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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 03:23

carte postale de La Baleine qui dit Vagues

Enseigne de La Baleine qui dit "Vagues",

le théâtre du conte, un soir de spectacle.

Photo © Michel Lozano

 



Désunion européenne

http://goudouly.over-blog.com/article-desunion-europeenne-47280221.html

éditorial du New York Times

Sur ContreInfo

Les pays européens se sont montrés depuis plus d’un mois incapables de concrétiser un plan de soutien à la Grèce. Vu d’outre-Atlantique, et sans doute au-delà, dans le monde entier, c’est ni plus ni moins l’avenir de l’Europe et de l’euro qui sont en jeu. Si la Grèce est contrainte de se retourner vers le FMI, « cela porterait un rude coup à la crédibilité de l’Union européenne et cela pourrait également soulever des questions graves quant à l’avenir de l’euro, » écrit le New York Times. --- A l’automne 2008, lorsqu’il s’agissait de sauver le système bancaire, l’union sacrée s’est faite sans attendre. Les Etats ont accepté de garantir les dettes des banques et leurs levées de fonds - le plus souvent sans réelles contreparties. Aujourd’hui, alors que l’Europe traverse sa première véritable crise, cette solution - qui pourtant n’implique à priori aucun déboursement - n’est plus de mise, semble-t-il. Comment ne pas voir là en acte la hiérarchie des préoccupations d’une Europe que l’on n’a eu de cesse de nous présenter comme un grand mouvement de rapprochement des peuples, et qui s’avère n’être qu’un club financier d’inspiration monétariste ? Quitte à manier la provocation, rappelons qu’un économiste a récemment suggéré que la BCE monétise un milliard de dette publique, au bénéfice des finances des membres de l’union monétaire, et au prorata de leur poids démographique. On entend déjà les cris d’orfraies... Pourtant, face à la crise la plus grave depuis les années 1930, les banquiers centraux américains n’ont pas hésité à monétiser 1300 milliards de dollars de dette et les britanniques pour 200 milliards de livres. Mais, à l’aune des critères de Frankfort, ce sont à n’en pas douter de dangereux irresponsables. Contre Info.


Editorial, New York Times, 22 mars 2010


Il y a quelques semaines, la solution au problème de la dette grecque semblait proche. Les Grecs en ont pris leur part en adoptant un programme d’austérité sévère au début de ce mois. Mais l’Europe n’a pas suivi en garantissant que les fonds empruntés par la Grèce pour régler ses factures seraient à l’abri d’un défaut de paiement.

Cela pose un gros problème pour la Grèce et pour l’Union européenne, et sa réputation de coordination efficace en souffre. C’est également une mauvaise chose pour les États-Unis. La nervosité et la baisse du cours de l’euro font monter le dollar, rendant les exportations plus chères, ce qui ralentit la reprise américaine.

L’Union européenne a été incapable d’agir car la chancelière allemande Angela Merkel, à la tête du plus grand et du plus riche pays d’Europe, s’est montrée réticente à la conduire. Si Mme Merkel s’y refuse lors de la réunion des dirigeants européens à Bruxelles qui aura lieu cette semaine, la Grèce pourrait être forcée de se tourner vers le Fonds Monétaire International.

Cela porterait un rude coup à la crédibilité de l’Union européenne et cela pourrait également soulever des questions graves quant à l’avenir de l’euro. Cinq des 16 pays qui utilisent l’euro sont aujourd’hui confrontés à de graves difficultés budgétaires.

La Grèce n’a pas besoin, n’a pas demandé, et ne voulait pas obtenir un prêt pour la renflouer. Mais elle a besoin des garanties européennes pour lui permettre de refinancer ses emprunts à des taux abordables. La Grèce paie aujourd’hui un intérêt de 6 pour cent, soit le double du taux allemand. Pour que son programme d’austérité réussisse, ce taux doit baisser, sinon le service de la dette va engloutir la plupart des économies réalisées.

Les électeurs allemands, fiers de leur compétitivité économique, renâclent à l’idée d’aider la Grèce, ou d’autres pays en difficulté comme l’Irlande, l’Italie, l’Espagne et le Portugal. Mais la force économique de l’Allemagne ne s’est pas seulement construite grâce au travail acharné et à l’efficacité allemande. Elle est également basée sur la demande des consommateurs d’autres pays - y compris ses partenaires de l’euro affligés d’un déficit. Les électeurs allemands qui choisissent de laisser partir à la dérive la Grèce et les autres pays semblent ne pas comprendre cette connexion.

Mme Merkel n’a pas claqué la porte à une solution européenne. Elle a déclaré que l’Allemagne est prête à soutenir la « stabilité » tant qu’elle n’a pas à mettre d’argent sur la table. La Grèce affirme ne pas rechercher à être renflouée, mais simplement a obtenir que ses emprunts soient garantis. Il ya place pour un accord, mais il faudra les dirigeants allemands se confrontent à la vision étroitement nationale de l’opinion publique, et promeuvent une cause européenne plus vaste. Les prédécesseurs de Mme Merkel l’ont fait par le passé, et l’Union européenne s’en est trouvée plus forte.


Publication originale New York Times, traduction Contre Info

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Published by Rue Goudouly - dans -*- actualité
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