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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 03:49

Inédits humanite.fr

Attac à la croisée des chemins

Entre pluralisme instable et clarification idéologique, après dix ans d’existence, l’association organisait du 1er au 6 août 2008 sa première université européenne. Le regard d’une participante.

Par Sophie Heine, politologue,

chargée de recherche du FNRS, ULB,

Attac Wallonie-Bruxelles.

Correspondance particulière pour humanite.fr.


Sur le campus verdoyant de l’université allemande de Sarrebruck, s’est tenue du 1er au 6 août la première université européenne d’Attac. Pendant 5 jours, les militants des différents Attac d’Europe ont confronté leurs analyses et campagnes respectives, à travers de multiples débats et ateliers. Dix ans après la naissance d’Attac, cette université pourrait constituer un véritable tournant historique pour ce mouvement, marquant sa volonté de se concentrer désormais davantage sur les alternatives et ce dans un cadre européen.


L’obsession du "non"

En effet, ces dix dernières années, Attac a été confrontée à une critique récurrente, celle du « négativisme », de l’obsession du « non » et du manque de projet constructif.

Certes, comme l’a très bien souligné le porte-parole d’Attac-Allemagne Sven Giegold, cette objection n’a jamais été totalement fondée, puisque dès le départ Attac s’est emparée de propositions de réformes progressistes, telle que la revendication d’une taxe Tobin, intégrée dans le nom même de l’association.

Cependant, à l’instar de tous les mouvements protestataires, Attac a eu tendance à se concentrer davantage sur la critique que sur les alternatives.

Cette phase de déconstruction du discours dominant était nécessaire pour démontrer que le néolibéralisme et la globalisation néolibérale n’étaient nullement des fatalités mais des constructions politiques et idéologiques.

Comme l’ont souligné notamment Susan George et d’autres figures du mouvement présentes à l’université, c’est d’ailleurs en partie grâce à l’action d’Attac que le néolibéralisme, le capitalisme financiarisé et la mondialisation actuelle ont été fortement délégitimés.

Si ces phénomènes ne reculent pas, les politiques mises en œuvre pour les faire avancer ne peuvent plus aujourd’hui se faire au nom d’un libéralisme économique triomphant. Ainsi, en plus de son rôle déterminant dans certaines victoires sociales récentes – les deux « non » au traité constitutionnel européen et au traité de Lisbonne en sont des exemples fameux – Attac a aussi contribué à cette réussite discursive.

Toutefois, plusieurs intervenants lors de l’université n’ont pas manqué de mettre en évidence des aspects moins glorieux du mouvement : ses difficultés de recrutement dans de nombreux pays, le laborieux rajeunissement de ses membres, les sérieux déficits de démocratie dans certains pays(1), les campagnes victorieuses encore trop peu nombreuses…

Cette période difficile pour Attac reflète la crise que traverse depuis quelques années le mouvement altermondialiste en général. S’il est loin d’avoir disparu, de nombreux commentateurs se demandent si son rôle historique ne serait pas en partie épuisé(2).


De la critique aux alternatives

L’une de raisons de cette crise réside sans aucun doute dans le passage malaisé de la critique aux alternatives.

C’est pourquoi il est aujourd’hui central que les différents Attac se concentrent sur l’élaboration de propositions alternatives cohérentes à un niveau européen. Relever ce défi est indispensable pour qu’Attac puisse être, selon les termes de Susan George, une « illumination durable » dans l’histoire humaine, plutôt qu’un simple « éclair de lumière » s’estompant progressivement.

Ou pour qu’en tout cas, plus modestement, son action et son message laissent une trace réelle.

Car pour pouvoir encore convaincre de l’utilité d’Attac et du mouvement altermondialiste en général, ceux-ci ne peuvent plus se contenter d’être des censeurs mais doivent aussi devenir de véritables inspirateurs et créateurs d’alternatives crédibles et cohérentes, au-delà des propositions sectorielles. Mais passer à la construction d’alternatives globales, du « un autre monde est possible » à la définition plus précise de celui-ci, ne peut se faire sans une période de doutes.

Celle-ci semble s’être ouverte à l’université d’été. Un tiraillement y était perceptible entre une forte impression de fraternité et de proximité entre les militants et un sentiment parfois tout aussi profond de grandes tensions idéologiques entre ces mêmes militants. Attac n’étant pas un parti, ces tensions, plus idéologiques que nationales, existent depuis sa naissance.

Toutes les sensibilités de gauche y sont représentées : de la gauche la plus radicale à la social-démocratie la plus réformiste, en passant par des conceptions libertaires, écologiques et autres(3). Cette diversité n’a pas constitué un problème substantiel tant que l’association se consacrait avant tout à l’analyse critique.

Il en va autrement maintenant qu’il s’agit de penser un peu plus précisément cet autre monde dont rêvent ses membres. C’est alors que surgissent tensions et divergences.

Comme l’a relevé pendant l’université un militant clairvoyant lors d’un débat en plénière, tout l’enjeu sera de parvenir à demeurer une association plurielle tout en définissant une ligne commune relativement claire sur le plan des alternatives.


Une ligne commune claire ?

Ce pluralisme interne a fait la richesse d’Attac et du mouvement altermondialiste en général et le supprimer constituerait une perte certaine.

Mais si l’on admet que l’objectif, dans les années qui viennent, est de se profiler davantage comme un mouvement de propositions que comme une simple force de critique, il faut alors accepter qu’émerge quelque chose comme une « contre-idéologie » commune face à l’hégémonie néolibérale.

Plusieurs grandes lignes de clivages déjà existantes et qui ont scandé les débats passionnants de l’université sont selon moi susceptibles de s’affirmer dans les années qui viennent dans attac et l’altermondialisme européen en général(4). Une controverse implicite concerne tout d’abord la question du but de cette autre société à construire : quelles sont les fins que doit servir l’émancipation recherchée ?

L’objectif est-il celui, dans une optique socialiste, marxiste, ou sociale-démocrate classique, d’une société de travailleurs égaux, contrôlant démocratiquement la richesse qu’ils produisent socialement ? Ou, selon une ligne plus libertaire ou humaniste, l’horizon est-il celui d’une société d’individus autant libres qu’égaux, détenteurs de droits étendus (civils, politiques et sociaux), pouvant s’épanouir à travers le travail mais aussi de mille autres manières ?

Trancher cette question peut avoir un impact décisif sur le choix des alternatives préconisées dans des domaines précis.

Face à la « flexicurité » par exemple, faut-il défendre une société de plein-emploi et des droits sociaux liés au travail ou une société ou les droits sont attachés à la personne et non à l’emploi, par exemple grâce à de nouvelles formes de « sécurité sociale professionnelle » ou de « salaire à vie », prenant en compte les aspirations des personnes à se réaliser autrement qu’en tant que travailleurs ?

Outre cette question cruciale des objectifs, celle des réformes à mettre en œuvre pour faire advenir cette autre société est aussi fondamentale. On retrouve dans Attac le débat séculaire au sein de la gauche entre l’anti-capitalisme ou la simple opposition à un capitalisme trop sauvage. La crise économique actuelle permet de relancer ce débat : faut-il aborder cette crise comme un levier pour exiger une nouvelle régulation keynésienne du système financier international ou plutôt comme un révélateur des contradictions profondes et insolubles du système capitaliste lui-même ?

La plupart des propositions concrètes d’Attac s’inscrivent plutôt dans une conception réformiste et anti-néolibérale, que l’on pourrait qualifier de « social-keynésienne ». Un enjeu actuel est de savoir s’il faut clarifier et théoriser ce positionnement ou maintenir l’ambigüité actuelle.

Liée à cette question du contenu des réformes, on trouve celle de la stratégie politique à adopter pour les réaliser, qui nous ramène à l’opposition classique entre réformistes et révolutionnaires. Ce point ne semble pas faire l’objet de controverses intenses au sein d’Attac. S’il y a bien sûr des militants partisans de la voie révolutionnaire, cette position n’est pas majoritaire.

Attac ne rechigne nullement à faire confiance aux réformes sociales et démocratiques pour avancer vers les alternatives qu’elle préconise. C’est un point important à relever face aux nombreux observateurs prompts à dénoncer le radicalisme et le caractère révolutionnaire de l’altermondialisme. Une autre question essentielle pour les années à venir et qui fait débat au sein d’Attac est celle des impératifs écologiques : doivent-ils être mis sur le même plan que les questions sociales ou bien doivent-ils constituer la priorité sur laquelle les autres revendications doivent simplement se greffer ?

Et faut-il, pour les affronter, prôner la régulation du capitalisme ou sa suppression ? Jusqu’à présent, la dimension écologique est demeurée marginale dans les analyses et les propositions d’Attac, qui a plutôt eu tendance à aborder ce problème à l’aide d’un paradigme de régulation du capitalisme.

Une question essentielle est aujourd’hui de savoir s’il faut ou non poursuivre et avaliser cette voie. Enfin, un dernier débat primordial aujourd’hui pour le mouvement est celui de l’échelle à laquelle ces réformes doivent être promues et selon quelle conception identitaire. Ainsi, suite aux « non » français, hollandais et irlandais, la question se pose de savoir si Attac veut continuer à approfondir l’Union européenne en la réorientant dans un sens plus démocratique, social et écologique, ou si le choix sera plutôt celui d’une Europe comme confédération d’Etats-nations, avec un retour éventuel de certaines compétence au niveau de l’Etat, celui-ci étant considéré comme le seul lieu légitime pour l’exercice de la souveraineté populaire et de la justice sociale.

Jusqu’à présent, la voie fédérale semble avoir été privilégiée par la plupart des Attac d’Europe. Cette dernière se traduit par exemple par la demande dans les « 10 principes »(5) d’une élection d’une assemblée chargée de rédiger un nouveau traité, sur le schéma d’une assemblée constituante – même si le terme n’est pas employé.


L’identité européenne

Mais il semble que certains veulent modifier cette orientation, notamment par souci stratégique, estimant plus aisé de refuser toute forme d’intégration supranationale sous prétexte que l’Union européenne actuelle est néolibérale et non démocratique.

Cela se ferait pourtant au risque de se priver de tout moyen d’action possible dans un monde dont les bases matérielles sont clairement européanisées et, de plus en plus, mondialisées. Par ailleurs, si la voie pro-européenne est confirmée dans la contre-idéologie altermondialiste à construire, une autre question se posera – et se pose déjà : faut-il accompagner ce positionnement pro-européen d’une forme d’europatriotisme ?

Faut-il insister sur la spécificité de l’identité européenne, sur les réalisations positives de l’Europe dans le passé et sur ses actions potentiellement positives dans le futur, ce qui permettrait de justifier une action européenne politique, économique, et peut-être même militaire, plus forte sur le plan international ?

Ou faut-il au contraire s’engager sur le chemin du cosmopolitisme, inspiré d’une méfiance envers toutes les formes de patriotismes (nationaux ou européens) et élaborant à la place une conscience mondiale partagée ?

Un tel cosmopolitisme ne permettrait-il pas aux citoyens du monde entier de se sentir appartenir à la même communauté humaine et ne les inciterait-il pas à participer à des luttes communes pour élaborer un monde meilleur ? Pour une association « altermondialiste » comme Attac, la réponse cosmopolite devrait être évidente.

Pourtant, comme l’ont illustré certains débats de l’université sur le rôle pour l’Europe dans le monde, l’europatriotisme est tout aussi présent à l’intérieur de l’association. Cette question capitale ne sera pas facile à trancher.

L’europatriotisme pourrait sembler la voie la plus simple pour mobiliser les citoyens européens dans le combat pour une Europe plus juste. Certains pourraient même l’envisager comme un moyen de rallier à la cause d’Attac certaines franges sociales supérieures de la société, déjà de plus en plus séduites par les discours de défense de l’identité et des intérêts européens face au reste du monde et en particulier aux nouveaux géants tels que la Chine et l’Inde.

Pourtant, l’histoire montre que ce type de stratégie sert rarement les courants les plus critiques. L’insistance sur l’identité collective, à travers le nationalisme ou le supranationalisme, permet trop facilement de voiler les contradictions de classe internes à toute société et de justifier toutes les formes d’oppression ou d’exploitation des personnes considérées comme des étrangers.

Toutes ces questions, et bien d’autres encore, sont apparues lors des multiples débats de l’université parce que celle-ci visait explicitement à approfondir les alternatives. Attac se trouve donc, une nouvelle fois, à la croisée des chemins.

Si elle veut que son message soit une « illumination durable » dans l’histoire des mouvements progressistes, elle doit relever avec succès le défi des alternatives et de l’européanisation, sans pour autant renoncer à son impulsion cosmopolite.


Sophie Heine, Attac Wallonie-Bruxelles

Politologue,chargée de recherche du FNRS, ULB


(1) Pour une analyse de la crise interne à Attac France, voir : Raphael Wintrebert, Attac, la politique autrement ? : Enquête sur l’histoire et la crise d’une organisation militante, La découverte, 2007

(2) Voir par exemple : Eddy Fougier, « Où en est le mouvement altermondialiste : réflexions sur l’essoufflement », La Vie des Idées, 3 mars2008, http://www.laviedesidees.fr/Ou-en-est-le-mouvement.html ; « Le forum social se disperse », Politis , 17 janvier 2007 ; Eric Agrikoliansky, « L’altermondialisme en temps de crise. Réflexions sur un déclin annoncé », Mouvements, 2007/2, N° 50. Pour une vision plus optimiste, voir : Geoffrey Pleyers, « l’altermondialisme : essoufflement ou reconfiguration ? », La vie des idées, 21 mars 2008

(3) Dominique Reynié (Ed.), L’extrême gauche, moribonde ou renaissante ?, Pesses Universitaires de France, 2007, p 169

(4) Pour une analyse approfondie de l’idéologie d’Attac sur les questions européennes, voir ma récente thèse de doctorat : Sophie Heine, Les résistances à l’intégration européenne en France et en Allemagne : Une analyse des idéologies sous-tendant les critiques de gauche contre le Traité constitutionnel européen, défendue à l’Université Libre de Bruxelles le 5 mars 2008, sous la direction de Paul Magnette

(5) « Les 10 principes des Attac d’Europe pour un traité démocratique » (adopté par les Attac d’Europe), site d’Attac France, http://www.france.attac.org/spip.php ?article6935#outil_sommaire_0


A COMPLETER PAR :

L'altermondialiste des villes, l'altermondialiste des champs

Le mouvement altermondialiste est en phase de subir une mutation, encore trop peu perceptible, ayant une probabilité d’engendrer en son sein une forte démarcation entre deux espaces de vie et de revendications qui se voudront inconciliables. Une division politico-sociale qui se dessine au sein de la multitude anti-libérale partage « altermondialistes des villes » et « altermondialistes des champs ».

Les troupes hétérogènes du « mouvement citoyen mondial » (sorte de nouvelle Internationale), qui semblent rechercher un second souffle militant après l’emballement populaire et médiatique des années 90, s’accordent dans leur ensemble sur quelques points généraux comme – rapidement - condamner l’économie libérale, les atteintes écologiques, les multiples inégalités et la pauvreté que subit une large part de la population mondiale, continuant en cela les luttes sociales classiques des époques précédentes.

La machine à rêve d’un autre lien social utopique (« un autre monde »), créatrice d’un nouvel espoir (via le « néomilitant » et son « néocorpus »), d’échanges équitables et solidaires (adaptés toutefois au capitalisme) et de placements éthiques (dits « charitables » dans un autre temps), semble s’intégrer davantage dans les structures politiques traditionnelles que dans un large mouvement alternatif réel, qui serait capable de renverser le rapport de force économique et social actuel (où la fortune des deux cents individus les plus riches de la planètes égale le revenu de plus de deux milliards des plus pauvres).

Un monde sépare les stratégies et les projets de société future des altermondialistes « light » et des révolutionnaires. Les adeptes d’un Etat régulateur-correcteur-redistributeur n’ont que peu à voir avec ceux qui prônent une société autogérée de type conseil ouvrier ou anarchiste. Au-delà de la croyance naïve et du mythe unitaire d’une démarche collective, de coopération et d’entraide, c’est au contraire dans la complexité des luttes entre et dans les organisations divisées (réseaux) que s’inscrivent ces phénomènes sociaux.

C’est dans une démarche d’espérance à caractère religieux (« grand soir ») que se construit le nouvel adepte de la société alternative équitable (avec son credo, son catéchisme, son autel, ses dogmes, ses prêtres, ses fidèles, ses communiants, ses pécheurs, ses infidèles, ses hérétiques, ses excommuniés, ses sacrifices…). Le malaise concret a pris la place des révoltes floues, les impuissances globales, celle des victoires partielles. Les programmes clés en main et les nouvelles avant-gardes trouveront toujours un « désir d’humanité » chez leurs clients.

Le mouvement altermondialiste a changé et il est en passe de se positionner sur la base d’intérêts divergeant au sein même de sa galaxie, au-delà des considérations idéologiques évoquées ci-dessus.

La sociologie urbaine et la démographie nous apprennent qu’aujourd’hui plus de la moitié de l’humanité est citadine et qu’aux alentours de 2020 plus de deux milliards de personnes vivront dans des taudis ou des bidonvilles (selon le Programme des Nations unies pour le développement). Les militants altermondialistes n’ayant pas de lieux spécifiques d’habitat -contrairement à certaines couches de la population qui s’agencent, par volonté ou défaut, dans de multiples zones spécifiques (intégrées ou exclues)- ils se répartissent (et se répartiront comme d’autres strates sociales mouvantes) inégalement, tant dans les centres ville et leurs banlieues que hors zone, à la périphérie de cet espace complexe.

Entre les cités de verre futuristes riches et les cités de carton des non-zones pauvres, les logiques de vie et de survie, d’emploi et de sous-emploi, d’économies légales et parallèles, de zones propres ou polluées, risquent de rendre inconcevable un intérêt général, une communauté de sentiment et de raison. Au sein de ces tissus sociaux si différenciés, les combats des « altermondialistes des villes » risquent de ne pas s’accorder avec les choix et les projets des « altermondialistes des champs ». L’altermondialisme « soft » (bobo) actuel n’a que peu de rapport avec celui, « hard », du Black Block. Un communautarisme d’altermondialistes antagonistes de classe ou identitaire risque d’avoir raison dans les années à venir de l’internationalisme égalitaire affiché aujourd’hui. Mais n’est-ce pas déjà le cas ?

 

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Published by Dominique - dans -*- associations
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