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Les élections présidentielles de 2007 sont (ont été) un véritable piège démocratique.
Le vote utile a été usé jusqu’à la corde. C’est un geste écologique que de vouloir rincer le même linge jusqu’au fil.
La droite dure a vidé une partie de FN, créant la fin de Le Pen mais pas de la fin de la lepénisation.
Le centre droit a été utile aussi pour vider de volonté un véritable choix de société.
La gauche dite socialiste créatrice du concept vote utile se l’est fait piqué royalement.
Le reste n’est qu’atomisation.
Partant de ce constat nous pouvons aussi tirer l’analyse comme quoi le parti socialiste a su absorber la substantifique moelle de ses partenaires d’un jour ou d’une nuit.
Le parti communiste, allié historique, est exsangue.
Le parti vert, allié du parti socialiste afin d’accéder à des postes de pouvoir, mais aussi sur un contrat moral avec le parti socialiste pour détruire le parti communiste, existe encore moins que ce dernier.
Le parti socialiste se retrouve seul…sans réserve de voix.
Le voilà contraint de passer des accords secrets avec l’UDF, nouveau parti démocrate, avant l’absorption.
Absorption de qui par qui ?
L’avenir nous parlera.
Dans tout cela le débat idéologique, le projet de société, ont disparu.
Rien.
Il ne reste que des questions de personnes.
Et toujours des questions de personnes.
D’aucun disait, « la présidentielle en France, c’est la rencontre entre un homme et un peuple » il était question en ce temps là aussi d’un fond politique.
Ce général n’avait pas envisagé qu’une femme puisse un jour tenter d’accéder au pouvoir.
Donc où en est le débat idéologique ? Où sont les projets de société ?
La constitution a été révisée l’année dernière pour faire entrer le principe de précaution. C’est envisager qu’un problème se profile à l’horizon.
Nicolas Hulot a fait son barnum avant les élections pour que chacun prenne en compte la question écologique. Il l’a, nous l’avons, cru.
Aujourd’hui rien, plus rien.
Mme Lepage pour ne pas disparaître s’est faite absorbée.
Les Verts se sont entredéchirés et divisés.
Demain nous vivrons la misère sociale et paysagère. Un productivisme à tout craint nous attend. Une destruction de notre planète nourricière est en vue. Des biotechnologies, des nanotechnologies, pourvoirons à nos besoins, pour le bien de l’humanité et de quelques actionnaires.
Il y a urgence, sans sectarisme, à traiter de ces questions.
Sans sectarisme, car nous courons le risque de tomber dans les incantations écologiques et du coup de retomber dans les travers que l’histoire nous a servi sur le plan social.
Et pourtant le social est aussi à prendre en compte, comme la laïcité, sans concession.
Quel est le poids de l’écologie à ce jour ?
Néant.
Et pourtant il faut en parler. Il faut l’imposer.
Les partis porteurs de ces projets ont disparu.
C’est peut-être une chance pour qu’enfin la problématique écologiste soit prise au sérieux.
Mais l’écologie est-elle compatible avec le libéralisme ?
Cela est moins sûr.
C’est certainement par ce bout là que la pelote devrait être dévidée !
Nous devrions nous occuper de notre avenir.
Aurore