Le cauchemar OGM et l'imposture des contrôles apparaissent dans toute leur réalité.« Les organes de contrôle tels que l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (European Food Safety Authority) ou l'Agence des Normes Alimentaires du Royaume Uni (Food Standards Agency) ont ignoré le Principe de Précaution, ont manipulé et corrompu la science, contourné les lois, et aidé à promouvoir les OGM face à une opposition publique massive et des preuves accablantes s'accumulant contre la sûreté de l'alimentation GM humaine et animale. »Ces accusations sont prononcées dans un rapport dévastateur, GM Food Nightmare Unfolding and the Regulatory Sham de l'Institute Science in Society paru le 9 Mars 2007. Le rapport a été soumis à l'Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)/ Consultation des Experts de l'Organisation de l'Agriculture et l'Alimentation sur les animaux dans l'Alimentation GM, et à l'Agence des Normes Alimentaires du Royaume Uni. Il a été également accepté pour être publié dans un journal scientifique à destination des scientifiques.Ce rapport de 19 pages contenant plus de 130 références rapproche des preuves en provenance du monde entier qui indiquent que la nourriture GM humaine et animale peut être de façon inhérente dangereuse pour la santé, quelles que soient les espèces de plantes ou de modifications génétiques impliquées. Par exemple, que les rats femelles nourries avec du soja Roundup Ready ont donné naissance à beaucoup de petits arrêtés dans leur développement, la moitié de la portée décédant au bout de trois semaines, et les survivants étant stériles; le soja Roundup Ready a été approuvé partout dans le monde pour la nourriture humaine et animale depuis 1996. Que les agriculteurs et travailleurs exposés au coton Bt et au maïs Bt souffrent de symptômes graves similaires aux allergies. Que les troupeaux se nourrissant de cultures ou de résidus des cultures Bt sont tombés malades et sont morts en grand nombre.« Les preuves se sont accumulées à tel point que nos décideurs devraient répondre à tout le moins d'une accusation de négligence criminelle pour n'avoir pas interdit la culture des OGM et pour avoir poursuivi leur campagne de déni et de désinformation. Pire, Pour aider à promouvoir des produits encore plus dangereux de l'industrie biotech », a déclaré le Dr Mae-Wan Ho,Directrice de ISIS et auteure du rapport co-écrit avec Joe Cummins, Professeur Emérite de Biologie à l'Université de l'Ontario Ouest, au Canada, et Peter Saunders, Professeur Emérite de Mathématiques au King's College, à l'Université de Londres.La capacité des toxines Bt de provoquer des réactions immunologiques graves étaient connues bien avant qu'elles ne soient incorporées largement dans les cultures de maïs ou de coton. De la même manière, les preuves que les segments d'ADN génétiquement modifiés peuvent être prélevés et incorporés dans les génomes d'autres cellules-un processus nommé transfert horizontal-se sont régulièrement accumulées depuis le milieu des années 1990, quand les scientifiques de l'ISIS ont donné les premiers l'alarme aux organismes de contrôle.« Les ADN GM contiennent souvent des gènes marqueurs de résistance à un antibiotique et d'autres gènes issus de bactéries et de virus qui provoquent des maladies. De plus, ils ont de puissants signaux de contrôle-les "promoteurs"- qui forcent littéralement la cellule à exprimer un gène étranger à des hauts niveaux. », explique le Dr Mae-Wan Ho, « En conséquence, le transfert horizontal de gène non seulement répand les gènes de résistance aux antibiotiques à des bactéries nuisibles, mais il peut créer de nouvelles bactéries et de nouveaux virus qui provoquent des épidémies. Et si le puissant promoteur saute au mauvais endroit dans le génome des cellules animales, il peut déclencher l'expression d'oncogènes qui provoquent la multiplication anarchique de cellules, ou d'un cancer sous son autre nom. »L'Europe et le Royaume-Uni sont tenus par la loi de se conformer au principe de précaution. Toutes deux ont signé le Protocole International de Cathagène sur la Biosécurité règlementant les OGM, et un ensemble d'autres traités destinés à protéger la santé et l'environnement et basés sur le principe de précaution. Mais la manipulation systématique des preuves scientifiques et l'emploi abusif de la science par les autorités en charge des règlements ont conduit à ce que le principe de précaution ne soit jamais invoqué, encore moins appliqué.« L'alimentation GM humaine/animale ressemble tellement à un réitération desmesures gouvernementales sur l'abestos, les PCB, et les BSE, pour ne mentionner que ces quelques toxiques, dans lesquelles la science mal placée, et la fausse sorte de science, en dominant les prises de décisions, ont abouti à ignorer le principe de précaution avec des conséquences désastreuses », souligne le Pr Saunders.Trois procès récents aux Etats-Unis ont établi la responsabilité du Département Américain de l'Agriculture pour n'avoir pas mené des investigations correctes concernant l'impact sur l'environnement avant de donner l'autorisation de dissémination dans l'environnement de cultures GM, rendant ces disséminations illégales. »
ISISTraduction bénévole de Sylvette Escazaux
il ne faut pas oublier cela aussi :
Après dix ans de cultures de plantes transgéniques à usage commerciale, de nombreux résultats laissent penser que les ogm ne sont pas conçus pour augmenter le rendement.
En effet, on peut constater entre 5 et 10% de baisse de rendement pour le soja RR aux Etats-Unis ( jusqu’à 15% dans l’Indiana, 19% dans l’Illinois).
Lors de la sécheresse qui a affecté le sud du Brésil en 2005, les pertes ont été plus importantes (de 40 à 75 %) sur les plantes GM que sur les conventionnelles (15 %) , ce qui représente une moyenne au Brésil en 2005 de 13 % de rendement en moins pour le soja GM.
Plusieurs facteurs expliquent cela. :
Une plante génétiquement modifiée a subi une modification artificielle qui l’oblige à effectuer une fonction nouvelle comme produire un insecticide ou tolérer un herbicide. L’énergie nécessaire à ce travail supplémentaire est perdue pour la croissance et donc le rendement. L’OGM mûrit plus tôt et souvent arrête son développement avant d’atteindre le rendement optimum. De plus la sensibilité à la balance microbienne et minérale du sol, ainsi qu’à certains insectes est accrue.
Les variétés utilisées ne sont pas toujours adaptées au climat. Marc Fellous, président de la Commission du Génie Bioméloculaire, en charge de l’évaluation des ogm, reconnaît lui-même que le maïs planté en Espagne peut casser après un coup de tramontane .
Certaines variétés de maïs (Bt 11, Bt 176, MON 810 ) possèdent un taux de lignine de 33 à 97 % supérieur à celui des mêmes variétés non OGM . ; ceci diminue leur digestibilité et augmente le risque de cassure.
L’application de glyphosate perturbe (jusqu’à 25 % des cas) la fixation de l’azote de façon accrue lors des sécheresses.
De plus, l’ogm est produit à partir de variétés peu performantes. Pour des raisons techniques et de procédures , les variétés GM sont mises sur le marché avec 8 à 10 ans de retard sur les nouvelles variétés sélectionnées logiquement meilleures.
Avec un prix des semences en hausse de 25 à 40 %, les résultats économiques sont également remis en question.
Sources :
http://www.soilassociation.org/seedsofdoubt Et aussi :
Communiqué de presse CRIIGEN - mars 2007
Un cas grave : un maïs OGM autorisé est impropre à la consommation
Le cas du maïs Bt MON 863
Résumé. Pour la première fois au monde, une étude des risques sur la santé d’un maïs transgénique autorisé à la consommation montre des signes de toxicité hépatique et rénale (1). Il s’agit d’une contre-expertise réalisée par le CRIIGEN de l’étude réglementaire réalisée par la Compagnie Monsanto sur des rats nourris au maïs OGM (MON 863) pendant trois mois. Celle-ci a été utilisée pour l’autorisation de commercialisation internationale de ce maïs. Ces éléments sont suffisants pour exiger d’autres études et, dans l’attente, le retrait de la consommation du maïs OGM MON863, lequel ne peut donc plus être considéré comme propre à la consommation animale ou humaine. Un moratoire sur la consommation de l’ensemble des OGM s’avère nécessaire afin de vérifier les autres tests.
Pour la première fois au monde, une étude des risques sur la santé d’un maïs transgénique autorisé à la consommation montre des signes de toxicité hépatique et rénale (1).
Il s’agit d’une contre-expertise réalisée par le CRIIGEN de l’étude réglementaire réalisée par la Compagnie Monsanto sur des rats nourris au maïs OGM (MON 863) pendant trois mois. Celle-ci a été utilisée pour l’autorisation de commercialisation internationale de ce maïs. Les symptômes découverts au cours de cette contre-expertise sont cohérents, et mis en évidence par rapport à des rats témoins de même souche génétique, du même âge, élevés dans des conditions strictement identiques, avec un régime de composition chimique jugée équivalente, mais sans la toxine Bt qui est l’insecticide fabriqué par le maïs OGM lui-même. En moyenne, chez les femelles il y a prise de poids, augmentations significatives du sucre et des graisses dans le sang, augmentation relative du poids du foie, et des dérèglements du fonctionnement rénal. Inversement, les mâles maigrissent, ils sont plus sensibles au niveau des reins, lesquels chutent de poids par rapport au corps, et les analyses d’ions sont perturbées dans les urines, à mettre sans doute en relation avec les néphropathies diagnostiquées. Il arrive qu’ils développent cela naturellement en vieillissant, mais dans cette étude il s’agit de jeunes rats de 5 mois à la fin de l’expérience. Des marqueurs du fonctionnement hépatique sont aussi touchés. Il est à noter que les produits toxiques tels des pesticides, comme lors d’une initiation de cancer, provoquent régulièrement des effets différents, selon le sexe. Il n’est pas possible, pour des tests d’une aussi courte durée, d’identifier un début de maladie particulière. Mais ce sont les organes dits classiquement de détoxication qui réagissent ici.
Les variations de poids des animaux n’ont pas été étudiées statistiquement par Monsanto qui a publié en 2006 sur le sujet, tout comme des données de chimie urinaire. Les statistiques n’ont pas été approfondies et leurs protocoles sont très discutables.
Nous nous interrogeons sur les raisons pour lesquelles les autorités n’ont pas demandé :
1/ une expertise indépendante des données statistiques réalisées par Monsanto, ce qui leur aurait permis de constater ces problèmes,
2/ le renouvellement et la prolongation de ces expériences qui avaient fait débat dès 2003,
3/ de faire doser les hormones sexuelles qui, vu les effets différents selon le sexe, peuvent être perturbées.
Les données brutes de Monsanto qui ont permis ce travail ont été obtenues par voie judiciaire. Elles étaient confidentielles pour la compagnie, mais encore pour les Etats européens et la Communauté européenne. Elles portent donc sur le maïs MON863 produisant un insecticide nouveau appelé « Cry3Bb1 modifié » destiné à lutter contre la dangereuse chrysomèle (insecte coléoptère, Diabrotica virgifera), ravageur entre autres du maïs, et introduit récemment par avion sans doute plusieurs fois en Europe. Ce maïs OGM autorisé récemment contient aussi un gène marqueur de résistance à un antibiotique. Ces tests s’avèrent donc bien insuffisants, alors qu’ils sont à la fois les plus détaillés et les plus longs chez des mammifères après consommation de cette plante, et ils sont tout à fait typiques des tests réglementaires actuels (durant 90 jours maximum avec des rats).
Cet OGM fait partie de la seconde catégorie la plus importante des OGM en culture commercialisés dans le monde, produisant un insecticide interne nouveau. Les autres OGM absorbent un herbicide sans mourir. Ils sont presque tous des plantes à pesticides.
Pour mémoire, les tests avaient fait l’objet d’une controverse dès 2003 en France, et d’un désaccord des experts, notamment à la Commission du Génie Biomoléculaire en France. Préoccupé, le CRIIGEN avait demandé la communication des données brutes auprès des gouvernements. Celles-ci ont été gardées confidentielles jusqu’à ce que Greenpeace Allemagne gagne en Cour d’Appel contre Monsanto, et obtienne ainsi notamment les analyses de sang et d’urine de ces rats. Les données brutes constituent plus de 1130 pages de chiffres et précisions. Une équipe du CRIIGEN - composée du Pr. Gilles-Eric Séralini (Université de Caen), chercheur sur les pesticides et expert gouvernemental sur les OGM, du Dr. Dominique Cellier (Université de Rouen), biostatisticien, et du Dr Joël Spiroux de Vendomois, médecin, expert des risques environnementaux sur la santé - a réalisé cette expertise contradictoire de ces données, et indépendante des producteurs d’OGM.
Ces éléments sont suffisants pour exiger d’autres études et, dans l’attente, le retrait de la consommation du maïs OGM MON863, lequel ne peut donc plus être considéré comme propre à la consommation animale ou humaine. Un moratoire sur la consommation de l’ensemble des OGM s’avère nécessaire afin de vérifier les autres tests.
(1) L’article intitulé « Une nouvelle analyse d’une étude avec des rats nourris d’un maïs génétiquement modifié révèle des signes de toxicité hépatorénale » est de Gilles-Eric Séralini, Dominique Cellier, et Joël Spiroux de Vendomois. Elle est publiée en ligne http://www.springerlink.com/content/02648wu132m07804/fulltext.html par la revue américaine Archives of Environmental Contamination and Toxicology. Elle sera imprimée en mai. L’éditeur est le Dr. Doerge de la Food and Drug Administration (FDA).
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