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  • : Le blog de la rue Goudouly
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  • : Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.
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En campagne

17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 03:45



Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d’amour
J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au coeur


Pour l'écouter Version Noir Désir c'est ici



La chanson « Le temps des cerises » est née de l’association du chansonnier et révolutionnaire JB Clément et d ‘Antoine Renard. Ce dernier mit en musique ce poème écrit un an auparavant en 1866. Cette chanson fut dédicacée à postériori, à son retour d’exil en 1882 à « la vaillante citoyenne Louise, l’ambulancière de la rue Fontaine-au-Roi, le dimanche 28 mai 1871 ». En effet JB Clément fut incontestablement un des grands acteurs de la Commune de Paris, et il se trouvait ce jour là sur la dernière des barricades avec Eugène Varlin et Charles Ferré, ainsi que Louise Michel « la vierge rouge de la Commune ». Varlin et Ferré furent tous deux plus tard fusillés. Clément a exercé de grandes responsabilités sous la Commune avec une ardeur toute révolutionnaire.
Il avait été incarcéré plus tôt dans sa vie dans les prisons impériales de Napoléon III, notamment en raison d’attaques de ce type contre le pouvoir en place : « A bas les exploiteurs ! A bas les despotes ! A bas les frontières ! A bas les conquérants ! A bas la guerre ! Et vive l’égalité sociale ! ».
Ses engagements lui imposeront plus de 8 années d’exil, il fut condamné à mort par contumace en 1874, amnistié en 1879 et rentra finalement à Paris en 1880. Délégué à la Propagande par la Fédération des Travailleurs Socialistes, il parcourt la province et constate les conditions de vie des ouvriers encore dégradées depuis 1871; chômage, bas salaires, règlements draconiens, gosses mourant de faim... Infatigable organisateur de réunions et grand propagandiste, créateur de dizaines de syndicats et de cercles d’études politiques, il rédige quasiment seul le journal « L’émancipation » devenu « L’émancipateur » en 1891. Il fonde également, notamment, la Fédération Socialiste des Ardennes, et meurt, épuisé par toute une vie de luttes et de combats politiques le 23 juin 1903 à l’âge de 66 ans.

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Published by Goudouly - dans -*- goudouly
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