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En campagne

8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 03:20


J’ai la fièvre.

 

Je ne suis pas doctoresse, ni chimiste, ni rien qui puisse me permettre de comprendre scientifiquement ce qui se passe depuis quelques décennies dans le monde des virus.

 

Il nous est parlé, de manières récurrentes et cycliques, de terribles maladies qui ont toutes à voir avec des animaux, du chikungunya à la fièvre porcine en passant par la fièvre aviaire.

 

On ne sait pas trop ce que cela implique, ce que sous entendent comme risques ces différentes fièvres ou grippes, on ne sait pas ce qu’il faut faire sinon ne pas aller en Asie à telle période, puis au Mexique ou en Guadeloupe à telle autre période, comme si c’était dans mes moyens.

Ce qui est certain par contre c’est que la plus part de ces maladies sont issues de l’industrie agro-alimentaire, car chaque fois sont impliquées des élevages industriels d’animaux.

 

Alors là je me pose des questions et je réfléchis à mon assiette.

 

Je me sens obligé…pourquoi, par qui ?... de donner de la viande à mes gosses tous les jours, sauf le vendredi : jour du poisson.

Je réfléchis encore et je vois la consommation de viande exploser au niveau monde occidental. Car il ne faut pas se faire de mouron, ailleurs ils n’ont pas tous les jours à manger…alors de la viande !

Il est donc question de maladies construites par les riches et implantées dans des pays pauvres qui se débrouillent avec la production.

Mais j’y reviendrais après, tout d’abord faisons un petit tour par le questionnement sur la consommation de viande que l’on nous inculque.

 

La production mondiale de viande est en pleine croissance et cela implique une production végétale afin de nourrir ces animaux…pardon cette viande.

La production végétale n’est pas exponentielle et les terres arables doivent aussi se renouveler…donc apparaissent des technologies de pointe qui transforment le vivant afin de satisfaire aux nouveaux besoins de l’homme…occidental.

Augmenter la production sans augmenter la surface cultivée est une compétition en elle même.

 

Pendant ce temps la production végétale à destination de l’homme diminue, sans parler de l’emprise sur le territoire de la production végétale à destination des bagnoles mais aussi de l’augmentation de la population.

Prenez la question par le bout des aides agricoles : vous avez des aides à tous les étages, animaux, cultures, etc.…sauf pour le maraîchage.

Là je sens que vous avez peur, aussi j’arrête de réfléchir.

 

Mais revenons en à nos moutons, veau, vaches, cochons et poulets et à mes précédentes interrogations.

Le 17 septembre 2007 la FAO (organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, le truc qui est censé gérer la faim dans le monde, beau programme) mettait en garde : « La production animale est en proie à une transformation profonde qui pourrait se traduire par une augmentation du risque de transmission de maladies des animaux à l’homme».

S’en suit une longue liste de précautions à prendre : nettoyage des installations, surveillance des personnels, éloignements des lieux de production de l’activité humaine ou d’endroit peuplés d’animaux sauvages (il reste peut être la lune)…, mais revoir notre consommation ou aborder la question du type d’alimentation dans les pays pauvres, peau de balles.

Nous voici donc dans une situation ubuesque, où la consommation de viande DOIT augmenter pour les pays riches, avec une production délocalisée dans les pays pauvres qui mangent pas ou peu cette viande.

Et tout ça pourquoi ?

Pour satisfaire le consommateur bien sûr.
Ou quelques gros portefeuilles !

Ces concentrations de viandes, terminologie obligatoire, produisent des virus transmissibles à l’homme.

C’est super.

Et qui c’est qui prend en charge le risque et les frais liés à ces maladies : l’Etat, sinon l’individu.

Cela s’appelle un transfert de charge, ni plus ni moins.

 

Mais qui réfléchit à la consommation humaine, en dehors d’une intensification de la production ?

Qui se pose la question d’une consommation de proximité et de qualité, revitalisant les territoires en recréant des emplois dans l’agriculture ?

Qui donne de la valorisation aux produits ?

 

Vous allez encore dire que je pose trop de questions et que je ne donne pas assez de réponses.
Mais je ne les ais pas les réponses, je n’en ais que des birbes.

Par contre je suis sûr que nous ne sommes pas sur la bonne route.

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

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Published by Aurore - dans -*- Billets
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commentaires

Samia+Nasr 08/05/2009 06:11

Que dieu nous préserve des maladies, un bon article, bon vendredi