation sociale, battre la droite et rassembler une majorité autour d'un projet vraiment alternatif à la logique du système qui est en crise aujourd'hui. En particulier autour des mesures que nous pourrions porter ensemble. Elles s'engageront à défendre ce programme dans les futurs conseils régionaux. Elles affirmeront leur volonté de le mettre en œuvre à la tête des régions, partout où nous nous jugerons en situation de le faire. Il doit s'agir d'une politique de rupture cohérente, applicable dans le champ de compétences des régions, changeant réellement la vie des citoyens en donnant la priorité aux besoins sociaux, écologiques et démocratiques contres les logiques capitalistes, libérales et productivistes.
  • Nos listes s'engageront, sans ambiguïté, à faire barrage à la droite en se rassemblant avec les autres listes de gauche au 2ème tour à l'exclusion de tout accord avec le Modem.La liste arrivée en tête au 1er tour fusionnant avec les autres listes de gauche et écologique proportionnellement au 1er tour.Nous demanderons le même engagement au PS et à Europe Ecologie.

 

  • Notre volonté est de porter des projets de transformation sociale réelle dans les régions. Si les conditions en sont créées nous pourrons travailler à leur mise en œuvre jusque dans les exécutifs régionaux car la gestion des régions s'envisage comme un moyen d'atteindre nos objectifs. Notre participation est donc liée aux conditions qui la rendent possible. Il s'agit de la possibilité de mettre en oeuvre les points essentiels de notre programme et du rapport de force permettant effectivement de les appliquer.Cette hypothèse exclut toute participation du Modem ou d'une quelconque organisation de droite.
Par Goudouly - Publié dans : -*- politique
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Dimanche 15 novembre 2009



Brevets sur le vivant : le rapport des Nations Unies soutient les revendications des ONG

http://goudouly.over-blog.com/article-brevets-sur-le-vivant--38381101.html

Le rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, Olivier de Schutter, a mis en garde aujourd’hui l’Assemblée générale des Nations Unies sur le fait que l’octroi de brevets risque d’aggraver la situation alimentaire des plus démunis et d’entraver le développement de nouvelles semences. Afin d’éviter cet engrenage dangereux, des organisations paysannes, de développement et de protection de l’environnement lancent un appel contre l’extension des brevets aux plantes et aux animaux. L’objectif est de proscrire au niveau international les brevets sur les plantes et animaux de rente.

L’appel de la coalition internationale d’ONG « Pas de brevets sur les semences » s’adresse aux gouvernements, aux parlements ainsi qu’à l’Office européen des brevets. Il met en garde contre l’extension du brevetage aux plantes et animaux issus d’une sélection traditionnelle. En effet, les demandes de brevets ont pris une ampleur inconnue jusqu’à présent. Elles incluent désormais des aliments tels que le lait, le beurre et le pain. Aux côtés de Monsanto et de Dupont, la multinationale suisse Syngenta s’efforce, par le biais des brevets, d’obtenir la mainmise sur les bases mêmes de notre alimentation.
Pour l’expert en alimentation de la Déclaration de Berne, François Meienberg, «il faut changer radicalement la législation sur les brevets et les pratiques des offices de brevets, afin d’enrayer cette évolution extrêmement préoccupante. Les entreprises ne doivent plus pouvoir abuser de la législation sur les brevets pour s’approprier et monopoliser les semences, les plantes et les animaux». L’appel lancé par la Déclaration de Berne, Swissaid, Misereor et Greenpeace, est soutenu par des associations paysannes en Europe, en Amérique latine et en Asie, dont notamment Coldiretti en Italie, COAG en Espagne, les producteurs laitiers allemands, la Federación Agraria en Argentine, ainsi que l’une des plus importante association paysanne en Inde.
Dans son rapport présenté ce matin à l’Assemblée générale de l’ONU, le rapporteur spécial des Nations Unies, Olivier de Schutter, constate que les brevets sur les semences et les droits de protection sur les obtentions végétales pourraient aggraver la crise alimentaire. De Schutter recommande explicitement aux Etats membres de ne pas octroyer de brevets sur les plantes et de renforcer les droits des agriculteurs. La coalition «Pas de brevets sur les semences» salue le rapport onusien. Miguel López Sierra de la COAG, une des plus grandes organisations paysannes en Europe, exige que «l’Union européenne et l’Office européen des brevets doivent immédiatement cesser d’accorder de tels brevets, qui privent les agriculteurs et les sélectionneurs traditionnels de leurs droits. Les mises en garde de l’ONU et les protestations des paysans ne doivent plus être ignorées.»


Pour plus d’information
François Meienberg, Déclaration de Berne, tél.: 044 277 70 04, food@evb.ch
Tina Goethe, Swissaid, tél. 031 350 53 75, t.goethe@swissaid.ch

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Samedi 14 novembre 2009


Recherche le peuple désespérément

Recherche le peuple désespérément

http://goudouly.over-blog.com/article-recherche-le-peuple-desesperement-38380845.html

 

Par Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin

 

Recherche (le) peuple désespérement


Nous vous le disons d'emblée, c'est le livre politique de l'automne pour tous les militants et citoyens éclairés. Vous arrêtez de suite le livre que vous êtes en train de lire, il attendra bien les longues nuits d'hiver. Vous pensiez en acheter un autre ? Retardez cet achat et précipitez-vous pour acquérir avant qu'il ne soit épuisé le livre qui a le même titre que cet article. Il est édité aux éditions Bourin. Que dites-vous ? Un autre journal vous en conseille un autre ? Changez de journal ! Vous avez un emploi du temps qui ne vous permet pas de lire ? Supprimer vos prochaines réunions familiales et galantes, repoussez au lendemain les activités militantes à l'efficacité douteuse, sachant que beaucoup de lignes stratégiques organisationnelles sont à "l'ouest" comme disent les "djeuns"!

Vous souhaitez connaître les auteurs? Sachez d'abord que la somme de leurs âges est inférieure au mien ! Sachez ensuite que j’écris cette recension car j'en ai un peu marre de tous ces " jeunes cons" qui ressemblent tellement par mimétisme aux "vieux cons" de ma génération. Je ne suis pas sensible au jeunisme. Mais lorsque certains d’entre eux montrent une voie de reconstruction, écoutons-les ! Pourquoi ? Pour redresser les lignes stratégiques obsolètes de la gauche toute entière, gauche de la gauche comprise. Ce n'est pas encore fait avec ce livre, mais les trois premiers chapitres en donnent les prémisses sans nul doute. Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin en ont fixé les bases sociologiques nécessaires. Car c'est bien là que toutes les lignes stratégiques de gauche ou d'extrême gauche font défaut. Après ce que d'aucuns appellent improprement "les trente glorieuses", puis la mondialisation néolibérale et enfin le turbocapitalisme, phase actuelle du capitalisme, énormément de choses ont évolué, y compris la sociologie des classes sociales et surtout leur enracinement spatial.
En lisant ce livre, on comprend pourquoi ceux qui n'ont comme univers que les villes-centres et les lieux de vacances pour bobos, qui ne voient plus de couches populaires dans leur vie courante, qui estiment que les couches populaires (ouvriers, employés) n’existent que dans les quartiers des communes de banlieues appelés pour la circonstance "quartiers populaires", ont en fait une vue déformée de la réalité et donc reproduisent des schémas obsolètes, produits par des médias aux ordres du néolibéralisme et repris par les organisations de gauche dans leurs lignes stratégiques
Ce livre concentre, en quelques dizaines de pages, les résultats des travaux de nombreux chercheurs bien répertoriés dans une bibliographie impressionnante mais directement connectée au texte lui-même. Cela est pour les militants et les citoyens éclairés de première importance ! On peut donc lire le texte lui-même ou on peut aller chercher des développements dans la bibliographie et je peux vous dire que vous en ressortez plus intelligent qu’avant.
Nous comprenons enfin pourquoi le PS de François Mitterrand a gagné en 1981 et pourquoi le PS de Jospin, Hollande et Royal a perdu par la suite. La messe est dite quand on sait que Lionel Jospin, lors du premier tour de la présidentielle de 2002, perd près des trois-quarts des couches populaires qui ont voté François Mitterrand au premier tour de la présidentielle de 1981 et que Ségolène Royal ne fait qu’un peu plus du double de Jospin et perd donc environ 40 % des voix qui se s’étaient reportés sur François Mitterrand au premier tour de 1981. Elle y est même devancé dans les couches populaires par… Nicolas Sarkozy lui-même ! Un comble ! Ségolène Royal est donc qualifié au second tour mais ne rassemble alors que la moitié des voix des couches populaires alors que François Mitterrand a eu au deuxième tour les trois-quarts de ces voix.
Le premier enseignement du livre est donc : qui veut gagner le droit d’administrer la France doit reconquérir d’abord les couches populaires, puis l’ensemble de la gauche.

Mais cela ne suffit pas. Il faut comprendre les modifications de la réalité depuis lors.
Nous voyons, directement en lisant ce livre, comment la mondialisation néolibérale a profondément modifiée la sociologie française. Nous voyons que, contrairement à ceux qui ont cru à la fin de la classe ouvrière et des couches populaires, ces dernières sont majoritaires dans le pays et donc que les couches moyennes dont on parle tant sont toujours minoritaires dans le pays. Nous voyons la recomposition sociologique s’effectuer dans quatre types de territoires : villes-centres, banlieues, zones périurbaines et zones rurales. Nous y voyons que les deux derniers espaces sont méconnus, oubliés, voire méprisés par tous les partis de la gauche, gauche de la gauche comprise. Nous comprenons mieux pourquoi le Front national a pu un temps s’y engouffrer. Qui sait que dans les zones rurales les couches populaires sont 5 fois plus nombreuses que les paysans pris au sens large ! Voilà qui va surprendre des militants et des citoyens éclairés !
C’est le deuxième enseignement de ce livre : la gauche ne peut gagner que si elle parle aussi aux couches populaires des zones périurbaines et rurales !

Mais cela ne suffit pas. Il faut comprendre comment se déterminent les couches populaires. Le non au traité constitutionnel européen a gagné principalement grâce à une mobilisation sans précédent des couches populaires des banlieues, des zones périurbaines et des zones rurales.
C’est le troisième enseignement de ce livre : si la gauche veut gagner, elle doit reconstituer le bloc sociologique majoritaire réalisé le 29 mai. Car les villes-centres concentrent principalement les gagnants de la mondialisation néolibérale. Et les banlieues, les zones périurbaines et les zones rurales, principalement les perdants. Voilà donc l’alliance majoritaire potentielle pour la gauche.
C'est le quatrième enseignement de ce livre : la bataille pour l’hégémonie idéologique de la gauche dans les banlieues, dans les zones périurbaines et dans les zones rurales devient donc centrale. Ceux qui ont organisé ou pris la parole dans les zones périurbaines et rurales pendant la bataille du non au TCE ont-ils remarqué qu’il y avait plus de monde pour participer aux réunions d’éducation populaire dans les zones rurales et périurbaines que dans les villes-centres ? De ce point de vue, les organisations qui ont répondu à l’appel de l’UFAL pour mener dans tout le pays une campagne d’éducation populaire tournée vers l’action ont vu juste. Comment expliquer autrement que lors de cette campagne d’éducation populaire tournée vers l’action, il y ait fréquemment un public beaucoup plus important sur une ligne de classe dans les zones rurales et périurbaines que dans les villes-centres !

Mais ce n’est pas tout. Pour retisser le lien avec les couches populaires, il convient de comprendre qu’ils ont compris où se situent leurs intérêts.
C’est le cinquième enseignement du livre : si la gauche veut gagner, elle doit reprendre le chemin des discours sur l’émancipation humaine, de la lutte pour la démocratie y compris au sein des organisations, elle doit comprendre que la lutte contre le libre-échange est une nécessité, que l’aspiration à l’égalité des couches populaires ne sera pas satisfaite par l’ersatz de l’équité ! L’aspiration à la république égalitaire ne sera pas détournée vers l’acceptation de l’apartheid social organisé par un communautarisme de quotas de visibilité !
Trois regrets : il manque une réflexion profonde sur la laïcité (pourtant sous-jacente dans les propos du livre) et un approfondissement des alternatives au libre-échange. Sur ce dernier point, il est dommage que le néo-protectionnisme altruiste, écologique et social ne soit pas présenté comme une alternative au libre-échange et au vieux protectionnisme de la droite. Enfin, on pourrait ajouter au livre que les sujets qui intéressent les couches populaires (emploi, précarité, protection sociale, logement, services publics, école, vivre ensemble et laïcité) sont ceux qui ne sont pas ou peu représentés dans les universités d’été des « grandes organisations », le PS à la Rochelle, le PC au Vieux-Boucau, le NPA à Port-Leucate ou le PG à Clermont-Ferrand ou ATTAC à Arles.
Mais ne ménageons pas notre satisfaction à la lecture de ce livre. Et comme nous sommes favorables à votre satisfaction, il est impératif que vous lisiez ce livre et que nous vous nous en fassiez à votre tour une recension. Nous attendons vos avis. Car c’est sur les sujets de ce livre que doivent se déterminer les débats politiques de la période. En tout cas pour ceux, militants et citoyens éclairés, qui veulent oeuvrer à la transformation sociale avec une coalition sociale majoritaire. Les autres peuvent continuer à lire leurs autres médias favoris...

 

Bernard Teper

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Recherche le peuple désespérément

Octobre 09

Bourin éditeur

128 pages
17.00 €

Isbn: 978284941-142-1

Code sodis: 724 542.4

http://www.rue71.fr
http://jphuelin.blogspot.com
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Vendredi 13 novembre 2009




Fair-play !

 http://goudouly.over-blog.com/article-fair-play--38424849.html


Parfois je me dis que c’est tellement grossier que nécessairement il en restera quelque chose

Les banques se gavent.


Tout le monde est d’accord, même la droite la plus UMPiste.

IL FAUT TAXER LES BANQUES !

Et  10 % c’est bien.


Faut dire que la crise a été amenée par elles, que les Etats ont du mettre la main à la poche...euh non (!) nous avons du mettre la main à la poche, pour les sortir de l’ornière.

Alors vouloir les taxer un peu sur leurs bénéfices, quand elles distribuent aux dirigeants et aux traders des masses honteuses, voilà enfin une idée qu’elle était bonne , comme aurait dit Coluche.

Je trouve ça moral.


Et comme la droite y a souscrit d’une manière très sportive je trouve cela réconfortant et j’ai tendance à me réconcilier ainsi avec les politiques.

Du coup je me suis servie ce soir là un petit verre de porto  pour fêter ma réconciliation d’avec les politiques.


Tout à ma joie j’en profitais pour lire des magazines, mon verre de porto à la main, quand je tombe sur un article de fond avec jolies photos : Pourquoi les riches sont-ils surreprésentés à la télé ?


Là je me dis que ça m’intéresse et qu’enfin dans la presse il se passe quelque chose.

Oui pourquoi les riches sont-ils surreprésentés à la télé ?

Selon le baromètre annuel du CSA, le cinquième le plus riche de la population occupe deux tiers des programmes.

Là je ne peux pas m’empêcher de dire : au putain....après avoir vérifié que les gosses sont soit au lit, soit en train de faire leurs devoirs et qu’ils ne peuvent pas m’entendre.

Je lis un peu plus loin et que lis-je : les femmes et les minorités ethniques sont sous représentées.


Donc au putain 2 fois !

Comme je ne regarde que très rarement la télé, j’étais passée à côté de quelque chose de dingue et de malicieusement caché.

Tiens du coup je me suis remis un doigt de porto.


La télé sert d’abord ses amis riches et laisse de côté les femmes (sauf les tops modèles) et les minorités ethniques (sauf les riches). Il y a quand même des exceptions : si tu es une femme arabe ou noire, top modèle et riche...dans quelle catégorie tu tombes : femme, minorité ethnique, riches,... ?

Tant de questions.

J’en tombe de ma chaise.


Heureusement que le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) s’est inquiété de la chose.

Et qu’est ce qu’il a fait le CSA ?

Rien.


Là je me dis que je vais continuer à ne pas regarder la télévision.

Du coup j’allume ma radio pour me changer les idées et prendre une des émissions de musique que j’aime bien écouter le soir en lisant.


Et oh surprise ! J’en suis à regretter mon premier verre de porto et si je pouvais je le remettrais dans la bouteille, je tombe sur les informations, et tiens je vous le livre tel que la vendu l’agence Reuter :

« Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, regrette le vote de vendredi à l'Assemblée instaurant une taxe additionnelle de 10% des bénéfices des banques et promet qu'il sera renversé lundi.

Ce vote-surprise a été obtenu vendredi soir par 44 voix contre 40, contre l'avis du gouvernement qui refuse cette option.

La majorité UMP, dont seule une poignée de représentants a participé au vote, explique le problème par une erreur technique du député et ancien champion olympique d'escrime Jean-François Lamour.

"Il a été très fair-play, en grand sportif, puisqu'il a reconnu son erreur. Nous procéderons à un nouveau vote demain pour supprimer cet amendement contre-productif", a dit Jean-François Copé au Journal du dimanche.

"Nous sommes en période de reprise, nous n'allons pas taxer les banques au moment où elles vont mieux", a-t-il ajouté. »


Donc résumons :

Le fair play c’est l’arme secrète des cons qui se sont trompé dans leurs votes.

Je préfère penser qu’en fait Jean-François Lamour trouvait moral de taxer les banques à la suite de la période perturbée que nous venons de traverser.


Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

Par Aurore - Publié dans : -*- Billets
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Jeudi 12 novembre 2009

Prêts pour la prochaine crise ?

http://goudouly.over-blog.com/article-prets-pour-la-prochaine-crise--38321210.html

par Paul Craig Roberts
Sur Contre Info

Les USA sont non seulement sous la coupe des intérêts privés du secteur financier qui a réussi jusqu’à présent à échapper à toute mesure de régulation sérieuse, mais ils sont aussi dans le peloton de tête des statistiques des inégalités de revenu et du taux de pauvreté. Ces deux caractéristiques sont en général celles des états faillis, souligne Paul Craig Roberts, qui s’inquiète que l’absence de réglementation des produits dérivés ne provoque un nouveau désastre.


Par Paul Craig Roberts, Vdare, 25 octobre 2009

Les preuves montrant que les États-Unis sont un Etat failli s’accumulent plus vite que je ne peux les répertorier.

L’une des caractéristiques décisives d’un Etat failli est que les escrocs sont placés à l’intérieur du gouvernement, et utilisent ce gouvernement pour protéger et promouvoir leurs intérêts privés.

Une autre caractéristique déterminante est l’inégalité croissante des revenus, lorsque ces « insiders », ces initiés, manipulent la politique économique pour assurer leur enrichissement au détriment de tous les autres.

L’inégalité des revenus aux États-Unis est aujourd’hui la plus extrême de tous les pays. Le rapport 2008 de l’OCDE, « Distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE, » (PDF) conclut que les États-Unis sont le pays où l’inégalité est la plus grande et le taux de pauvreté le plus élevé dans l’OCDE. Depuis l’année 2000 on n’a constaté nulle part une telle hausse des inégalités de revenus.

L’OCDE note par ailleurs que la répartition des richesses aux USA est encore plus inégale que ne l’est celle des revenus.

Le 21 octobre 2009, Business Week a rendu compte d’un nouveau rapport du Programme de Développement des Nations Unies concluant que les États-Unis se situaient au troisième rang parmi les Etats ayant les pires inégalités de revenus. Les deux premiers, Hong Kong et Singapour, étant en fait des cités-Etats et non des pays, les USA ont la honte d’être le pays où l’inégalité dans la répartition des revenus est la plus forte.

L’augmentation marquée de ces inégalités de revenus aux États-Unis depuis l’année 2000 a coïncidé avec la délocalisation des emplois, qui a enrichi les cadres bénéficiant de « primes de performance » tout en appauvrissant la classe moyenne. Dans le même temps, on a également assisté à une croissance rapide des produits dérivés, négociés de gré à gré, non réglementés, qui ont enrichi Wall Street et le secteur financier au détriment de tous les autres.

Des millions d’américains ont perdu leur maison et la moitié de leur épargne-retraite et devront supporter la charge de la dette publique qui a servi à renflouer les banksters qui sont à l’origine de la crise des produits dérivés.

Le 21 octobre l’émission Frontline a diffusé, « The Warning », un documentaire qui montrait comment la Réserve fédérale, Alan Greenspan, le secrétaire au Trésor Robert Rubin, le secrétaire adjoint au Trésor Larry Summers, et Arthur Levitt, le président de la Securities and Exchange Commission, ont empêché Brooksley Born, alors responsable de la Commission des Commodity Futures Trading (CFTC), de remplir son mandat et de réglementer ces produits dérivés négociés de gré à gré.

Après que la pire crise de l’histoire financière des Etats-Unis ait éclaté - comme Brooksley Born l’avait prévu - Alan Greenspan, désormais discrédité, a été tiré de sa retraite pour qu’il vienne s’expliquer devant le Congrès, lui qui avait affirmé qu’aucune règlementation des produits dérivés n’était nécessaire. Greenspan avait même déclaré au Congrès que la réglementation des produits dérivés serait préjudiciable. Pathétique, Greenspan a dû admettre que l’idéologie du marché libre qu’il avait fait sienne avait révélé ses « failles ».

Greenspan a peut-être parié le futur de notre pays sur ses croyances dans le marché libre, mais qui donc pourrait croire que Rubin et Summers faisaient autre chose que de protéger les énormes profits frauduleux que procuraient à Wall Street les produits dérivés ? Comme l’a souligné Brooksley Born, les dérivés négociés de gré à gré sont un « marché obscur », sans aucune transparence. Les régulateurs ne disposent d’aucune information sur ces produits, pas plus que les acheteurs.

Même après l’effondrement et le renflouement de Long Term Capital Management en 1998, Greenspan, Rubin et Summers n’ont pas changé d’avis. Greenspan, Rubin et Summers, comme leur suiveur Arthur Levitt - qui regrette aujourd’hui de s’être fait duper par les banksters - ont réussi à manipuler un Congrès totalement ignorant en ne laissant pas la CFTC remplir son office. Brooksley Born, empêché par des représentants élus de protéger les citoyens, a choisi de démissionner. L’argent de Wall Street avait tout simplement réussi à travestir les faits et à écarter les régulateurs honnêtes, s’assurant de l’inaction du gouvernement, et provoquant du même coup la crise financière qui a éclaté en 2008 et continue aujourd’hui de frapper notre économie.

Les initiés de la finance qui ont la main sur le Trésor, la Maison Blanche et la Réserve fédérale ont transféré aux contribuables le coût de la catastrophe qu’ils ont provoqué. Lorsque cette crise a débuté, Henry Paulson - nommé par le président Bush comme successeur de Rubin en tant que représentant de Goldman Sachs à la tête du Trésor US - a joué sur la peur afin d’obtenir de « nos » représentants au Congrès qu’ils acceptent sans poser de questions de débloquer les centaines de milliards de dollars des contribuables (l’argent du TARP) pour renflouer Goldman Sachs et les autres malfrats sévissant dans les produits dérivés.

L’indignation de l’opinion publique a éclaté lorsque Goldman Sachs a annoncé récemment qu’elle allait octroyer d’énormes bonus à six et sept chiffres à ses salariés. Tentant de défendre les banksters qui, sauvés par l’argent public, s’offrent des primes supérieures à ce que la plupart des gens gagneront en toute une vie, Lord Griffiths, le Vice-Président de Goldman Sachs International, a déclaré que l’opinion devait apprendre à « tolérer l’inégalité en tant que moyen d’atteindre à une plus grande prospérité pour tous. »

En d’autres termes, « qu’ils mangent de la brioche ».

Selon le rapport de l’ONU cité ci-dessus, la Grande-Bretagne vient en 7ème position ex-æquo des pays ayant les revenus les plus inégaux au monde. Après les bonus de Goldman Sachs, les Britanniques vont monter dans le classement, et pourront peut-être rivaliser avec Israël pour la quatrième place [1] .

En dépit de cette folie totale que sont ces produits dérivés, de la colère grandissante de l’opinion et de la confession de M. Greenspan devant le Congrès, rien n’a été fait pour les réglementer.

L’un des assistants au Trésor de Rubin, Gary Gensler, a remplacé Brooksley Born à la tête de la CFTC. Larry Summers dirige le Conseil Economique National du président Obama. L’ancien membre de la Réserve fédérale Timothy Geithner, un protégé de Paulson, est le secrétaire au Trésor d’Obama. Un vice-président de Goldman Sachs, Adam Storch, a été nommé responsable de la Securities and Exchange Commission.

Les Banksters sont toujours en place.

Existe-t-il un autre pays dans lequel, au vu et au su de l’opinion publique, une petite minorité utilise de façon aussi flagrante le gouvernement au bénéfice d’intérêts privés, aidé par une coterie d’économistes adeptes du « marché libre », prêts à justifier le pillage, au motif que « le marché fonctionne au mieux » ?

Un narco-Etat est une calamité. Mais Les États-Unis et leur « financio-Etat » dépassent cette horreur.

Comme le dit Brooksley Born, si rien n’est fait, « cela va se produire à nouveau ».

Mais rien ne peut être fait. Les escrocs tiennent le gouvernement.

[Note de Paul Craig Roberts : Le rapport de l’OCDE montre que malgré la réduction des impôts sous Reagan, la hausse des inégalités des revenus s’est ralentie durant cette période. Au milieu des années 1990 le coefficient Gini (une mesure de l’inégalité du revenu) a même diminué. A partir de l’année 2000, avec la nouvelle économie (qui consistait essentiellement en une fraude financière et à délocaliser les emplois), le coefficient Gini a connu une forte hausse.]

Paul Craig Roberts est économiste et fut Sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan.

Sur le web :

OCDE : Croissance et inégalités : Distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE


-  L’écart entre riches et pauvres s’est creusé et le nombre de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté a augmenté au cours des deux dernières décennies. L’évolution est assez générale, affectant les trois quarts des pays de l’OCDE. L’ampleur du changement est limitée mais significative.

-  Les inégalités de revenu se sont nettement accentuées, au début des années 2000, en Allemagne, au Canada, aux États-Unis et en Norvège. Par contre, les revenus ont eu tendance à s’égaliser en Grèce, au Mexique et au Royaume-Uni.

-  La montée des inégalités s’explique généralement par le fait que les riches ont vu leurs revenus s’améliorer tant par rapport aux titulaires de bas revenus que par rapport aux titulaires de revenus moyens.

-  Environ une personne sur dix avait dans les pays de l’OCDE un revenu inférieur à la moitié de la valeur médiane nationale en 2005.

-  Le risque de pauvreté a diminué pour les personnes âgées, alors qu’il a augmenté pour les jeunes adultes et les familles qui ont des enfants.

-  Les revenus sont plus également répartis et il y a moins de gens pauvres lorsque les dépenses sociales sont importantes : c’est ce qu’on observe dans les pays nordiques et dans les pays d’Europe occidentale comme l’Autriche, la Belgique et les Pays-Bas. Dans ces pays, en 2005, les dépenses sociales en faveur des personnes d’âge actif représentaient 7-8 % du revenu national et la part des personnes d’âge actif concernées par la pauvreté se situait entre 5 % et 8 %.

À l’autre extrême, aux États-Unis, en Corée, au Mexique et en Turquie, les prestations représentaient 2 %, si ce n’est moins, du revenu national, et 12 à 15 % de la population d’âge actif étaient concernés par la pauvreté. (nous soulignons)


Publication originale Vdare, traduction Contre Info

[1] Les pays les plus inégaux sont par ordre décroissant : Hong-Kong, Singapour, USA, Israël, Portugal, Nouvelle Zélande, Italie et Grande Bretagne ex-æquo, Australie, Irlande et Grèce ex-æquo. - ndt

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Présentation

Texte Libre




J"ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait les yeux d'outre-mer
Elle en montrait la déraison

Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de foan
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant

Les choses sont simples pour elles
Elles touchent ce qu'elles voient
Leur miracle m'est naturel
Comme descendre à contre-voie

Ces femmes d'ailleur sont des gestes
Qui supposent d'autres plafonds
Et des terrasses où l'on reste
Sans fin devant des cieux profonds

Un air en court dans leur mémoire
Contredire au palisir qu'on prend
Et dans la glace de l'armoire
Renaît un monde différent

Terrains brûlés lentes rivières
Où les vapeurs portent là-bas
Par une école buissonière
La canne à sucre et le tabac

Ou bien ce sont d'autres ecales
Dans le goudron des ports brumeux
Sous les aurores boréales
Un bateau à aube se meut

L'une dit les eaux transparentes
Les plongeurs pourpres les coraux
L'autre les barques de Sorrente
L'autre le sang roux des taureaux

Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia

En ce temps là j'atais crédule
Un mot m'atait promission
Et je prenais les campanules
Pour les fleurs de la Passion

...

A chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit
Et la plus banale romance
M'est l'aternelle pqésie

L'une s'en vient l'autre s'envole
Quatre murs un roman défunt
J'ai perdu son nom ma parole
Qu'en m'en demeure le parfum

Nous avions joué de notre âme
Un long jour une courte nuit
Puis au matin bonsoir Madame
L'amour s'achève avec la pluie

J'ai vu s'enfuir l'automobile
A travers les paupières bleues
Car le bonheur dans cette ville
N'habite que le temps qu'il pleut

Après l'amour
dans Le roman inachevé
Louis Aragon

Queda Prohibido



 

Queda prohibido

 

Queda prohibido llorar sin aprender,

levantarte un día sin saber qué hacer,

tener miedo a tus recuerdos.

Queda prohibido no sonreír a los problemas,

no luchar por lo que quieres,

abandonarlo todo por miedo,

no convertir en realidad tus sueños.

 

Queda prohibido no demostrar tu amor,

hacer que alguien pague tus dudas y mal humor.

 

Queda prohibido dejar a tus amigos,

no intentar comprender lo que vivieron juntos,

llamarles sólo cuando los necesitas.

 

Queda prohibido no ser tú ante la gente,

fingir ante las personas que no te importan,

hacerte el gracioso con tal de que te recuerden,

olvidar a toda la gente que te quiere.

 

Queda prohibido no hacer las cosas por ti mismo,

no creer en Dios y hacer tu destino,

tener miedo a la vida y a sus compromisos,

no vivir cada día como si fuera un último suspiro.

 

Queda prohibido echar a alguien de menos sin alegrarte,

olvidar sus ojos, su risa, todo

porque sus caminos han dejado de abrazarse,

olvidar su pasado y pagarlo con su presente.

 

Queda prohibido no intentar comprender a las personas,

pensar que sus vidas valen más que la tuya,

no saber que cada uno tiene su camino y su dicha.

 

Queda prohibido no crear tu historia,

dejar de dar las gracias a Dios por tu vida,

no comprender que lo que la vida te da,

también te lo quita.

 

Queda prohibido no buscar tu felicidad,

no vivir tu vida con una actitud positiva,

no pensar en que podemos ser mejores,

no sentir que sin ti este mundo no sería igual.

Pablo Neruda




















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