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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 03:35


La morale

 

En faut-il ou n’en faut-il pas ?

That is the question comme disait l’autre !


La morale (du latin moralitas, « façon, caractère, comportement approprié ») se rapporte au concept de l'action humaine qui concerne les sujets du juste et de l'injuste, également désignés sous le nom « bien et mal ».

Pas facile de si retrouver, ou alors facile d’y mettre ce que l’on veut, car soit la morale est une distinction individuelle qui peut alors se confronter aux autres et se niveler ou pas suivant la période vécue, car la morale d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier ou de demain, soit elle est partagée au sein d’une communauté culturelle, religieuse, civile ou philosophique et renvoie au communautarisme. Mais les notions de bien et de mal sont si complexes et tellement triturées que le danger guette.

Sont définis dans ces communautés alors les bonnes ou mauvaises intentions à travers les individus composant cette communauté.


Je ne saurais trop vous recommander de vous éloigner de ce genre de morale qui s’isole de la société et est sujette à l’interprétation d’une personne, ou à une manipulation. Car le débat démocratique ne peut être spolié par une communauté et encore moins par un individu dans cette communauté.


Petit détour de précision. La morale est souvent confondue avec l’éthique.

Prenons les définitions du Petit Larousse (dictionnaire de choses) et du Petit Robert (dictionnaire de langue) pour essayer d’y voir clair.

Le Petit Larousse donne les définitions suivantes :

Morale (du latin mores, mœurs) :

  • Ensemble des règles d'action et des valeurs qui fonctionnent comme norme dans une société,
  • Théorie des fins des actions de l'homme,
  • Précepte, conclusion pratique que l'on veut tirer d'une histoire.

Éthique, Philosophie (du grec ethikos, moral, de éthos mœurs) :

  • Doctrine du bonheur des hommes et des moyens d'accès à cette fin,
  • Ensemble particulier de règles de conduite (syn. morale),
  • Partie théorique de la morale.

Le Petit Robert quant à lui donne :

Morale : science du bien et du mal, des principes de l'action ; théorie de l'action humaine en tant qu'elle est soumise au devoir et a pour but le bien...

Éthique : science de la morale ; ensemble des conceptions morales de quelqu'un ; décrit un comportement.


La morale se rattache à une tradition idéaliste qui distingue entre ce qui est et ce qui doit être, alors que l'éthique est liée à une tradition matérialiste qui cherche seulement à améliorer le réel par une attitude raisonnable de recherche du bonheur de tous.

Comme on s’en rend compte ces deux termes sont très proches et la distinction n’est pas facile, même si des différences sont palpables.

Dans ce cadre pour bien faire la différence entre morale et éthique je préfère reprendre alors la distinction faite par Spinoza et Kant : la morale est tout ce qu'on fait par devoir (de l'ordre de la volonté), l’éthique est tout ce qu'on fait par amour (de l'ordre du sentiment).

Sans oublier la déontologie, (gr. deon, -ontos, ce qu'il faut faire, et logos science), qui est la discipline qui traite des devoirs à remplir, sur un plan professionnel.


Dans les discussions contemporaines sur la morale, si l’on distingue la morale individuelle et la morale sociale, le débat se focalise sur la morale sociale à travers des questions sur la technique, le scientisme, la responsabilité sociale des entreprises, l’éthique des affaires, la bioéthique, le droit des animaux, les droits de l’homme, la tolérance, les intégrismes, le communautarisme, etc., et sur la morale individuelle en ce qui concerne les questions sexuelles et les questions de violence qui toutes deux renvoient à la transmission.


La morale ne peut pas être la loi, elle est un élément de la réflexion, c’est elle qui évolue à travers le temps suivant les circonstances et les habitudes, la morale doit être atténuée quoiqu’il en soit par la pensée raisonnable, car ne s’en remettre qu’à la morale ne permet que de s’enfoncer dans un schéma sans amour.

Le mot a été effleuré il est enfin lâché. Une société sans amour requiert une puissance de la morale et dans ce cadre les communautés sont les mieux armées puisqu’elles évacuent la question de l’amour d’une manière quasi générale.


Pourquoi cette aparté, cette digression ?

Car toutes les religions sont anti femme. La femme est ravalée à un rang inférieur.

Sans femme il ne peut pas y avoir d’amour.

Quelque part la morale est ce qui nous empêche de voir la grâce.


Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

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Published by Aurore - dans -*- Billets
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