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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 03:47

Êtes vous prêts à travailler jusqu’à 67 ans ?


C’est Le Point qui pose la question

Journal de référence
Mais vous avez remarqué comment est formulée la question ?
Elle ne souffre pas de réponse.
Enfin si, une seule.
Oui.

Et le sombre crétin qui a écrit cela, il compte travailler jusqu’à 67 ans ?
J’suis pas sûre !

Et le Point de poursuivre : malgré la précédente réforme de 2003, l'assurance maladie ne peut que constater le creusement du déficit des retraites. Pour faire face à la baisse tendancielle du nombre d'actifs rapporté aux retraités, le ministre du Travail Brice Hortefeux a évoqué ... 3 pistes pour réformer les retraites : diminuer les pensions, augmenter la durée de cotisation ou repousser l'âge de départ.

Donc si je comprends bien ce qui est écrit et non ce que l’on veut que je comprenne (suis-je retorde ?) c’est que tout ce qui a été entrepris jusqu’à présent est un échec.

Et que nous proposons-t-on ?
De continuer dans le même sens

Nous prends –t-on pour des connes ?

Voyons voir sur d’autres sites : La Commission des comptes de la Sécurité sociale, qui remet lundi un rapport au gouvernement, évalue à 20,1 milliards d'euros le déficit 2009 du régime général (salariés), soit le double de l'an dernier, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
On dirait du Coluche.

Donc dix ans de travail acharné pour réduire le trou de la sécu pour finir par constater un échec.
J’en connais qu’on a viré pour beaucoup moins que ça.

Et alors ce trou de la sécu, qui se creuse et recreuse, pendant que l’on nous prépare des pensions privées qui nous coûterons bien plus chères et rembourserons bien moins ?
Il faut dire qu’ils sont patients nos requins de la finance.

Et pourtant, pendant ce temps, il nous est tout de même expliqué que le système de protection français nous a permis de mieux résister que d’autres à la crise.
On résiste, mais on casse.
Pendant la crise, la casse continue.

Il faut tout de même noter de manière définitive que l’affaiblissement de la protection sociale, en particulier en France, découle nos pas d’arbitrages techniques, (voir les effets rendus) mais d’un choix politique : transférer de manière générale les risques du capital sur le travail.

C’est y pas beau le capitalisme et ses avatars.
Il vient à l’échelle mondiale de nous être administrer une leçon financière grandiose : laissons porter les coûts (les coups) par la populace, pendant que l’on s’engraisse.

Tout le monde s’en plaint, et là le Brice Hortefeux, grand organisateur de voyages en groupes nous mystifie et nous explique entre les lignes, que le transfert vers le privé de la sécurité sociale, l’augmentation des tarifs (parce qu’il faut préparer les esprits) et cerise sur le gâteau le recul de l’âge de la retraite...encore une fois, vont sauver le système.

Impayables, ils sont !

Pour rappel il a été voté il y a un peu plus d’un an une loi qui permet à notre cher Brice d’agir comme il le fait.
C’est d’ailleurs pour cela que notre cher Nicolas a souhaité le garder malgré son élection surprise à l’Europe.

Ben tiens, ils m’énervent avec leurs coups tordus pondus d’avance.
Et les françaises et les français laissent faire !

Nous devrions nous occuper de notre avenir.
Aurore

Petit complément d'un papier venant du journal Le Monde en date du 15 juin 2009

de Gérard Cornilleau, économiste à l'OFCE

"Le déficit de la Sécurité sociale n'a pas vocation à être comblé"


Gérard Cornilleau, économiste, est directeur adjoint au département des études de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Pour lui, le déficit de la Sécurité sociale en 2009 n'est pas une surprise et ne demande pas une réduction des dépenses ou une augmentation des prélèvements.


La Commission des comptes de la Sécurité sociale a annoncé un déficit 20,1 milliards d'euros pour 2009, soit le double du déficit de 2008. Est-ce une surprise ?

Ce n'est pas du tout étonnant. Nous sommes dans une récession grave avec une dépression économique comme on n'en a probablement pas vu depuis que la comptabilité nationale existe. C'est donc très naturellement que les recettes de la protection sociale diminuent et provoquent un déficit. Mais c'est un déficit conjoncturel. Il n'est absolument pas structurel, et il n'a donc pas vocation à être comblé.

Il doit plutôt être financé par l'emprunt. Sinon, on renoncerait au rôle de stabilisateur automatique de l'économie que joue la protection sociale. D'ailleurs, on peut faire remarquer que les gouvernements européens ont argué de ce que la protection sociale en Europe était suffisamment élevée pour refuser des plans de relance plus importants.


Tout prévisible qu'il soit, ce déficit n'est-il pas dangereux pour la protection sociale française ?

Ce qui est grave c'est la conjoncture, la crise financière et ses conséquences sur l'économie réelle. Ça ne veut pas dire que les difficultés de financement de la protection sociale ne sont pas graves, mais cela veut dire qu'il ne faut pas se tromper dans le diagnostic, au risque d'appliquer des remèdes totalement inappropriés, comme une augmentation des prélèvements ou des tentatives de réduire les dépenses.


Roselyne Bachelot, la ministre de la santé, a fait valoir que la protection sociale a joué son rôle d'amortisseur dans la crise. Est-ce exact ?

Elle a tout à fait raison. Au rôle d'amortisseur social, il faut aussi ajouter celui d'amortisseur économique. C'est aussi parce que ce secteur n'est pas concerné par la récession, et que ses dépenses continuent d'augmenter, qu'il n'ajoute pas à la récession économique générale. Il est tout à fait clair que si les dépenses de santé étaient contraintes à diminuer en 2009 ou en 2010, cela ajouterait à la récession. Cela ferait grimper le chômage et ça ne serait bon pour personne, ni du point de vue social ni du point de vue économique.



Eric Woerth, ministre du budget, a annoncé qu'il comptait s'appuyer sur la "lutte contre les abus" en matière d'arrêts maladie pour faire baisser les dépenses. Est-ce un poste qui pèse sur le déficit de la Sécurité sociale ?

Ce qui est frappant, c'est que les indemnités journalières ont tendance à augmenter quand l'activité économique est sur une pente favorable, et à baisser quand l'activité économique est moins favorable. Il y a deux interprétations possibles. On peut penser qu'il y a des abus, comme le fait M.Woerth, ou on peut penser au contraire que lorsqu'il y a du chômage, il y a plus de gens qui ne se soignent pas. Cette période de récession peut entraîner des restrictions de consommation de soin qui peuvent d'ailleurs être dommageables sur le long terme.

En réalité, aujourd'hui, le niveau des arrêts maladie a augmenté, mais il n'est pas à un niveau historiquement haut. Ce qui augmente, ce sont les arrêts plus long pour des gens plutôt plus âgés, ce qui laisse penser qu'en réalité c'est le résultat du vieillissement de la population. Si les gens ne peuvent pas partir à la retraite ou en pré-retraite et qu'ils sont malades, cela fait augmenter le nombre d'arrêts maladie. Des études de la CNAM vont dans ce sens. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas de contrôle, mais ils existent déjà, notamment sur les arrêts de longue durée.


Propos recueillis par Antonin Sabot

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Published by Goudouly - dans -*- Billets
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