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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 03:20



Le travail

 

En avoir ou pas vous change la vie !

Mais pas toujours dans le sens de ce que l’on pense.

 

Mais avant d’aller plus loin penchons nous sur le mot travail et ses différentes racines, en partant du latin "tripalium" qui désigne un instrument de torture. Il montre l'effort, l'application nécessaire pour faire quelque chose ou par extension le résultat de cet effort. En poursuivant sur la racine latine le terme italien "lavoro" (labeur) qui vient de "labor" en latin qui signifie fatigue, peine, débouchant sur alors sur « laborieux ». Le terme anglo-saxon "work"  vient d'une racine indo-européenne que l'on retrouve dans le grec ργον',  avec l'idée de faire, d'accomplir quelque chose. Le travail est ce qui lie un effort où l'on peut s'épuiser ou souffrir à un résultat positif.

Pour ne pas trop se perdre dans les définitions je voudrais prendre toutefois un dernier exemple de l’utilisation du mot travail dans une définition associée aux femmes. Je suis tout de même concernée avec trois naissances au compteur. Lors des accouchements il est dit qu’une femme « travaille ». On retrouve ici le sens premier du mot travail dans son contexte de souffrance ou de pénibilité, avec toutefois un côté religieux dans le fait de la délivrance à venir et de la joie dans la douleur.

On peut voir dans ce contexte tout le poids des valeurs et des traditions.

Pour s’éloigner des sens premiers il faut aussi aborder la question de la rémunération…où l’on se rend compte que la valeur travail n’est pas assimilée à un salaire, c’est l’emploi qui est rémunéré systématiquement.

Ce qui ne veut pas dire qu’un travail ne doit pas être rémunéré, puisque l’adage dit : « tout travail mérite salaire ». Cela renvoie aussi au salaire qui n’est pas toujours une rémunération…mais passons.

La valorisation du travail, des temps les plus anciens à nos jours, a eu différents sens : d’un facteur de production à une définition de l’essence même de l’homme, il est à noter que le travail peut être aussi un système de distribution des revenus, des droits et des productions.

Nous voilà rendu à l’essence même de notre propos : le travail comme valeur.

En fait tout dépend de ce qu’il est mis dans le terme travail.

Certains s’abîment dans le travail pour remplacer une thérapie. Pourquoi pas !

 D’autres y trouvent satisfaction : argent, plénitude, bonheur, pouvoir,…va savoir quoi encore !

Par contre il est de bon ton de la part des braves gens baignés dans notre idéologie dominante de montrer du doigt les pauvres fainéants qui décident de ne pas travailler.

Je pose la question, qui en entraînera une autre : ne travaillent-ils pas réellement ? Ou bien leur travail n’est-il pas d’une autre nature ?

La question suivante donc : ceux qui ne foutent rien mais qui nous exploitent pour faire du pognon en nous culpabilisant ne sont pas montrés du doigt par les honnêtes gens, pourquoi ?

Ne rien faire et ne pas rapporter d’argent est grave aux yeux de la société.

Ne rien faire mais garder un tas d’or est un signe distinctif de qualité.

La valeur travail, on le voit là n’est pas placée au même endroit, selon que l’on est riche ou pauvre, suivant que l’on adhère ou pas au système, que l’on en est complice ou pas, ou qu’on espère en profiter ou pas.

Suivant que l’on est clair ou pas avec ses propres valeurs.

Nous voyons à travers ces différences de conceptions et d’acceptations, les modifications de société qu’il y a pu avoir durant les deux siècles derniers, en passant d’une société de noblesse à une société de bourgeois…les exploités étant toujours les même. Les exploité savent garder leurs places, eux ! Ou bien pouvons nous constater la panne de l’ascenseur social ?

Peut être que la période de crises actuelle nous permet de retravailler le contenu de la valeur travail : quel est son utilité, quel est le sens donné au travail, quel est la répartition des richesses à travers ce travail, quel est le sens de l’accumulation des richesses avec ou sans travail… ?

Là je me pose, j’ai mal à la tête.

Je viens de faire un rêve.

Le travail doit avoir une utilité sociale dans une proximité géographique compréhensible.

Le travail doit permettre l‘échange.

Le travail doit être émancipateur et librement consenti. (ne pas oublier les heures sombrent de l’Histoire qui disaient « Arbeit macht Frei », « le travail rend libre » au fronton de l’entrée des camps de concentration)

Le travail ne doit pas être aliénant.

Le travail ne doit pas être abrutissant, ni dégradant.

En fait le travail s’il est nécessaire doit le fruit d’une discussion au sein d’une collectivité, pour le bien être de cette collectivité, sans espace réservé ni source de domination ou d’accaparation de pouvoir.

Dernièrement une de mes amie me posait la question suivante : « si tu gagnes au loto, qu’elle sera ta première action concrète ? »

J’ai longuement réfléchi puis j’ai répondu en deux temps : « j’arrêterais de travailler. Ou alors je trouverais un  travail, à mon rythme, utile et dans lequel je m’éclaterais, mais il ne sera plus une source de revenu. »

Pour autant je ne suis pas née avec une cuillère en or dans la bouche et je ne joue pas au loto, donc je continue de me lever le matin pour aller au chagrin.

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

 

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Published by Aurore - dans -*- Billets
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