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En campagne

20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 03:45


 

Sacré pognon !

 

Le fric, le flouze, l’oseille, la braise, le grisbi…il nous obsède, qu’on en ait ou bien qu’on n’en ait pas.

Qu’on on en a c’est où le placer pour qu’il rapporte plus, sans en perdre qui importe…j’en connais quelques unes qui doivent pas faire les malines en ce moment et qui doivent serrer les miches.

 

Par contre j’en connais beaucoup qui ne font pas les malines et de plus en plus souvent car les fins de mois se rapprochent toujours plus vite et on retrouve une période que l’on pensait révolue, surtout en Europe, période où le manque refait son apparition.

 

Sacré pognon.
J’ai écrit ce titre avant le texte. Souvent c’est le contraire qui se produit. Presque toujours.

Le mot sacré s’est imposé.

Il y a de l’essentiel dans ce terme, de l’inaccessible, du révérenciel, qu’il prenne sa source dans le mythologique, le religieux ou l’idéologique.

Donc sacré.

 

ON nous a mis le pognon au dessus de tout, ON l’a érigé en un dieu, en quelque chose d’essentiel, d’incontournable.

C’est l’argent qui a un sens, une valeur et non pas l’objet auquel il permet d’accéder, à l’échange qu’il permet.

 

Echange.

Voilà l’origine de la relation.

Echange des coutumes, des biens, des savoirs, des connaissances, des espaces, c’est l’origine du commerce.

Cet échange, pour rester dans un contexte idyllique, relié à une occupation du sol moins dense que de nos jours, rendait la circulation et donc les échanges plus limités géographiquement et plus éthique humainement.

Cet état général n’empêchait pas la diffusion dans de lointaines contrées et quelques opérations malhonnêtes. Il y a toujours des tricheurs et la cupidité fait bien partie de ce monde. Comme l’altruisme.

Nous rendons nous bien compte que cet échange que je qualifierais d’originel, mais cette expression n’est pas très juste, se perd ou s’est perdue.

L’argent est devenu le seul objectif.

Ainsi la valeur de l’échange, la valeur du travail tend à disparaître.


C’est marrant que je parle du travail à cet endroit.

Si l’on revient aux quelques notions d’économie qu’il me reste de lointaines études, la création de la valeur ne peut se faire que par la production de biens à travers le travail.

Pour synthétiser l’argent ne vient pas de la lune.

 

Ah mais bien sûr, je me trompe.

La période actuelle montre tout le contraire.
L’homme, (car la femme moins souvent) s’est cru libéré de cette contrainte économique.

A grands renforts de doctes économistes il nous a été expliqué que la création monétaire pouvait se faire in extenso.

Vous avez compris le reste.

ILS nous ont mis dans la merde jusqu’au cou.
ILS ont pris l’oseille et se sont tiré nous laissant la dette.
Un peu comme pour les pays du tiers monde.

ON les endette, ON met en place un service de la dette qui court sur des siècles et ON laisse son compte bancaire se remplir sans grande difficulté. Enfin si difficulté il y a ON crée une bonne guerre, ON change de dictateur et roule ma poule.

Tout ça aux frais de la société.

C'est-à-dire de toi, de moi pauvre cruche.

 

Ils nous laissent la dette disais-je, un peu énervée.

Et oui.
Les Etats refinancent les entreprises financières pour que le système ne s’effondre pas, en promettant que le remboursement aura lieu.

Y a qu’à voir, ils viennent de balancer quelques millions d’€uros pour les entreprises automobiles en leur demandant de jurer cracher qu’ils ne se serviraient pas sur la bête, ils ont juré craché…et dans la foulée ils licencient à coup de centaines de salariés.

Ben c’est la crise ma p’tit dame.
Je ne sais pas si je vivrais assez vieille, ni mes enfants, pour voir le dernier sous rentrer dans les caisses de l’Etat, ni même le premier sur les sommes soit disant prêtées..

 

Je suis un tantinet dégoûtée.

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

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Published by Aurore - dans -*- Billets
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