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En campagne

16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 03:30


UNE LETTRE OUVERTE DEPUIS LA TERRE

Accablés par l’angoisse de ces derniers 100 jours passés depuis, ce que l’ on appelle “La crise des Producteurs de la Campagne” (Crisis del Campo), et avec l’esprit de ne pas continuer dans ce chemin d’affrontements suicidaires, le GRR s’ adresse à tous ceux citoyens se sentant pris en otages par un conflit que les dépasse et que les a mis dans l’ alternative de choisir pour trouver un “coupable” ou prendre (ou créer) parti. On vous propose de partager une reflexión qui nous aide, non seulement a comprendre le présent, sinon spécialement, a prendre conscience du futur immédiat.

Les évidences techniques des dernières décades signalent qu'au rythme de la présente croissance de l’agriculture, dans à peine une seule génération NOUS RESTERONS SANS TERRES PRODUCTIVES AGRICOLES, c’est à dire, avec des sols INCAPABLES DE CONTINNUER A PRODUIRE DES ALIMENTES EN QUALITÉ ET QUANTITÉ POUR NOTRE PEUPLE. Malgré les chiffres des entreprises d’agrobussines et le gouvernement national, on nous propose ce chemin comme une opportunité historique, ce qu ils ne nous disent pas, au beau milieu d’ une crise qui cache un nouveau dessin des “dépendances” argentines des marchés globaux, ce que cette croissance est fortement soutenue avec la FERTILITÉ des terres agricoles argentines.

Un des problèmes les plus diffíciles a comprendre par les citoyens est de “voir” le sol, c’est à dire, la terre apte pour la production agricole comme un écosystème. Quand on parle d’écosystème on imagine, immédiatement, une foret.

Dans la Patagonie, par exemple, la nature es cherchée dans las Réserves Naturelles (Parques Nacionales), dans les forets qui entourent les grands lacs, comme si la steppe avec ses “coirones” et “neneos” (spécimens végétaux locaux), était non relevante. Il est difficile par fois de démontrer que un pâturage (pastizal) est un écosystème, même s’il s’agit du paysage le plus connu par l immense majorité des argentins. Une foret, au contraire, est perçue sans effort, par le commun des gens, comme un écosystème. Souligner CECI est très important, parce que ce qui porte atteinte contre la “foret”, a “l’être” de la foret perçu comme un écosystème par la population, est rapidement identifié comme une menace contre le patrimoine a tous. Face au développement de “la frontière” agricole, beaucoup d’habitants urbains “sentent” qu il est en train de détruire “ses” forets au Chaco (province et région argentine), et que l’on détruit “ses” propres écosystèmes.

Au reconnaître la foret comme écosystème, il nous “fait mal” sa destruction, “il nous fait mal” la coupure d’un “quebracho” ou d’un “algarrobo” (encore des spécimens végétaux locaux) Le citoyen du commun, en général, perçoit la foret comme un patrimoine propre et collectif. Mais non comme une propriété mesquine, sinon comme un bien social et commun a tous et par conséquence, on expérimente le déboisement comme une chose amorale et delictive.

A vrai dire, la terre agricole (le sol), pareil qu une foret, est un écosystème avec des éléments “vivants” et “inertes”, avec des flux de matière et énergie, avec des milliers de petits étres vivants producteurs et consommateurs, avec des strates, de la biodiversité, avec de la richesse: on pourrait résumer avec une analogie “la terre ou sol es un cas particulier de foret” (écosystème)
Il est facile de voir les effets d’une fumigation, une bulldozer ou une tronçonneuse sur la foret, mais il n’est pas facile de voir les dégâts que l’agriculture produit dans la terre, tout simplement parce que nous ne pouvons pas les apercevoir, on ne peut pas le voir à l’œil nu.

Il est facile alors, percevoir le déboisement, mais il n’est pas de même pour la perte de la diversité biologique de la terre agricole. On peut comprendre que le déboisement est une “perte d’habitat” pour les spécimens sauvages, et on se met tristes quand disparaissent les “yaguaretes” et les “tatus carreta” (animaux de la région). Avec ces mammifères, par ressemblance avec nous ou de par leur aspect sympathique ou attendrissant, on peut se connecter plus facilement. Mais il nous résulte presque impossible de comprendre l’importance que les microorganismes de la terre ou acuatiques ou les insectes ont pour notre vie. Par fois ils nous résultent désagréables, parce qu’on ne connaît pas les bénéfices qu ils nous apportent. Continuant notre analogie de la terre et le bois, on peut affirmer que l’ agriculture industrielle en réalité est en train de produire une “perte d’habitat” pour les organismes de la terre agricole, les quels a leur tour, sont les chargés de la produire. Si les organismes que la “fabriquent” disparaissent, nous tiendrons terres beaucoup plus pauvres. Nous perdrons l’écosystème, parce que perdrons les organismes qui l’engendrent.

Si nous comprenons que la terre est un “système vivant” par conséquent nous allons expérimenter la perte des verres de terre, comme un crime.

Quand nous nous manifestons à faveur de “sauver les baleines”, on devrait réclamer encore plus: “sauver les verres de terre” ou “sauvons les microorganismes du sol”. Si nous pouvons comprendre la coupe de “quebrachos” est une activité d extraction quasi “minière”, alors nous comprendrons aussi, que la dévastatrice extraction du phosphore et de substances nourricières, avec la silencieuse mais implacable dévastation de la vie contenue dans les sols, est également nuisantes pour la terre, tel comme le sont les mines de “La Lumbrera”* en Catamarca ou celles qui menacent mettre en marche dans le Nord West argentin et la Cordillère des Andes.

Si nos comprenons les “services de l’environnement” qui nous donne le bois, tels comme la production d oxygène, l’adoucissement du climat et des inondations, la conservation de la biodiversité, la rétention du carbone, la production d’aliments, fibres et d autres biens, etc., etc.; nous pourrons comprendre aussi, les “services d’ environnement” qui nous offre la terre, dans les mêmes termes.

C’est à dire, l’idée de déboiser l’Amazonie nous produit peur, en partie parce qu’il existe une certaine idée que la planète entière dépends de masses des bois comme la foret amazonienne. L’humanité serait en grand danger si le déboisement de l’ Amazonie avançait, tel comme indiquent les intentions progressistes de l’actuel gouvernement brésilien..
Mais la terre agricole, comme écosystème qui se dégrade rapidement, devrait nous produire la même ou majeur commotion. L’humanité est en grave danger si l’on perd les caractéristiques de l’écosystème des sols.

*mine à ciel ouvert, ayant entraîné de nombreuses mobilisations populaires pour sa fermeture.
La fertilisation chimique n’est jamais, un substitut de la foret perdue. Détruire l’ “ECOSYSTEME SOL”, résulte aussi nocif pour l’humanité, comme détruire l’ “ECOSYSTEME DE LA JUNGLE AMAZONIENNE”.

Cette vision, que l’on propose, des thèmes ruraux, nous exemptue de continuer les argumentations du Système de Marché, c’est à dire, des explications économiques habituelles. Seulement avec les explications économiques, ce n'est pas suffisant pour prendre conscience du grave danger dans le quel se trouve notre société. Les explications et disputes économiques actuelles sont incomplètes de par elles-mêmes, parce que les statistiques ni les succès de la bourse de commerce montrent ces conséquences. N’offrent, non plus, d’issue, puis visent la seule obtention des rentes. Ce système de production manqué de tout avenir. Les temps de la nature, les temps biologiques de l’écosystème de la terre agricole, n’ont rien a voir avec les temps des “agrobussines”, temps chaque fois plus courts de production au dépends des écosystèmes agricoles et de l’abus irrationnel de l’énergie. Les temps écologiques, ne s’ajustent non plus, aux temps politiques, contraints toujours par las futures élections, incapables de produire des projets nationaux, aveuglés pour les mythes de la croissance sans limites...
Peut être, puisse nos donner la compreensión pour pouvoir lire l’avenir, de comprendre ce qui se passe dans un simple pot a fleurs que nos avons dans notre balcon ; et que, de par le manque de soins, sa terre s’entasse irrémédiablement.

Avec les logiques du marché nous continuerons à naufrager dans un tourbillon de vieilles discussions retoriques. Il faut s’éloigner des discours qui appellent à la “nouvelle droite”, a la “nouvelle gauche” et a n’importe quel essai de faire toujours la même chose, même s’il nous arrive avec un déguisement “vert” (écologique).

Il faut se préparer au futur SANS CROISSANCE ECONOMIQUE, et avec développements humains conformes aux logiques de l’écosystème. Il est impératif de commencer à penser en thermes d une économie a l’échelle locale, de récupérer l’Etat et la Souveraineté Alimentaire a partir des municipalités. Nos devons nous préparer pour confronter un futur sans pétrole, et en particulier, une agriculture sans apports chimiques, régie par LES LOIS ET LES TEMPS DE LA NATURE. Nous savons que CECI est possible et aussi nous savons qu'il s’agit de l’alternative pour que les générations à venir puissent avoir la possibilité d’une vie digne. Il va dans ce sens, que nous devons défendre l’idée que le DECROISSEMENT ECONOMIQUE est: l'avenir et la vie possible, et que ce que l’on nous propose n’a pas d’avenir. Récupérons la valeur d’utilisation de l’écosystème terre et les biens que nous obtiendrons de cet écosystème, abandonnant la valeur de change, imposé par la globalisation économique du capital, que seul mesure les gains en tonnes destinées aux marches anonymes et insatiables. Attribuons de nouveaux contenus philosophiques au mot “valeur”. Il sera, en tout cas, la “valeur de l écosystème du quel on fait parti”, non seulement comme une simple extension de la “valeur de la vie”, dans sons sens ontologique, sinon comme “valeur” de survie de l’espèce humaine, en inévitable inter-dépendance écologique avec la terre. CECI n’a pas de prix. Ou peut être, celui ci soit, le prix de notre futur.

SOUVENONS NOUS QUE LE SOL EST LE PATRIMOINE DE TOUS, AUSSI DE CEUX QUI NE SONT PAS ENCORE NÉS.
IL NE S’AGIT PAS D’UN RECOURS POUR ETRE EXPLOITÉ POUR ACCROITRE LA PRODUCTIVITÉ DES TERRES ET CONCENTRATION DE REVENUS.

 
GRR Grupo de Reflexión Rural
www.grr.org.ar juin 2008

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Published by Goudouly - dans -*- environnement
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