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En campagne

14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 03:58

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Les marchés ?!

 http://goudouly.over-blog.com/article-les-marches--50154172.html

 

La semaine dernière je ne vous ai pas écrit.

J’étais déprimée.

Plus je lisais la presse, plus je déprimais.

 

Alors j’écoutais la radio et je déprimais aussi.

 

J’ai loué Vichnou ne pas avoir la télé, sinon je finissais sous barbiturique ou benzodiazépine.

J’ai fini par me servir deux doigts de porto.

 

Du coup je ne vous ai pas écrit.

 

Je n’ai rien écrit du tout.

Vidée, épuisée, atone, sans répondant, au-delà de toute analyse.

 

Il m’a fallu tout le week-end, en me ressourçant à la vigueur de mes enfants, pour trouver quelques explications.

 

Ils nous ont enfermé dans le marché.

 

Je vous le lâche brut de décoffrage, parce que ça m’est venu ainsi, tout d’un coup.

Sans prévenir.

 

On ne peut rien faire car c’est le marché qui dicte sa loi.

A partir de ce moment là j’ai pu enfin réagir parce que, les deux doigts de porto aidant, je connaissais la cause de ma déprime.

 

Le marché.

 

Quoi qui se passe, qui se trame, qui se casse la gueule c’est la faute du marché.

Quoiqu’on veuille modifier, arranger, transformer, ou conserver, le marché le permet ou ne le permet pas.

 

En fait ILS nous ont bien vendu la marchandise.

Ils ont déresponsabilisé l’ensemble des décideurs, des gouverneurs, qu’ils soient publics ou privés. Ils ont refilé le bébé au marché.

 

Il n’y a personne de responsable, il n’y a personne qui décide hors le marché.

 

Et comme le marché ce n’est personne !

 

Va-t-en le trouver toi ce fameux marché, toi qui m’écoute ou me lis !

 

Il ne te glisse même pas dans les mains parce que tu ne sais où l’attraper, vers où te tourner.

 

L’opération est forte et s’est magistralement insinuée dans nos neurones, jusqu’à nous faire accepter ce déni de démocratie que fut le reniement du peuple français à une élection souveraine comme pour le traité constitutionnel.

Partisans ou opposants sont obligé de l’admettre.

 

Je crois qu’il y a plusieurs choses qui pourraient me (nous ?) faire reprendre espoir, que dis-je reprendre main sur nos vies.

 

Si une organisation, plutôt de gauche en ce qui me concerne, décidait de s’emparer du travail d’éducation populaire pour ce qui est la bourse et de son inutilité pour l’ensemble des populations, voir de son danger, enfin j’adhérerais à quelque chose.

Si cette organisation prônait en plus la « démondialisation » financière je deviendrais enthousiaste.

 

Si les syndicats devaient se retrouver enfin pour dire que la retraite c’est un dû et que quoique décide ce gouvernement ils vont se battre pour faire en sorte que ce temps d’après la vie salariée ne devient pas un temps d’inactif, bien au contraire, mais un temps de vie active au service des autres, des siens, de la collectivité, de soi, alors j’adhérerais à un syndicat.

Si les syndicats cessaient leurs divisions et la conquête de parts de marchés (tient on y revient) qu’ils ont perdu, pour enfin nous défendre sur le fond, alors l’espoir renaîtrait.

 

Mais voilà tout le monde est redevable de chacun.

Chacun se tient par la barbichette et le premier qui rira ne sera pas élu.

 

Alors ?

 

Alors on va se prendre par la main et commencer à croire que le commerce cela existe et que ça ne fait pas le marché, et donc que le marché n’existe pas, ou juste parce qu’on le souhaite et qu’on ne le souhaite plus.

 

Alors on va se battre pour que nos retraites ne nous soient pas volées.

Cela va être un rude combat, mais il va falloir le mener, car si nous ne gagnons pas cette manche, c’est le match qui sera perdu.

Il ne faut pas croire qu’une éventuelle alternative électorale rétablira les choses, car tous les bords mangent dans la même main du marché, parce qu’ils veulent y croire et que le marché leur donne quelques miettes afin de les rassasier.

 

Et si on se rebellait dans notre quotidien, dans nos petites habitudes ?

 

Si on n’acceptait plus les petites magouilles quotidiennes qui nous font renoncer à ce pourquoi nous nous sommes investi dans la vie, dans notre travail ?

 

Si on refusait ces petits arrangements, les petites trahisons qui nous font fermer les yeux sur des destructions de vies, de visions ou d’enthousiasmes ?

 

Allez le prochain billet sera plus optimiste.

Je vous le promets.

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

 

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Published by Rue Goudouly - dans -*- Billets
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