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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 03:48

  Honduras : la privatisation de l’eau commence

http://goudouly.over-blog.com/article--honduras-la-privatisation-de-l-eau-commence--45490735.html
Par Michel Collon  
Sur l'Info décodée
Depuis que les parlementaires ont destitué illégalement le président Zelaya la frange oligarchique du pays détruit peu à peu les quelques avancées que l’ancien président avait mis en place tout en s’accaparant encore plus les services publics et les industries honduriennes. Avec la bénédiction du pouvoir politique (puisque ce sont les mêmes), et évidemment des multinationales européennes ou nord-américaines. L’article de Tercera Informacion traduit ci-dessous évoque la privatisation de l’eau en cours...

Les habitants des 90 communautés du sud du pays occuperont la centrale hydroélectrique José Cecilio de la Vallée pour exiger du Congrès National qu’il abroge le décret qui octroie cet ouvrage important à un consortium italo-hondurien. Le président du Congrès, Juan Orlando Hernández, a ordonné une révision des lois approuvées durant les trois derniers mois du régime de facto.
 
 
Honduras : la privatisation de l’eau commence
 
Tegucigalpa, 17 Fevrier. 2010 - Devant la prétention du congrès illégitime Hondurien, dominé par les mêmes congressistes que ceux qui ont fait le coup d’État l’été dernier, de donner le coup d’envoi à la privatisation de l’eau en vendant dans un premier temps la centrale hydroélectrique José Cecilio del Valle à une firme italienne, les 90 localités du Sud ont menacé de prendre possession des installations et d’en couper les chemins d’accès.

L’activité principale du congrès hondurien depuis le coup d’état a été de suspendre les droits constitutionnels, de servir de chambre de torture, et de vendre les infrastructures et les ressources publiques du Honduras au privé.

On commence maintenant à en voir les conséquences. Les propriétaires qui ont vu comment leurs terres improductives étaient travaillées par des paysans indépendants, ont repris possession de celles-ci, appuyés par la police et l’armée [1]. L’eau suit le même chemin.

La centrale hydroélectrique de José Cecilio del Valle ravitaille en eau 120 000 personnes. Jusqu’à présent publique, elle passera dans des mains privées. Le dernier jour que le dictateur Roberto Micheletti a dirigé le régime répressif, il a validé un décret approuvé par le congrès selon lequel était promulguée une loi concernant les travaux publics, parmi lesquels se trouvait la centrale hydroélectrique.

Le jour suivant, pour occulter le décret, le Journal Officiel a été falsifié. L’entreprise nationales des arts graphiques a imprimé deux séries différentes portant le même numéro et seulement 20 exemplaires contenaient le décret.


Nous exigeons l’abrogation de la vente d’une centrale hydroélectrique sous le régime de Micheletti

Les leaders de 90 communautés dans la zone sud du Honduras ont annoncé qu’à partir de cette semaine ils organiseront des manifestations pour exiger l’abrogation du décret adopté sous le régime de facto sur la concession de la centrale hydroélectrique José Cecilio de Valle à une entreprise italienne.

Les dirigeants communautaires des départements de Valle et de la Choluteca (sud du Honduras) se sont mis d’accord suite à une assemblée qui s’est déroulée dans la ville de Jícaro Galán, pour prendre le réservoir et pour bloquer les routes, si le Congrès National n’annule pas cette décision qui affecte la fourniture en eau potable d’environ 120 000 personnes.

C’était le 13 janvier, dans sa dernière séance avant la cession des pouvoirs, quand le Parlement a réussi, grâce au décret N° 293-2009, une série de législation sur les travaux publics, parmi celles-ci la concession de l’exploitation du barrage à une compagnie italienne. De plus le contrat a été approuvé par le chef du régime de facto, Roberto Micheletti, le 21 janvier, le jour même om il a annoncé son retrait du pouvoir.

Des voix défavorables à la mesure, parmi lesquelles celle de Eleazar Juárez, député libéral de Valle, disent qu’ils introduiront une motion devant la nouvelle Chambre Législative pour abroger le contrat, et ils ont indiqué qu’ils travaillent déjà à l’organisation de tous les habitants de la zone pour faire les pressions qui sont nécessaires afin de défendre leurs droits.

Ils solliciteront aussi une enquête détaillée pour déterminer quel a été le procédé qui a été suivi pour octroyer cette unité au secteur privé. "Plusieurs députés du Congrès National ignorent totalement quand et comment le contrat a été approuvé", a indiqué Juárez.

Pour cacher le décret polémique, le quotidien officiel du 22 janvier a été falsifié et ce jour là deux gazettes ont été imprimées à l’Entreprise nationale d’Arts Graphiques avec le même numéro, mais avec un contenu différent. Seulement 20 exemplaires imprimés contiennent une publication du décret, ce qui a donné lieu à un grave scandale, connu comme "Le Gacetazo".

"C’est une preuve pathétique de la démolition des institutions honduriennes", a fait remarquer le quotidien El Tiempo, dans son éditorial.

Le Parlement s'est réuni le 17 février pour prendre connaissance du rapport de la commission spéciale qui doit indiquer si la concession est nulle.

Pour sa part, le président du Congrès, Juan Orlando Hernández, a ordonné la révision des lois approuvées pendant les trois derniers mois du régime de facto.

Le barrage de Nacaome est considérée un espoir pour les résidents des 90 villages de la zone sud du pays. Cette infrastructure étatique est considérée comme indispensable à l’apport de progrès auprès des communautés voisines.

L’infrastructure produit environ 16 mégawatts d’électricité durant la saison des pluies et une moyenne d’un mégawatt durant l’été.

La construction du barrage a coûté 160 millions de dollars au Honduras et le gouvernement italien a approuvé un investissement de 35.4 millions de dollars pour que l’ouvrage soit modernisé. Les forces vives attendent une réponse du nouveau gouvernement de Porfirio Lobo, élu suite à des élections controversées effectuées durant le régime de facto, installé après le coup d’État qui a expulsé le président légitime, Manuel Zelaya, du pouvoir en juin 2009.
 
 
Source : Tercera Informacion

Traduction : Alma & Primitivi

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Published by Rue Goudouly - dans -*- politique
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