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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 03:40





Nature & Progrès

Communiqué de presse, le 4 août 2009

Une nouvelle étude incomplète et inutile s'en prend à la bio


Selon une étude publiée par l’American Journal of Clinical Nutrition, les produits issus de l’agriculture biologique ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires et n’offrent pas d’avantages nutritionnels supplémentaires, que ce soit en calcium, en fer ou en vitamine C. C’est la conclusion de l’étude réalisée, à la demande de la Food Standards Agency (l’agence alimentaire britannique), par des chercheurs de la London School of Hygiene & Tropica Medicine sur base de l’examen de 162 études publiées sur le sujet au cours des 50 dernières années.
Nature & Progrès s’étonne qu’une étude relative à l’alimentation issue de l’agricultrue biologique omette de tenir compte de la teneur en résidus de pesticides chimiques de synthèse et autres polluants présents dans les aliments  pour affirmer de tels propos et déplore le caractère simpliste de l’interprétation.
Pourquoi la qualité nutritionnelle est-elle mesurée seulement en fonction des apports des aliments en calcium, en fer et en vitamine C ? Comment ont été sélectionnées les 162 études alors qu’il en existe bien d’autres qui mesurent aussi les protéines, le phosphore, les anti-oxydants, etc ?
Pour entreprendre une comparaison du potentiel nutritionnel des aliments et leur action sur la santé, le facteur résidus de polluants est incontournable. L’ingestion de pesticides, même à l’état de traces, empêche la bonne assimilation des nutriments en agissant comme des anti-nutriments [1]. Ce qui veut dire que, même dans l’hypothèse où les produits conventionnels contiendraient autant de nutriments que les produits bio, la présence de résidus phytosanitaires empêche leur bonne assimilation.
Il existe des études qui démontrent que les produits bio possèdent des avantages nutritionnels de taille. N’oublions pas que la qualité nutritionnelle d’un aliment ne se mesure pas uniquement en terme de quantité, comme l’insinue cette étude, mais aussi en termes de qualité et de diversité.
Certaines études confirment que certains produits bio ne contiennent pas nécessairement plus de protéines mais elles indiquent aussi que celles-ci sont de meilleure qualité et que l’équilibre entre les différents nutriments y est supérieur. Par ailleurs, il est maintenant démontré, que les produits bio contiennent une quantité plus élevée d’antioxydants (polyphénol [2], caroténoïdes, flavonoïdes, etc) aux vertus immunostimulantes,  anticancéreuses   [3] et antidépressives.
Déjà en 1990, l’OMS publiait un rapport   [4] très complet sur l’ensemble des études épidémiologiques réalisées dans le monde sur les effets des pesticides sur la santé et épinglait des cas de maladies osseuses, de cancers, de malformations à la naissance, de maladies de peau, de dégradations des systèmes nerveux et immunitaires…
Les premières victimes de l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture sont les agriculteurs. Pour Nature & Progrès, ce seul constat imposerait déjà la conversion totale vers l’agriculture biologique.
Par ailleurs, l’impact de l’utilisation des produits phytosanitaires sur l’environnement est plus que préoccupant car ses produits contaminent notamment les nappes phréatiques et se retrouvent dans nos verres d’eau…
En conclusion, Nature & Progrès s’interroge vraiment sur le bienfondé de telles études et sur leur pertinence. Nous devrions tous nous réjouir de l’existence de  l’agriculture biologique qui :
·        Procure une alimentation de qualité au moins équivalente à l’agriculture conventionnelle mais sans recourir aux produits chimiques de synthèse
·        Assure la santé et une plus grande indépendance du monde agricole
·        Améliore notre environnement en respectant la biodiversité, sauvage et cultivée
·        Rencontre les attentes du grand public qui réclame une alimentation sans pesticides ou produits phytosanitaires de synthèse.

 Francis Giot
 Président de Nature & Progrès Belgique


[1] Etudes du Dr Béliveau, oncologue, professeur à l’Université du Québec à Montréal
[2] Etude comparée sur les polyphénols par Marie-Joséphine Amiot-Carlin, directrice de recherche à l’Institut national de recherche agronomique de Marseille, lors du FAV Health 2005, symposium international sur l’effet santé des fruits et légumes
[3] Etude sur les vitamines C et les polyphénols par la chercheuse Marie Olsson, de l’Université suédoise des Sciences Agronomiques
[4] Rapport OMS : http://whqlibdoc.who.int/publications/1990/9241561394.pdf



Lettre d'information du MDRGF

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Etude anglaise comparant aliments Bios et non Bios
les révélations du MDRGF reprises dans la presse ! En plus des 2 articles ci dessous, les révélations du MDRGF ont
aussi déjà été reprises par France Info et Europe 1...


Le bio c'est bon pour l'environnement et peut-être aussi pour la santé
http://www.afp.com



Le bio, c'est bon pour l'environnement, mais aussi pour la santé, assurent les défenseurs des produits issus de l'agriculture biologique, bien que les bienfaits pour la santé soient plus difficiles à prouver scientifiquement. Une étude britannique a relancé le débat en suggérant que l'avantage nutritionnel des aliments naturels, produits sans fertilisants ni pesticides, était négligeable. Les produits bios ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires, leur apport nutritionnel étant assez similaire, ont estimé des chercheurs de l'Ecole d'hygiène et de médecine tropicale (LSHTM) de Londres dans cette étude publiée dans le Journal américain de nutrition clinique. Pour le Professeur Alan Dangour, principal auteur de l'étude, "il n'y a actuellement aucune preuve" justifiant de privilégier les produits bios sur les autres pour leur apport nutritionnel. "Mais il est également clair que la qualité des preuves rassemblées pour aboutir à ce jugement est faible", fait remarquer le prestigieux journal médical britannique The Lancet dans sa dernière édition. Pour cette méta-analyse, les chercheurs britanniques ont en effet brassé quelque 90.000 études scientifiques parues depuis 50 ans, en ont sélectionné 162 mais n'en n'ont finalement retenu qu'un tiers, considérées comme satisfaisantes, souligne The Lancet. En France, le MDRGF, une association qui se bat contre les pesticides, estime que l'étude britannique est "tronquée" car elle est basée sur 55 études seulement, choisies parmi les 162 retenues. Or l'analyse de ces 162 études "fait apparaitre des différences significatives favorables aux aliments bios pour 6 catégories de nutriments importants", affirme François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures. Les végétaux bios contiennent notamment plus de magnésium, de zinc, de polyphénol ou de sucres que les cultures intensives qui contiennent, elles plus d'azote, précise-t-il. De même, les produits animaux bios contiennent plus de certains acides gras que leurs homologues non bios, ajoute-t-il. Des chercheurs de l'université de Californie avaient déjà montré en mars 2007 que la valeur nutritionnelle de kiwis issus de l'agriculture bio était supérieure à ceux de l'agriculture conventionnelle, les premiers contenant plus de polyphénol (censé lutter contre le cholestérol) et d'antioxydants (qui combattent le vieillissement des cellules) que les seconds. De son côté, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a estimé en 2003 qu'il n'y avait pas de "différence remarquable (...) des teneurs en nutriments entre les aliments issus de l'agriculture biologique et ceux issus de l'agriculture conventionnelle". Une analyse qui est "toujours d'actualité", souligne une porte-parole de cette agence. L'Afssa a toutefois reconnu dans cette étude que "le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits pour la santé humaine et concourt à une moindre pollution environnementale, notamment de la ressource en eau". Elle rejoint ainsi les défenseurs des produits naturels qui soulignent que l'absence de résidus de pesticides dans les aliments bios est un élément favorable à la santé. Mais "pour dire que le bio c'est bon pour la santé, il faudrait avoir des études épidémiologiques portant sur des familles mangeant bio régulièrement sur 5, 10 ou 15 ans, et on n'a pas ce genre d'études", commente Lylian Le Goff, expert de la fédération France nature environnement (FNE).
 

le site de l'AFP
http://www.afp.com


Qui veut: la peau du bio ?
http://www.lepoint.fr

Bio : une étude qui fait tache

 
C'est une étude scientifique que tous les agriculteurs bio voudraient voir réduite
en compost. Publiée la semaine dernière dans l'American journal of Clinical Nutrition par une équipe de chercheurs britanniques, elle dégomme l'idée que manger des produits estampillés bio est meilleur pour la santé. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont passé au tamis 52 471 articles écrits sur le sujet en un demi-siècle. Aucun avantage supplémentaire, que ce soit en apports de calcium de fer ou de vitamine C. Sauf que ladite étude pèche un peu. Déjà parce qu'elle ne prend pas en compte le les résidus de pesticides que l'on retrouve dans la moitié des fruits et légumes cultivé en intensif, ce qui change sensiblement la donne. Et puis, il y a cette-bizarrerie, pointée par la Fédération nationale de l'agriculture biologique (FNAB) et le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) : le rapport remis par les mêmes chercheurs à l'Agence britannique des normes alimentaires débouche sur des conclusions opposées à celles de l'étude publiée dans la revue scientifique. D'après ce pavé de 209 pages, les fruits, légumes et céréales bio contiennent plus de magnésium, de zinc et de composés phénoliques aux vertus antioxydantes que les cultures industrielles _ «D'un côté vous avez un rapport qui repose sur l'analyse de 162études, de l’autre une publication expurgée de 87d'entre elles, soit plus de la moitié, sur des motifs arbitraires», dénonce François Veillerette, le porte-parole du MDRGF.

La seule façon de clore le débat une bonne fois pour toute serait de lancer une grande étude épidémiologique comparant la santé des consommateurs qui n’achètent que des produits garantis sans pesticides à celle des autres. « C’est ce que nous réclamons en vain depuis des années » peste Dominique Marion, le président de la FNAB. En attendant, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se convertir au bio. On en compte désormais 13 800, 15% de plus que l'année dernière.
 
Christophe LABBE et Olivia RECASSENS.
Le Point 6 aout 2009


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Published by Goudouly - dans -*- OGM
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