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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 03:33


Les salaires de millions de personnes menacés par la crise en 2009

selon le BIT

La crise économique mondiale devrait déboucher sur de douloureuses coupes dans les salaires de millions de travailleurs dans le monde l'an prochain, selon un nouveau rapport publié mardi par le Bureau international du Travail (BIT).

«Pour les 1,5 milliard de salariés dans le monde, des temps difficiles sont à venir», déclare le directeur général Juan Somavia. «Une croissance économique faible, voire négative, combinée à des prix alimentaires et énergétiques hautement volatiles, va amputer les salaires réels de nombreux travailleurs, en particulier les bas salaires et les ménages les plus pauvres. Les classes moyennes seront également sérieusement affectées».

Le rapport, intitulé «Rapport mondial sur les salaires 2008/09», prévient que les tensions sur les salaires sont susceptibles de s'intensifier.

En s'appuyant sur les derniers chiffres de croissance du Fonds monétaire international (FMI), le BIT prévoit que la croissance mondiale des salaires réels atteindra au mieux 1,1% en 2009, comparé à 1,7% en 2008, mais les salaires devraient décliner dans un grand nombre de pays, y compris dans les principales économies. De manière générale, la croissance des salaires dans les pays industrialisés devrait baisser, de 0,8% en 2008 à -0,5% en 2009.

Le rapport du BIT montre que cette sombre perspective se profile après une décennie pendant laquelle les salaires n'ont pas progressé au même rythme que la croissance économique.

Selon le rapport, entre 1995 et 2007, chaque point de pourcentage supplémentaire de croissance annuelle du PIB par tête s'est traduit, en moyenne, par 0,75% de hausse de la croissance annuelle des salaires. Il en résulte que, dans près des trois quarts des pays dans le monde, la part des revenus du travail dans le PIB a décliné.

Alors que l'inflation était faible et que l'économie mondiale progressait à un rythme annuel de 4% entre 2001 et 2007, la croissance salariale est restée à la traîne, augmentant de moins de 2% par an dans la moitié des pays dans le monde, indique le rapport.

De grandes différences régionales sont observées. La croissance des salaires réels était d'environ 1% par an ou moins dans la plupart des pays développés et d'Amérique latine, mais atteignait 10% ou plus en Chine, en Russie et dans nombre d'autres pays en transition.

Le rapport montre aussi que, depuis 1995, l'inégalité entre les salaires les plus bas et les plus élevés a augmenté dans plus de deux tiers des pays étudiés, atteignant souvent des niveaux difficilement tenables socialement. Parmi les pays développés, l'Allemagne, la Pologne et les Etats-Unis figurent parmi les pays où le fossé entre les salaires les plus élevés et les salaires les plus bas a augmenté le plus rapidement. Dans d'autres régions, les inégalités ont aussi augmenté brusquement, particulièrement en Argentine, en Chine et en Thaïlande.

Certains des pays qui ont réussi à réduire les inégalités salariales comprennent la France et l'Espagne, ainsi que le Brésil et l'Indonésie, bien que dans ces deux derniers pays les inégalités demeurent à un niveau élevé.

L'écart de rémunération entre hommes et femmes est toujours grand et ne se réduit que très lentement. Bien que 80% des pays pour lesquels nous disposons de données aient connu une hausse du ratio entre les salaires moyens des femmes et ceux des hommes, la taille du changement est minime et, dans certains cas, négligeable. Dans la majorité des pays, les salaires des femmes représentent en moyenne entre 70 et 90% des salaires masculins, mais il n'est pas rare de trouver des ratios beaucoup plus bas dans d'autres régions du monde, particulièrement en Asie.



La crise financière pourrait entraîner 20 millions de chômeurs de plus dans le monde

selon le BIT

Le directeur général du BIT,  Juan Somavia.


La crise financière mondiale pourrait entraîner une augmentation de 20 millions de chômeurs dans le monde, leur nombre passant de 190 millions en 2007 à 210 millions à la fin 2009, a déclaré lundi le directeur-général du Bureau international du travail (BIT), Juan Somavia.

« Nous avons besoin de mesures gouvernementales rapides et coordonnées pour empêcher une crise sociale qui pourrait être sévère, durable et mondiale », a ajouté M. Somavia. Il a précisé que les estimations du BIT étaient basées sur les estimations révisées de la croissance mondiale par le Fonds monétaire international (FMI), l'ONU et des indications sur une augmentation du nombre de chômeurs dans la plupart des pays où les données sont disponibles.

Selon le directeur-général du BIT, « le nombre de travailleurs pauvres vivant avec moins d'un dollar par jour pourrait augmenter de 40 millions, et le nombre de ceux vivant avec moins de deux dollars par jour de plus de 100 millions ».

La crise actuelle devrait toucher durement des secteurs tels que la construction, l'automobile, le tourisme, la finance, les services et l'immobilier. Selon M. Somavia, les nouvelles projections « pourraient être sous-estimées si les effets de la contraction économique actuelle et la récession qui menace ne sont pas rapidement traités ».

« Il ne s'agit pas simplement d'une crise à Wall Street, cela concerne aussi Monsieur tout le monde. Nous avons besoin d'un plan de sauvetage économique pour les salariés et l'économie réelle, avec des politiques et des règlementations qui assurent des emplois décents. Nous devons lier une meilleure productivité aux salaires et à la croissance de l'emploi », a ajouté M. Somavia.

Selon lui, « protéger et promouvoir des entreprises durables et des opportunités de travail décent doivent être au cœur du Sommet sur la crise financière récemment annoncé par les présidents Bush et Sarkozy », a-t-il ajouté. « Nous devons retourner à la fonction basique de la finance, qui est de promouvoir l'économie réelle, de prêter de l'argent afin que les entrepreneurs puissent investir, innover, produire des emplois, des biens et des services », a-t-il dit.

Selon le directeur-général du BIT, « il est temps de penser et d'agir avec audace et imagination pour affronter les énormes défis devant nous, particulièrement pour les Nations Unies », en référence à la réunion le week-end prochain du Conseil des chefs de secrétariat des Nations Unies (CEB) présidé par le Secrétaire général, Ban Ki-moon.

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Published by Goudouly - dans -*- politique
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