Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Vous Êtes Arrivé

  • : Le blog de la rue Goudouly
  • : Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.
  • Contact

Pour le plaisir

Recherche

Mémoire Classée

En campagne

6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 03:31


La démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas !

 

 

L’autre jeudi avec les « potos » de l’entreprise nous nous sommes réchauffé le cœur au milieu de la multitude des manifestants, et c’était bon.

 

On a chanté, on a parlé de la boite, de nos salaires et donc de politique.

Et puis on se questionnait ce qui fait qu’on en est là.

De manière assez unanime nous avons constaté que notre démocratie fout le camp.

Elle fout le camp avec des exemples visibles tel notre prince qui décide de muter des responsables administratifs sous prétexte de quelques sifflets ou d’invasion de jardins amis.

 

Elle fout le camp surtout parce que nous laissons faire cela.

 

Donc elle fout le camp car nous n’utilisons pas notre démocratie, parce que nous la défendons peu, parce que le principe républicain de délégation de pouvoir ne nous convoque que de manière régulière aux urnes et laisse dans les mains des politiques la gestion intermédiaire.

 

J’aime bien cette dernière phrase.

 

Et après vous dites vous ?

Elle est bien mignonne avec ses grandes phrases, mais qu’en fait-on ?

 

Rien ne nous empêche d’aller dans les conseils municipaux, par exemple.

Et par expérience, je peux vous dire que les élus ne disent pas la même chose lorsqu’ils sont seuls que quand il y a du monde.

 

Seuls ils s’arrangent entre eux. Avec public ils font le spectacle…il faut bien se retrouver son siège et montrer qu’ « on » est le plus fort.

 

Quand les citoyens interpellent les élus, ces derniers restent d’abord prudents, ils invoquent le fait que les urnes ont parlé, qu’ils ne sont pas au service de quelques uns, surtout minoritaires. Ca ne les empêche pas d’arrangement particulier en coulisse.

 

Monter des associations de citoyens est aussi une bonne méthode pour peser sur le débat public.

Et puis les citoyens vigilants d’aujourd’hui sont peut être les élus de demain.

 

Ah mais je les entends déjà les élus d’aujourd’hui qui refusent de perdre leurs places : « vous ne savez pas ce que vous dite ma petite dame, c’est pas facile de diriger une commune » (je ne vous parle même pas d’un pays).

Et ils y sont arrivés comment à leurs places si chèrement défendues ?

 

D’ailleurs à les voir évoluer, on se rend bien compte qu’ils passent plus de temps à défendre leur place, à penser à leur propre reproduction, qu’à réfléchir à l’avenir de la cité ou de la nation.

C’est aussi pourquoi les électeurs s’éloignent toujours plus des urnes.

 

Sauf quand il y a un véritable enjeu.

Remember le traité constitutionnel refusé majoritairement pas les français et réintroduit par les politiques de (presque) tous bords.

 

Les associations, les clubs de citoyens, la prise de parole publique, le travail acharné pour se tenir informé de la réalité de gestion d’une commune, la demande auprès des élus de transmettre les éléments de cette gestion en toute transparence, le refus de l’obscurantisme et des magouilles d’arrière salle, voilà des pistes de prise en compte de la démocratie par les citoyens à d’autre moments que lors des scrutins.

 

Si nous faisions autre chose que d’en parler, ils ne feraient pas ce qu’ils veulent. Ils ne nous raconteraient pas des choses erronées. Ils géreraient dans l’intérêt des contribuables, car n’oubliez jamais que nous payons, et c’est normal, et ils gèrent notre argent. Nous avons un sérieux mot à dire sur l’utilisation de notre argent.

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

Partager cet article
Repost0

commentaires