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Dimanche 17 juin 2012 7 17 /06 /Juin /2012 05:57

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Comprendre l’Écologie Politique

Pourquoi est-elle nécessairement républicaine et révolutionnaire

 

Parler de l’écologie politique va devenir plus facile aujourd’hui grâce à ce livre qui a pour vocation de permettre à tous de se renseigner sur ce sujet dans sa globalité. Car l’écologie politique est bien différente de la protection de l’environnement naturel !

Dans une perspective innovante, les auteurs, Guillaume Desguerriers, Christian Gaudray et Dominique Mourlane, tous membres de la commission Développement Écologique et Social de l’UFAL (Union des Familles Laïques) ont tenu à ce que chacun puisse avoir accès à ces connaissances. Cette volonté explique notamment le style clair et le prix de 5€ seulement pour ce livre très complet.

 

 

Auteurs : Guillaume Desguerriers, Christian Gaudray et Dominique Mourlane, membres de la commission Développement Écologique et Social de l’UFAL

Avec la participation de: Emmanuel Dessendier, Bernard Friot, Anita Rozenholc et Jean-Marie Kintzler

 

Parution : mai 2012, 460 pages, prix: 5 €

A commander exclusivement sur internet : www.ufal.org/livres 

 

Ce livre est parti de la constatation que l'écologie politique devait disposer d'une base facilement accessible à tous, car ceux qui voulaient s'intéresser à ce domaine (de plus en plus présent et important pour les orientations de nos sociétés) étaient paradoxalement démunis puisqu’ils disposaient seulement de petits ouvrages de vulgarisation très spécialisés sur des sujets précis et ne comportant aucun lien entre eux, ou d'ouvrages de références des « penseurs » de l'écologie politique, pas toujours très accessibles. Or, les liens sont indispensables pour établir une cohérence et une base solide afin de véritablement comprendre l'écologie politique dans sa logique et sa globalité.

 

Ce livre a été construit suivant trois objectifs :

1- Donner une trame historique à l'écologie politique et montrer comment loin d'être indépendante du travail de Marx et des luttes sociales, elle s'inscrit au contraire dans une lecture de Marx plus globale que celle qui est à l'origine des courants marxistes traditionnels du 20ième siècle.

2- Montrer de manière claire ce qu'il fallait jusque-là deviner au fil des lectures : l'écologie politique s'inscrit totalement dans une logique républicaine et laïque. En dehors de cette logique, l’écologie politique n'a pas de consistance et ne peut conduire qu'à des impasses et des dérives politiques.

3- Montrer la globalité de l'approche au travers de divers sujets traités : l'agriculture et les OGM, la technique, le numérique, le salaire à vie et le travail, la gratuité, l'énergie et la citoyenneté. Tous ces sujets traités en écologie politique sont liés entre eux et forment un socle solide qui permet au lecteur d'aller plus loin.

 

Il s'agit d'en finir avec cette vulgarisation qui stérilise 90% de la force de sa pensée : l'écologie politique n'est pas la protection de l'environnement naturel ! Elle est au contraire l'écologie de l'écosystème humain qui englobe l'individu, la société et l'environnement de vie qui est à la fois naturel et artificiel (c'est à dire celui issu de la production des êtres humains eux-mêmes ! Comme nos villes, nos objets, nos organisations, notre santé, par exemple).

Enfin, parce qu'elle repose sur le développement des alternatives au capitalisme déjà présentes autour de nous et parce qu'elle est contre le mythe stérile de « la table rase », l'écologie politique est pleinement révolutionnaire !

 

En 460 pages, avec une forme d'écriture volontairement accessible à tous,  un lexique très complet, une bibliographie commentée et des notes explicatives, les auteurs ont produit un livre qui est une base à partir de laquelle approfondir des sujets précis devient alors plus simple. Il est un outil d'éducation populaire et citoyenne (jusque dans son prix de 5€ seulement). Il met en avant la cohérence et la vision globale, c'est à dire qu'il permet de véritablement comprendre l'écologie politique.

Au-delà de la version papier de cet ouvrage, les auteurs ont voulu aller au bout de leur démarche et publient cet ouvrage sous la licence libre : Creative Common CC-BY-NC-SA.

Ainsi, le livre sera téléchargeable gratuitement, à partir du 1er Juillet 2012, sur le site : www.ufal.org/livres 

 

 Contact :

guillaume.desguerriers@ufal.org

06 74 06 91 31

 Contact communication UFAL :

aurelie@ufal.org

09 70 46 51 15

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Samedi 16 juin 2012 6 16 /06 /Juin /2012 05:48

carte postale de Corinne Filippi

Corinne FILIPPI
Entre temps et lumière.
Photographie 1996.


cARTed Network

The cARTed Picture Show
Sculpture Amicale - Friendly Sculpture
cARTed Series n.037 - décembre 1996 - Hérouville St Clair

 

ET MAINTENANT ?

14 juin 2012 par Paul Jorion

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

The English version of this post can be found here.

Et maintenant ? Que va-t-on faire ? Maintenant que l’Espagne a perdu l’accès au marché des capitaux pour sa dette ?

Oui, la dégradation par Moody’s, hier dans la soirée, de la cote de l’Espagne de trois crans, de A3 à Baa3, n’a pas arrangé les affaires. Mais enfin, elle ne nous apprend rien qu’on ne sache déjà depuis le weekend dernier : avec un taux à 10 ans de sa dette souveraine, scotché au niveau des 6,75% (*), les carottes étaient de toute façon cuites pour ce qui est de financer sa dette sur le marché des capitaux.

Qu’est-ce qui s’était passé ? Les 100 milliards d’euros de plus obtenus des fonds européens par l’Espagne, et dont la nation elle-même est maintenant redevable, les règlements européens interdisant les renflouements directs de banques par leurs instances.

Vous avez remarqué que les règlements européens sont truffés de clauses de suicide programmé, dont on découvre toujours les implications comme aujourd’hui, dans l’urgence ? Certains, convaincus du pouvoir sans limite de la volonté humaine, vous expliqueront que c’est voulu : prévu de longue date pour la mise en branle un jour, du Grand Plan Secret. C’est plus banalement qu’il s’agit d’inventions humaines dans lesquelles la sélection naturelle n’a pas encore eu le temps de faire le tri.

Mais les Américains y étaient bien arrivés, à faire une grande nation avec plein de petits bouts ! Oui, mais justement : dans ce cas-là, la méthode par essais et erreurs a été utilisée à grande échelle : les États-Unis d’aujourd’hui ont dû passer par une guerre civile atroce pour clarifier un peu les choses. Et certaines cicatrices sont encore bien fraîches.

Déjà garder la Grèce dans la famille, c’est très dur. Plus le Portugal, plus l’Irlande, plus – aujourd’hui, en fin de matinée, Chypre. Mais l’Espagne, et on l’a dit tout de suite, dès la première alerte au début 2010, c’est trop à avaler pour ce qu’il restera de zone euro : ce n’est pas possible. Sans compter l’Italie très pâle elle aussi, sur une chaise dans le couloir du dispensaire.

Alors ? Et maintenant ?

Je l’avais expliqué le 5 avril 2010 – deux ans déjà ! – dans une chronique du Monde-Économie intitulée « Le fil rouge » : « Les gouvernements d’unité nationale sont pour bientôt, quand il sera devenu évident aux yeux de tous qu’aucun parti ne connaît à lui tout seul la solution des problèmes insolubles qui se posent, suivis alors de Comités de Salut Public, quand il sera clair que même tous ensemble ils n’y comprennent rien et – si Dieu nous prend alors en pitié – suivi enfin d’un nouveau Conseil National de la Résistance, au moment où il faudra, par-delà les divergences conçues aujourd’hui comme irréductiblement inconciliables, lancer une ultime tentative de sauver ce qui peut encore l’être ».

M. Hollande n’a pas encore atteint ce stade-là, convaincu qu’il est que si la croissance est ce qui convient à la France, le traitement de cheval de l’austérité convient mieux au tempérament grec. Pasok et Nouvelle Démocratie sortant vainqueurs des élections en Grèce, c’est ce qu’il souhaite aux Grecs. Et il n’a pas hésité hier à le leur dire. La reproduction en petit sans doute du couple à la Dubout France-Allemagne qui nous est offert en ce moment. La formule gagnante lui semble être celle de l’union d’un parti socialiste de droite avec un parti libéral, convaincus tous deux que mettre l’État-providence dans la naphtaline est beaucoup plus urgent que de mettre au pas la finance.

Notez que les Américains sont dans le même état d’esprit : hier M. Jamie Dimon, patron de J. P. Morgan Chase, était sur la sellette devant le Comité bancaire du Sénat américain. On lui demandait d’expliquer comment il se fait que sa banque a perdu par distraction entre 3 et 10 milliards de dollars. Les sénateurs du parti républicain ont consacré tout le temps de parole qui leur était donné à affirmer – et à vouloir que M. Dimon le confirme avec enthousiasme – que le grand souci en ce moment, c’est une réglementation trop stricte de la finance. À certaines époques, c’est comme cela, vous dis-je : le suicide programmé se retrouve absolument partout. Et je vous épargne les exemples les plus comiques.

Enfin, gageons qu’on travaille dur en ce moment-même à trouver des solutions à Bruxelles, qu’on nous concocte quelques plans astucieux qui pourront être mis en œuvre en 2014 ou en 2018. Pourquoi ces formules-miracles sont-elles toujours remises – c’est le cas de le dire – aux calendes grecques ? Pour laisser du temps au temps. Sauf qu’aujourd’hui, 14 juin 2012, c’est ça qui manque le plus : le temps précisément.

====================
(*) 6,974% à 10h51.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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Vendredi 15 juin 2012 5 15 /06 /Juin /2012 05:40

 

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Regards de Femmes

Le 14 juin 2012

 

L’association Regards de Femmes s’associe avec joie à l’association « Cirque de Femmes en Tout Genre » de Toulouse pour accueillir en notre ville de Pamiers un collectif du Cirque des Femmes de Melbourne


les 4 et 5 juillet prochains

à la Salle du Jeu du Mail.

 

Ce cirque  a été créé en 1991 à l’initiative de Donna Jakson pour accompagner des femmes en reconstruction suite à des violences conjugales et abus sexuels. Au fil du temps, et devant son succès il s’est ouvert à toutes les femmes quels que soient leur âge, taille, horizons, morphologie, expériences artistiques et sportives.

Le « Women's Circus »  qui se présente comme une école pour amateures, accueille aujourd'hui une centaine de femmes chaque année, avec depuis le départ, l'idée de promouvoir l'autonomie des femmes et de proposer un espace où, à travers la pratique du cirque, des femmes entre elles se sentent fortes et mieux dans leur corps.

De magnifiques vidéos sont disponibles  sur le net,

« Tele-debout » lien  http://teledebout.org/index.php?page=cirque

 

 

Le Mercredi 4 Juillet à 20 H vous pourrez découvrir leur spectacle « OUT OF THE BOX » (participation libre).
En première partie, Regards de Femmes jouera quelques unes des scènes de son cabaret annuel.
A la fin du spectacle, un temps d'échange convivial est prévu entre toutes et tous autour de la buvette.
L’association Toulousaine nous fera partager son exposition de photos sur place.

 

 

Le lendemain des ateliers d'initiation cirque seront animés par les circassiennes de Melbourne.

Nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux à encourager l’originalité de ces démarches et partager dans la convivialité nous l’espérons de beaux moments !

 

Porteuses du projet : Le Cirque de Femmes en Tout Genre de Toulouse.

cftg.wordpress.com //cirquedefemmesentoutgenre@gmail.com


Partenaires sur l’Ariège : Regards de Femmes, regardsdefemmes09@orange.fr

Hérisson Bellor, Droit des Femmes et de l’Egalité, Planning familial 09, CIDF, VFA.


Contact : 06 87 96 75 26 ou 06 88 13 72 82 (Regards de Femmes)

 

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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 03:20

http://goudouly.over-blog.com/article-la-via-campesina-appel-pour-durban-84733588.html

 

La Via Campesina: Appel pour Durban





 

Les paysans, les paysannes et les peuples indigènes disposent de milliers de solutions pour faire face au réchauffement climatique !

La Via Campesina appelle les mouvements sociaux et l’ensemble de la population à se mobiliser partout dans le monde

Le mouvement international paysan La Via Campesina et son organisation-membre sudafricaine Landless Peoples Movement (Mouvement des Paysans Sans-terre) se mobilisent pour la 17ème Conférence des Parties (COP 17) de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (UNFCCC) qui se tiendra à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011.

Des caravanes de paysans et paysannes africain(e)s, partiront du Mozambique, de la Tanzanie, du Zimbabwe et d'autres pays pour converger à Durban pour rejoindre d’autres agriculteurs et représentants de mouvements sociaux afin de réclamer la justice climatique.

Les femmes paysannes africaines membres de La Via Campesina, participeront à la 2ème Assemblée sud-africaine des femmes rurales, du 30 novembre au 2 décembre, à Durban (organisée conjointement notamment par La Via Campesina – Région Afrique 1, TCOE, Women on Farms Project, Lamosa, ESAFF, UNAC, Namibian National Farmers Union etc.).

La Via Campesina participera également à la Journée Mondiale d’Action qui aura lieu le 3 décembre, au cours de laquelle, en collaboration avec des centaines d’autres activistes, elle manifestera pour la justice climatique.

La Via Campesina ainsi que d’autres mouvements paysans et de producteurs en Afrique invitent également toutes organisations, alliés et activistes à participer à une Journée spéciale pour l’Agroécologie et la Souveraineté Alimentaire, le 5 décembre à Durban et à travers le monde (co-organisée par ESAFF régional, ESAFF Uganda, ESAFF Zimbabwe, ROPPA, TCOE, Surplus People Project, etc.)

Les négociations sur le climat ont été détournées de leur objectif pour devenir de simples négociations mercantiles

Lors de la conférence COP 16 à Cancun (Mexique), la majorité des gouvernements du monde - à l’exception notable de la Bolivie – se sont assis autour de la table non pas pour trouver une réponse efficace au changement climatique, mais plutôt pour parler gros sous avec les grandes sociétés multinationales qui font trafic de fausses solutions au changement climatique, proposant des fausses mesures comme le programme REDD et autres marchés du carbone, ou encore le développement d’agrocarburants et d’OGM. Ils ont transformé les négociations sur le climat en une immense place de marché où seuls le profit et la spéculation comptent.

De concert, nos différents gouvernements ont fait comme si de rien n’était, fermant les yeux sur l’urgence d’une situation qui condamne l’Afrique et l’Asie du Sud à être littéralement incinérées par l’augmentation des températures. Et, bien sûr, les premières victimes de ces changements climatiques seront les paysannes et les paysans de ces deux continents, puisque l’augmentation des températures crée un environnement encore plus défavorable aux récoltes, au bétail et à la survie des êtres humains. La majorité des gouvernements a choisi d’ignorer les Principes de Cochabamba qui posent pourtant un cadre clair pour élaborer des réponses au changement climatique et protéger notre Terre Mère.

Dans le système climatique actuel, les pays développés et les grandes entreprises polluantes, pourtant historiquement responsables de la plus grande partie des émissions de gaz à effet de serre, se voient accorder toutes les dérogations et trucages de chiffres possibles afin de leur éviter d’avoir à réduire leurs émissions. Ainsi, le système des marchés d’émission-carbone et les mécanismes de compensation permettent aux pays industrialisés et aux entreprises de continuer à consommer des ressources et à polluer comme avant, tout en payant des petites sommes, sans commune mesure avec la réalité de leur impact sur le climat, dans le but d’aider les populations pauvres des pays en développement à réduire leurs émissions. En réalité ces entreprises font deux fois du profit : d’une part en continuant à polluer et d’autre part en vendant des fausses solutions aux États. Pendant ce temps là, des initiatives présentées comme étant une solution au problème climatique, comme le programme REDD, dépouillent les populations pauvres de la plupart de leurs différents droits en matière d’usage des ressources naturelles : ils ne peuvent plus accéder aux forêts communautaires. Au même moment, des grands groupes financiers apparaissent sur le marché foncier et y accaparent d’immenses territoires fertiles, dont ils expulsent les agriculteurs afin d’y pratiquer la monoculture ou pour spéculer sur les marchés des crédits d’émission carbone.

Nous connaissons les principales sources d’émissions qui altèrent le climat : elles sont générées par les multinationales agroalimentaires qui imposent une agriculture industrielle essentiellement tournée vers l’exportation et la production d’agrocarburants. Mais elles sont aussi le fruit d’un système de transports uniquement basé sur la voiture individuelle, au détriment des transports en communs. Enfin, elles sont causées par les activités industrielles polluantes et prédatrices de ressources pratiquées par les différentes entreprises multinationales. Si nous ne parvenons pas à imposer des engagements réels et contraignants qui forceront les pays développés à changer ce système, alors nous échouerons à prévenir l’incinération effective de nos terres agricoles et la destruction de notre capacité à nourrir le monde.

Les chiffres sont unanimes ; ce sont nous, les paysans et paysannes travaillant sur de petites exploitations qui produisons aujourd’hui la vaste majorité des aliments consommés sur la planète. Or aujourd’hui, nous, et la nourriture que nous produisons, sommes mis en danger par les changements climatiques et l’augmentation des températures. Les dates de semis deviennent imprévisibles tandis que les sécheresses, les ouragans et les moussons deviennent plus intenses.

A l’inverse – et encore une fois les chiffres sont unanimes – c’est nous qui détenons les clés des solutions les plus importantes, efficaces et scientifiquement prouvées face au changement climatique, à travers nos systèmes de production locale d’aliments selon des méthodes agroécologiques, produits par des paysannes et des paysans, selon les principes de la souveraineté alimentaire.

A lui seul, le système de transport d’aliments sur de longues distances, qui est à la base du système alimentaire mondial capitaliste, est responsable d’au moins 44% des émissions totales de gaz à effet de serre. Ces aliments pourraient facilement être cultivés localement. Mais l’agriculture détruit également le climat par l’usage excessif de ressources fossiles comme le pétrole et les intrants chimiques dérivés du pétrole. Le modèle de production est basé sur la monoculture et les pratiques industrielles, il engendre la déforestation et la destruction des écosystèmes en vue de la réalisation de plantations industrielles aboutissant à des “déserts verts”.

Nous pouvons réduire drastiquement voire même éliminer ces émissions en transformant le système alimentaire sur la base de la souveraineté alimentaire, c'est à dire en produisant localement pour une consommation de proximité un production durable variée basée sur les familles et les communautés paysannes.

L’agroécologie n’est pas à vendre !

Nous rejetons toutes les tentatives pour étendre le marché des émissions carbone et des mécanismes de compensation de type REDD aux systèmes de puits de carbone, même quand ces initiatives sont déguisées par la Banque Mondiale sous la forme de mesures de soutien aux petites exploitations agroécologiques ou bien à une “Agriculture respectueuse du climat”. Les raisons de ce refus sont les suivantes :

  • Tout comme c’est le cas du REDD pour les forêts, le carbone de nos sols deviendra majoritairement la propriété d’entreprises polluantes du Nord. On nous demande tout simplement de vendre et de privatiser notre carbone.
  • Le marché volontaire des puits de carbone ne sera rien d’autre qu’un nouvel espace pour la spéculation financière, ce qui veut dire que tant que les agriculteurs ne toucheront que quelques centimes, les spéculateurs amasseront des profits substantiels.
  • Il s’agit simplement d’une nouvelle façon pour les pays et industries polluants de se soustraire à leurs véritables obligations en matière de réductions réelles d’émissions.
  • C’est également un moyen pour déplacer l’attention portée aux émissions massives de carbone produites par l’agriculture industrielle et l’agrobusiness, surtout dans les pays du Nord, afin de transférer le fardeau de la réduction des émissions sur les épaules des paysans du Sud, alors que rien n’est fait pour réduire les émissions causées par l’agriculture industrielle.
  • Si nous paysannes et paysans, signons un accord sur les puits de carbone, nous allons perdre notre autonomie et le contrôle sur nos systèmes agricoles. Ce seront des bureaucrates de l’autre côté de la terre, des gens qui ne connaissent rien à nos sols, à nos pluies, à nos pentes, à nos systèmes alimentaires locaux, à notre économie familiale, etc., qui décideront des méthodes agricoles que nous devrons utiliser ou ne pas utiliser.
  • L’agroécologie procure une somme de bienfaits pour l’environnement et les moyens d’existence des paysans. Par contre, en réduisant la contribution des pratiques agroécologiques à la seule valeur du carbone séquestré, non seulement on dévalue les autres bénéfices de ces pratiques, mais on peut également créer des incitations perverses à altérer ces pratiques (et ouvrir la porte aux technologies telles que les OGM) dans l’unique but de maximiser le carbone plutôt que de valoriser les autres apports de l’agroécologie.
  • Cette initiative est inséparable de la tendance néolibérale à vouloir convertir absolument tout (la terre, l’air, la biodiversité, la culture, les gènes, le carbone, etc.) en capital, lui attribuant une valeur monétaire qui permet ensuite de négocier ces éléments sur un marché spéculatif quelconque.
  • Si la valeur actuelle - relativement faible - du carbone séquestré devait augmenter sur le marché spéculatif, cela pourrait générer une nouvelle course à l’accaparement des terre afin de s’emparer des crédits pour les puits de carbone, étant donné que la concentration des terres est un prérequis si l’on veut rendre rentables les crédits liés au puits de carbone.

Comment l’Agroécologie devrait être soutenue par les politiques publiques

  • Soutenir les programmes de formation de paysan-à-paysan gérés par les organisations paysannes
  • Soutenir les écoles de formation en agroécologie gérés par les organisations paysannes
  • Mettre fin à toutes les subventions directes et indirectes à l’agriculture industrielle
  • Bannir les OGM et tous les produits chimiques agricoles dangereux
  • Fournir des crédits à la production aux agriculteurs qui produisent de manière agroécologique
  • Réorienter les appels d’offres publics pour la fourniture d’aliments aux hôpitaux, écoles, etc., vers l’achat à un prix équitable d’aliments écologiques produits par des petits producteurs
  • Soutenir les marchés de producteurs écologiques pour la vente directe aux consommateurs
  • Transformer les cursus de formation agricoles afin de les concentrer sur l’agroécologie et la méthodologie du transfert de connaissances de paysan-à-paysan
  • Créer des incitations en vue d’établir un prix de vente équitable pour les aliments locaux produits de manière écologique
  • Etc.

Engagements de La Via Campesina

Alors que nous ne cessons d'exiger de nos gouvernements qu'ils prennent la question du changement climatique à bras-le-corps, nous nous engageons à bâtir l’agroécologie et la Souveraineté Alimentaire depuis la base. Nous nous engageons en faveur des mesures concrètes suivantes:

  1. Nous allons continuer à renforcer le mouvement pour l’agroécologie à la base afin de nous adapter aux changements climatiques en cours.
  2. Nous nous efforcerons de “garder le carbone dans le sol et dans les arbres” dans les territoires sous notre contrôle, en promouvant les pratiques agroforestières, la plantation d’arbres, la conservation de l’énergie, mais aussi en luttant contre l’accaparement des terres par les entreprises minières et les plantations industrielles.
  3. Nous allons continuer à faire pression sur les gouvernements à tous les niveaux afin qu’ils adoptent la souveraineté alimentaire comme étant la solution au changement climatique.
  4. Nous allons poursuivre la lutte contre l’inclusion de l’agriculture paysanne et de l’agroécologie dans les mécanismes des marchés du carbone.
  5. Nous allons poursuivre notre lutte pour la réforme agraire afin que la terre soit redistribuée aux paysannes et aux paysans qui pratiquent une agriculture durable et contre toute usurpation de terres.
  6. Nous allons construire un puissant mouvement qui fera entendre la voix des paysans et des paysannes et nous seront présents avec d’autres secteurs de la société civile à la conférence climatique COP-17 de Durban ainsi qu’à la Conférence de Rio +20 au Brésil. Nous y porterons le message comme quoi nous nous opposons aux fausses solutions proposées pour soi-disant lutter contre le changement climatique et nous exigerons l’adoption des Principes de Cochabamba. Nous mettrons en avant les bénéfices de l’agriculture paysanne durable et de la souveraineté alimentaire en tant que principales et réelles solutions pour lutter contre le changement climatique.

Non à l’accaparement des terres au nom du climat !

Notre carbone n’est pas à vendre !

L’agriculture paysanne n’est pas à vendre !

Les méthodes de production agroécologiques des petits paysans refroidissent la planète !

Globalisons la lutte ! Globalisons l’Espoir !


 

 

Par Rue Goudouly - Publié dans : -*- environnement
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 06:14

http://goudouly.over-blog.com/article-bientot-nous-aurons-faim-84613633.html

 

Bientôt nous aurons faim !

Bientôt nous aurons faim !

Gérard Le Puill

 

Le titre de ce livre n'a rien d'une provocation et l'auteur ne prétend nullement que les rayons de nos grandes surfaces seront vides dans les prochains mois. Mais la sélection par l'argent rend déjà difficile l'accès des populations pauvres au besoin vital de manger tous les jours. Y compris dans les pays riches.

La volatilité durable et les flambées soudaines des prix agricoles - sous l'influence des fonds spéculatifs et sur fond de laisser faire les principaux décideurs politiques de la planète - sont lourdes de menaces pour la souveraineté et la sécurité alimentaire des peuples.

L'enjeu majeur du XXIe siècle sera de nourrir une population mondiale qui va passer de 7 à 9 milliards d'habitants dans un contexte de raréfaction des superficies agricoles disponibles, de réchauffement climatique, d'assèchement de certaines nappes phréatiques, de cherté du pétrole et du gaz dont l'agriculture intensive est une grande consommatrice.

Demain il faudra produire plus en utilisant moins d'engrais, de carburants, d'eau, de pesticides. Toutes les terres agricoles devront être utilisées de manière durable en fonction de leur potentiel agronomique.

Cette agriculture de précision ne pourra plus seulement être pilotée par la main invisible du marché, elle-même motivée par la seule recherche du profit, comme l'imaginait Adam Smith au XVIIIe siècle et comme veulent encore le croire les économistes libéraux. Ce livre explique comment il est possible de produire autrement et à moindre coût.


Journaliste honoraire et spécialiste des dossiers agricoles, Gérard Le Puill collabore à plusieurs publications dont l'humanité, l'Humanité-Dimanche, l'hebdomadaire agricole La Terre, le magazine syndical Vie Nouvelle. À l'Humanité, il a obtenu le prix Artémis en 1997 pour un article sur le biotope du tétras lyre, puis le Grand prix du journalisme agricole en 1998 pour le portrait d'un vigneron.

Fiche technique

  • Reliure : Broché
  • Page : 291 p
  • Format : 21 x 15 cm
  • Poids : 399.00 g
  • ISBN : 978-2-35593-124-6
  • EAN13 : 9782355931246
  • 20,00 - 19,00 € Indisponible chez l'éditeur
Par Rue Goudouly - Publié dans : -*- copinage
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Présentation

Texte Libre




J"ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait les yeux d'outre-mer
Elle en montrait la déraison

Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de foan
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant

Les choses sont simples pour elles
Elles touchent ce qu'elles voient
Leur miracle m'est naturel
Comme descendre à contre-voie

Ces femmes d'ailleur sont des gestes
Qui supposent d'autres plafonds
Et des terrasses où l'on reste
Sans fin devant des cieux profonds

Un air en court dans leur mémoire
Contredire au palisir qu'on prend
Et dans la glace de l'armoire
Renaît un monde différent

Terrains brûlés lentes rivières
Où les vapeurs portent là-bas
Par une école buissonière
La canne à sucre et le tabac

Ou bien ce sont d'autres ecales
Dans le goudron des ports brumeux
Sous les aurores boréales
Un bateau à aube se meut

L'une dit les eaux transparentes
Les plongeurs pourpres les coraux
L'autre les barques de Sorrente
L'autre le sang roux des taureaux

Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia

En ce temps là j'atais crédule
Un mot m'atait promission
Et je prenais les campanules
Pour les fleurs de la Passion

...

A chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit
Et la plus banale romance
M'est l'aternelle pqésie

L'une s'en vient l'autre s'envole
Quatre murs un roman défunt
J'ai perdu son nom ma parole
Qu'en m'en demeure le parfum

Nous avions joué de notre âme
Un long jour une courte nuit
Puis au matin bonsoir Madame
L'amour s'achève avec la pluie

J'ai vu s'enfuir l'automobile
A travers les paupières bleues
Car le bonheur dans cette ville
N'habite que le temps qu'il pleut

Après l'amour
dans Le roman inachevé
Louis Aragon

Queda Prohibido



 

Queda prohibido

 

Queda prohibido llorar sin aprender,

levantarte un día sin saber qué hacer,

tener miedo a tus recuerdos.

Queda prohibido no sonreír a los problemas,

no luchar por lo que quieres,

abandonarlo todo por miedo,

no convertir en realidad tus sueños.

 

Queda prohibido no demostrar tu amor,

hacer que alguien pague tus dudas y mal humor.

 

Queda prohibido dejar a tus amigos,

no intentar comprender lo que vivieron juntos,

llamarles sólo cuando los necesitas.

 

Queda prohibido no ser tú ante la gente,

fingir ante las personas que no te importan,

hacerte el gracioso con tal de que te recuerden,

olvidar a toda la gente que te quiere.

 

Queda prohibido no hacer las cosas por ti mismo,

no creer en Dios y hacer tu destino,

tener miedo a la vida y a sus compromisos,

no vivir cada día como si fuera un último suspiro.

 

Queda prohibido echar a alguien de menos sin alegrarte,

olvidar sus ojos, su risa, todo

porque sus caminos han dejado de abrazarse,

olvidar su pasado y pagarlo con su presente.

 

Queda prohibido no intentar comprender a las personas,

pensar que sus vidas valen más que la tuya,

no saber que cada uno tiene su camino y su dicha.

 

Queda prohibido no crear tu historia,

dejar de dar las gracias a Dios por tu vida,

no comprender que lo que la vida te da,

también te lo quita.

 

Queda prohibido no buscar tu felicidad,

no vivir tu vida con una actitud positiva,

no pensar en que podemos ser mejores,

no sentir que sin ti este mundo no sería igual.

Pablo Neruda




















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Au fil de l'eau

 
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