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  • : Le blog de la rue Goudouly
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24 janvier 2008 4 24 /01 /janvier /2008 03:17
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Un nouveau rapport révèle les pratiques d'investissement alarmantes des groupes financiers
L'association Netwerk Vlaanderen, spécialisée dans l'étude du monde financier, lance un nouveau rapport intitulé 'Bank Secrets'. Ce dossier détaille les investissements de 12 groupes financiers dans des entreprises qui violent les droits humains fondamentaux. Les investisseurs fournissent des fonds à 13 entreprises qui vendent des armes à des dictateurs, privent les populations locales d'accès à la terre et à l'eau, collaborent avec des groupes rebelles armés et sont impliqués dans des expropriations forcées et des pollutions graves et irréversibles.
Implication des banques internationales
121 banques de 24 pays différents jouent un rôle dans le financement de ces entreprises, y compris des banques installées à Abou Dhabi, en Australie, en Belgique, au Canada, en Chine, en RDC, en France, en Allemagne, en Inde, en Indonésie, en Italie, au Japon, au Koweit, en Malaisie, sur l'Ile Maurice, aux Pays-Bas, au Pérou, à Singapour, en Afrique du Sud, en Espagne, en Suisse, à Taïwan, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et même l'institution multilatérale qu'est la Banque mondiale.

Selon Netwerk Vlaanderen, le total des prêts s'élève à un total de 13 milliards de dollars pour la période 2003 – 2007.En outre, durant la période 2004-2007, les banques ont mis en oeuvre et souscrit des émissions d'obligations pour une valeur de 28,4 milliards de dollars. Pendant la même période, les entreprises ont été soutenues dans l'émission d'actions pour une valeur totale de 14,8 milliards de dollars.
Des investisseurs complices de violations des droits humains
Même si les violations des droits humains sont bien documentées, les financiers continuent à soutenir les compagnies impliquées. Le manque de directives en matière de durabilité dans leurs politiques d'investissements leur permet de fournir des fonds à des entreprises comme AviChina, qui vend du matériel militaire à la Chine, la Birmanie et le Soudan. En raison des violations des droits humains perpétrées dans ces pays, l'Union européenne a décidé de leur imposer un embargo sur les armes. En finançant AviChina, les investisseurs nuisent à l'efficacité de cet embargo.

D'autres investissements étudiés incluent le soutien à des entreprises minières qui polluent systématiquement l'environnement. Par exemple, l'entreprise australienne Emperor Mines exploite une mine d'or et d'argent dans une zone importante au niveau écologique et culturel en Papouasie Nouvelle-Guinée. Emperor Mines déverse chaque mois 14.000 tonnes de déchets toxiques – contenant du plomb, du chrome, de l'arsenic, du cadmium, du nickel et du cuivre – dans la rivière locale, dont des milliers de personnes dépendent pour la pêche et l'agriculture à petite échelle. Ces activités n'empêchent pas plusieurs groupes financiers internationaux de premier plan de soutenir financièrement l'entreprise. Les éléments mentionnés ci-dessus ne sont que quelques exemples des pratiques détaillées dans le rapport  ‘Bank Secrets’. L'image générale est  stupéfiante et continue à provoquer des réactions enflammées du personnel et des clients des banques.

Réactions du personnel et de clients des banques
En Belgique, le rapport a été lancé en collaboration avec le principal syndicat du secteur financier. Stefaan Decock, porte-parole du syndicat, a déclaré : “Ce type d'investissements ne peut plus être toléré. Nous pensons que les institutions financières devraient tenir compte de normes importantes en matière d'environnement et de droits humains dans leurs décisions d'investissement. Nous continuons à travailler pour atteindre un minimum au niveau éthique : pas d'argent pour les dictateurs, les destructions graves de l'environnement, les armes controversées ou les violations des droits du travail.”

“Les investisseurs ne devraient pas attendre d'être rendus responsables au niveau légal pour les violations des droits humains ou des dégâts environnementaux graves. Il devraient s'assurer qu'ils ne tirent pas de profits de telles pratiques controversées. Les institutions financières disposent d'un énorme pouvoir d'action et peuvent contribuer à des changements positifs”, a déclaré Inez Louwagie de Netwerk Vlaanderen.

Lire le dossier: ‘Bank Secrets. Banks and their Alarming Investment Practices.’ (12 décembre 2007)

Et le dossier peut être téléchargé sur www.secretsbancaires.be.


BankTrack évalue les politiques internes de 45 banques internationales
 
 
 
 
mind_the_gap.gifLe réseau international d’ONG BankTrack, dont Netwerk Vlaanderen et les Amis de la Terre sont membres, publie « Mind the gap », un nouveau rapport de référence qui analyse les politiques sociales et environnementales des 45 plus grandes banques du monde. Le secteur bancaire commence à développer de nouvelles politiques de crédit traitant des aspects sociaux et environnementaux de ses activités, mais ce progrès est lent et très mal réparti. De plus, un fossé inquiétant continue de grandir entre l’adoption de politiques contraignantes d’un côté et leur intégration effective dans les pratiques bancaires. Des améliorations significatives sont nécessaires, en particulier pour les grandes banques françaises, très en retard.

Le rapport évalue les politiques de crédit de 45 grandes banques internationales selon trois critères : le contenu des politiques sectorielles, le degré de transparence et de responsabilité, et l’application de ces politiques. Parmi les résultats présentés dans le rapport, les éléments suivants sont particulièrement intéressants :

* Seules 4 banques sur 45 ont développé des politiques concernant les secteurs minier, pétrolier et gazier, et ce malgré leur impact désastreux sur l’environnement. BNP-Paribas, Crédit Agricole et Société générale n’ont en aucune ;

* 36 banques sur 45 n’ont aucune politique concernant l’agriculture (y compris le Crédit Agricole) ;

* Seule HSBC (Royaume-Uni) fait référence à la Commission Mondiale des Barrages, et elle reçoit également la meilleure note pour sa politique
sur le secteur forestier ;

* Rabobank (Pays-Bas) est la seule banque ayant une politique « correcte » pour le secteur de la pêche ;

* Aucune banque n’a développé de politique sur l’évasion fiscale et les paradis fiscaux. Seule BBVA (Espagne) mentionne qu’elle ne soutient pas
les activités reliées à l’évasion fiscale par ses clients ;

* Les engagements plus poussés, en terme de droits humains de Rabobank contrastent clairement avec les politiques souvent vagues et approximatives des autres banques.Les banques commencent à être conscientes de la nécessité d’élaborer une politique sur le climat, puisque pas moins de 31 banques sur 45 mentionnent leurs politiques ou pratiques dans ce secteur ; malheureusement, la qualité générale de ces informations est faible, manquant d’engagements de réductions des émissions induites. Enfin, 34 banques publient un rapport annuel de développement durable vérifiée par une tierce partie et remplissant les exigences de base de la Global Reporting Initiative et de son supplément pour le secteur des services financiers. La transparence et la responsabilité au niveau des financements de projets reste faible, peu de banques, y compris celles qui ont signé les Principes d’Equateur, fournissant quelque détail que ce soit sur leurs clients et leurs transactions.
« /Pris comme ensemble, « Mind the Gap » dépeint un portrait sombre de l’industrie bancaire/ », déclare Ulrike Lohr, coordonnatrice du projet pour BankTrack. « /Quelques banques montrent clairement la voie à suivre, mais elles sont encore trop nombreuses à rester loin derrière ; il est cependant encourageant que les banques soient de plus en plus conscientes de la nécessité de développer de nouvelles politiques/ ».

« /Concernant les banques françaises (BNP-Paribas, Crédit Agricole et Société générale), la longue liste de projets controversés figurant dans le rapport souligne la nécessité urgente de développer des normes sectorielles, et de les appliquer strictement/ », ajoute Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes aux Amis de la Terre. « /Ce rapport met en évidence pour la seconde fois que les banques françaises sont très en retard en terme de normes sectorielles/ ».

« /Le rapport « Mind the gap » est une référence pour mesurer les progrès des banques commerciales et d’investissement sur la voie du
développement durable. Les banques devraient prendre ce rapport comme un encouragement à améliorer rapidement leurs pratiques. Les banques peuvent en effet être des agents de changement majeurs. Au contraire, leur implication dans des projets controversés peut se retourner contre elles en terme de réputation/ », conclut Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre.

(1) Rapport disponible en cliquant ici

Un article de:
Les Amis de la Terre France
www.amisdelaterre.org

www.banktrack.org

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Published by Dominique - dans -*- goudouly
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