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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /2007 03:54
 
















Les surenchères auxquelles nous assistons :

-         immigration et identité nationale

-         drapeau tricolore et marseillaise

    -         obsession sécuritaire


...n’augurent rien de bon.

 

Cette démagogie dégoulinante nuit gravement à la qualité du débat.

 

Dans un monde idéal, comment définir la politique, au sens noble du terme ?

 

-         Un espace de délibération démocratique.

 

Voilà la politique que nous aimons et à laquelle nous dédions cette émission (ceci est une remarque personnelle).

 

L’ambiance actuelle favorise-t-elle une confrontation digne des projets alternatifs ?

 

Non pas que ceux-ci aient disparus. On discerne bien le clivage entre les types de société proposés.

 

Mais, ces démarcations utiles, légitimes, nécessaires pour structurer notre compréhension des enjeux  ont cédé la primauté à la prolifération de multiples surenchères où tout le monde dit plus ou moins la même chose, tout en cherchant à discréditer ses concurrents qui l’auraient mal dit ou pas assez fort à leur goût.

 

Inutile de faire l’inventaire, vous le connaissez.

 

En politique, difficile de satisfaire tout le monde simultanément. Par exemple : on peut vouloir défendre les services publics et diminuer les impôts, mais, difficile de faire les deux en même temps….


Comment ne mécontenter aucun segment de l’électorat et ratisser aussi large que possible ?


Comment dénoncer les extrêmes alors qu’on pille discrètement ou de manière obscène leurs fonds de commerce ?

 

Ainsi,  la demande de sécurité s’autoalimente en boucle relayée par le matraquage médiatique complice comme si chacun vivait désormais dans la peur de l’ autre. Tolérance zéro. C’ est à qui réclamera le plus de caméras, de policiers, plus de sévérité et de mises en détention diverses alors que les prisons surpeuplées fabriquent en interne des délinquants encore plus aguerris à la sortie.

 

Il reste quinze jours pour changer de registre. Quinze jours pour défendre et confronter de vrais projets politiques entre lesquels les citoyens choisiront. Quinze jours pour les convaincre que la politique est une discipline collective qui ennoblit le vivre ensemble; pas une foire d’empoigne où tous les coups sont permis.

 

                                                                                      Balthus.

Par Balthus - Publié dans : -*- Billets
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 03:24


 


Un affrontement, qui s’étalera durant la première moitié du XXIème siècle, est déjà engagé et ne trouvera qu’une seule issue entre les protagonistes : la victoire de l’un sur l’autre.

C’est un peu terrible de parler ainsi, mais nous avons connu tant de guerres liées à la religion, que celle-ci, qui passera avant tout par les mots, mais pas seulement à l’échelle planétaire, emprunte aussi du vocabulaire guerrier.

 

Les questions de communautarisme et de laïcité paraissent surgir d’un autre siècle et pourtant elles se présentent depuis quelques années dans notre société d’une manière sous jacente.

La manière dont les candidats aux présidentielles en France ont pu éviter le sujet en dit long sur les questionnements qui se posent sur cette liberté de conscience.

Il a été attribué à Malraux la phrase suivant : « le 21ème siècle sera religieux ou ne sera pas », malgré qu’il n’ait jamais démenti avoir dit cela, il précisa sa pensée quelques années plus tard en disant : « le 21ème siècle sera spirituel, ou ne seras pas ». Malraux était athée.

 

Nous sommes le XXIème siècle et le débat a commencé.

La question religieuse dans notre société moderne est traitée via le communautarisme. Cette approche permettant à chaque communauté de s’alimenter mutuellement sans nécessairement céder du terrain à l’autre. Le combat commun étant d’abattre la laïcité. Cela s’appelle une alliance objective et ponctuelle.

 

Mais qu’est-ce que la laïcité ?


Le dictionnaire nous dit :

La laïcité désigne le principe de séparation du pouvoir politique et administratif de l'État du pouvoir religieux. Le mot « laïque » désigne les personnes ou les institutions qui respectent ce principe.

La laïcité implique un enseignement étatique d'où la formation religieuse (dans le sens enseignement de la foi) est absente. Pour autant, l'enseignement des religions n'est pas incompatible avec la laïcité, tant qu'il ne s'agit que de décrire des « us et coutumes », et si l'on présente chaque religion d'un point de vue extérieur (objectif) à celle-ci, par exemple dans le cadre d'un cours d'histoire-géographie.

Etymologiquement le mot "laïc" est issu du latin "laicus", de même sens, lui-même issu du grec "laikos", qui signifie "qui appartient au peuple" par opposition aux organisations religieuses.

Par ailleurs, le terme laïc est également utilisé au sein de la religion catholique dans un sens très différent : il désigne toute personne qui n'est ni clerc, ni religieux (ce qui ne l'empêche pas de se voir confier certaines responsabilités au sein de l'Église).


Il convient à ce point de prendre la définition de Henri Pena-Ruiz sur la laïcité :

 

« Certains hommes croient en Dieu. D’autres en plusieurs. D’autres enfin sont athées. Tous ont à vivre ensemble. Et cette vie commune, depuis la première Déclaration des droits de l’homme, doit assurer à tous une liberté de conscience et l’égalité de droit. Tel est du moins le sens d’un contrat fondateur propre à fournir le cadre d‘un état de droit. La liberté de conscience exclut toute contrainte religieuse ou idéologique. L’égalité de droit est incompatible avec la valorisation privilégiée d’une croyance ou de l’athéisme. La puissance publique, chose commune à tous comme dit si bien res publica, sera donc neutre sur le plan confessionnel : neuter, en latin encore, signifiant exactement « ni l’un, ni l’autre ». Cette neutralité confessionnelle est à la fois garantie d’impartialité et condition pour chacun, quelle que soit sa conviction spirituelle (humanisme athée ou humanisme religieux par exemple), puisse se reconnaître dans cette république, ou cité, dont tous les membres se retrouvent sur le même pied d’égalité. »

 

La définition de Pena-Ruiz englobe l’ensemble des problématiques ou chacun de ses mots pourrait faire l’objet d’un billet d’humeur.

 

Quoiqu’il en soit, la laïcité est un des fondements de la république française, elle est la garantie que chacun puisse exercer individuellement sa liberté de conscience. Entamer cette liberté ouvrirait la boite de pandore à des conflits communautaristes que nous aurions bien du mal à refermer. Accepter les regroupements de communautés en leur laissant édicter des règles propres à leurs propres pensées reviendra à laisser ces mêmes communautés tenter d’imposer ces règles à toute la population.


C’est en ce sens que la laïcité est la seule garantie de notre liberté individuelle et que la république et la seule entité démocratique capable de donner des règles claires à l’ensemble de la population française, sans mettre en place d’exceptions.

 

Suite aux lois scolaires de Jules Ferry de 1881 et 1882 et à la loi relative à la séparation des Eglises et de l’Etat, dite loi sur la laïcité, de 1905, il y a eu combat sérieux afin que les Eglises puissent reprendre du terrain sur ce sujet.

La promulgation des lois Marie et Barangé de septembre 1951, autorisant l’Etat à subventionner l’enseignement privé à permis de brouiller les cartes d’une manière durable en entamant sérieusement la laïcité.

Dans un monde voué au libéralisme et à la liberté des marchés, nous pouvons, encore une fois, constater que la puissance financière publique, votre argent, le mien, est consacré à des intérêts privés au détriment des intérêts publics.

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

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Vendredi 20 avril 2007 5 20 /04 /2007 03:28





























” Les passions ignorantes du public jouent dans le monde un rôle dont doivent tenir compte tous ceux qui aspirent à mener une démocratie ” (John Maynard Keynes)


Wikipédia définit l’ ignorance rationnelle comme une forme de loi du moindre effort. (étude complète sur yenayer et autres sources).

Cette attitude consiste à renoncer à se renseigner en profondeur avant de prendre une décision si le coût en efforts, temps et argent pour chercher de plus amples informations dépasse l’ enjeu de la décision.

Il s’ agit d’ un phénomène au départ individuel, mais qui peut avoir des effets dans les domaines soumis à des appréciations et décisions collectives ( économie, élections).

Ainsi, ce concept d’ ignorance rationnelle de chacun peut être la source d’ erreurs collectives.

Plus dangereux encore, ce comportement peut également faciliter les manipulations par des leaders d’ opinion comptant sur le fait que les gens qu’ ils veulent convaincre n’ iront pas creuser davantage les “vérités” qu’ ils prétendent exposer et imposer.

Cette campagne électorale en apporte une démonstration flagrante.

Pour voter en connaissance de cause ou pour avoir un avis documenté et argumenté, nécessité s’impose de produire des efforts et de ne pas se satisfaire ou se contenter d’écouter les discours ou de subir ” les lavages des cerveaux” des médias dominants.

Il importe de lire et analyser les programmes, de revenir sur les anciennes promesses et de faire le lien avec les discours passés. Il faut aussi établir un bilan et lire les avis des experts en la matière (hors des circuits médiatiques officiels).

Combien de personnes fourniront réellement ces efforts ?

Par exemple, lors de la campagne sur le TCE, beaucoup parmi les votants du NON de gauche avaient effectué ce travail de recherche ( comprendre le contenu du traité et ses implications économiques et institutionnelles ).

L’ ignorance rationnelle triomphera-t-elle en 2007 ?

Balthus

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Vendredi 27 avril 2007 5 27 /04 /2007 04:16


 

 

Il y a (il y avait) dans cette campagne présidentielle une odeur de fin de règne qui laisse tout le monde sur le bord de l’écran télévisuel.

Il n’y a jamais eu autant de personnes se disant prêtes à suivre les échanges des candidats, à se prétendre intéressées par la campagne en cours, il n’y a jamais autant de nouveaux inscrits, en particulier du côté des jeunes, depuis 1981, cela s’est d’ailleurs retrouvé dans les urnes avec un taux record de participation, et pourtant…

 

Et pourtant la campagne n’a aucune saveur, il nous est resservi la même sauce qu’il y a 5 ans, la question sécuritaire revient sur la scène politique un mois avant le vote, la gauche dite socialiste essaie de récupérer les atouts de la droite, la droite dure se tourne vers les thèses de l’extrême droite, et toujours la droite nous refait le coup du « ni droite, ni gauche » qui a si bien été usité depuis des millénaires, niant ainsi la dualité de toutes les civilisations depuis la naissance du monde.

 

Et pour finir le vote utile nous a été servi sur tous les tableaux, de l’extrême droite à la gauche. Nous pouvons nous poser ainsi la question de notre utilité.

 

Et pourtant il se passe quelque chose sous nos yeux que nous avons du mal à reconnaître. Des ruptures s’opèrent, des glissements se font, des positionnements se font jour.

 

A la lueur de ce qui vient d’être ébauché, il peut être affirmé qu’un resserrement se met en place autour des valeurs du libéralisme. Ce resserrement n’est possible qu’avec la complicité involontaire d’une gauche inexistante.

 

Et pourtant il se passe là un glissement non négligeable qui est en train de dessiner l’avenir politique de la France, comme nous pouvons le percevoir dans d’autres pays : une ligne de partage entre le libéralisme et l’antilibéralisme se fait jour et ce depuis le référendum sur le traité constitutionnel et les errements de mise en œuvre de l’Europe à la suite de la chute du mur de Berlin.

Cette fracture est composée d’une autre teneur plus souterraine, moins visible, mais plus profonde : le contenu productiviste ou non productiviste de notre avenir. Un débat de société long et douloureux va s’instaurer doucement, au niveau mondial, sur cette question.

 

Il en dépend certainement de notre survie.

 

Je suivais dernièrement, sur un blog parisien, un canular monté par les « Yes Men », ces personnes qui démontrent ce que le libéralisme est en train de produire comme incongruités. Ils interrogeaient le porte parole d’un candidat aux élections présidentielles sur la question écologique et en fin d’interview les « Yes Men » notaient le projet le plus fabuleux que notre société puisse produire pour faire coïncider l’outil de production dans une croissance toujours plus forte avec la préservation de la qualité de notre environnement. Les sociétés Boeing, ITT et Général Electric en lien avec le gouvernement américain, vont produire de la glace dans différentes usines à travers la planète afin de déverser cette glace sur les pôles pour protéger les calottes glacières. L’invité politique à qui il était demandé de savoir si Airbus participerait à ce type d’opération, à trouvé l’idée très bonne, et a surenchéri en pointant que le libéralisme savait toujours trouver les ressources nécessaires pour réaliser la jonction entre la production et l’environnement.

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

 

Aurore

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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 03:30


 

Les élections présidentielles de 2007 sont (ont été) un véritable piège démocratique.
Le vote utile a été usé jusqu’à la corde. C’est un geste écologique que de vouloir rincer le même linge jusqu’au fil.

 

La droite dure a vidé une partie de FN, créant la fin de Le Pen mais pas de la fin de la lepénisation.

Le centre droit a été utile aussi pour vider de volonté un véritable choix de société.

La gauche dite socialiste créatrice du concept vote utile se l’est fait piqué royalement.

Le reste n’est qu’atomisation.

 

Partant de ce constat nous pouvons aussi tirer l’analyse comme quoi le parti socialiste a su absorber la substantifique moelle  de ses partenaires d’un jour ou d’une nuit.

Le parti communiste, allié historique, est exsangue.

Le parti vert, allié du parti socialiste afin d’accéder à des postes de pouvoir, mais aussi sur un contrat moral avec le parti socialiste pour détruire le parti communiste, existe encore moins que ce dernier.

Le parti socialiste se retrouve seul…sans réserve de voix.

Le voilà contraint de passer des accords secrets avec l’UDF, nouveau parti démocrate, avant l’absorption.

Absorption de qui par qui ?

L’avenir nous parlera.


Dans tout cela le débat idéologique, le projet de société, ont disparu.

Rien.

Il ne reste que des questions de personnes.
Et toujours des questions de personnes.

D’aucun disait, « la présidentielle en France, c’est la rencontre entre un homme et un peuple » il était question en ce temps là aussi d’un fond politique.

Ce général n’avait pas envisagé qu’une femme puisse un jour tenter d’accéder au pouvoir.

 

Donc où en est le débat idéologique ? Où sont les projets de société ?

 

La constitution a été révisée l’année dernière pour faire entrer le principe de précaution. C’est envisager qu’un problème se profile à l’horizon.

Nicolas Hulot a fait son barnum avant les élections pour que chacun prenne en compte la question écologique. Il l’a, nous l’avons, cru.

Aujourd’hui rien, plus rien.

Mme Lepage pour ne pas disparaître s’est faite absorbée.

Les Verts se sont entredéchirés et divisés.

 

Demain nous vivrons la misère sociale et paysagère. Un productivisme à tout craint nous attend. Une destruction de notre planète nourricière est en vue. Des biotechnologies, des nanotechnologies, pourvoirons à nos besoins, pour le bien de l’humanité et de quelques actionnaires.

 

Il y a urgence, sans sectarisme, à traiter de ces questions.
Sans sectarisme, car nous courons le risque de tomber dans les incantations écologiques et du coup de retomber dans les travers que l’histoire nous a servi sur le plan social.

Et pourtant le social est aussi à prendre en compte, comme la laïcité, sans concession.

 

Quel est le poids de l’écologie à ce jour ?

Néant.

Et pourtant il faut en parler. Il faut l’imposer.

Les partis porteurs de ces projets ont disparu.
C’est peut-être une chance pour qu’enfin la problématique écologiste soit prise au sérieux.

 

Mais l’écologie est-elle compatible avec le libéralisme ?

Cela est moins sûr.

 

C’est certainement par ce bout là que la pelote devrait être dévidée !

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

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Vendredi 18 mai 2007 5 18 /05 /2007 04:00

 

 

 

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La répression teste la démocratie. Jusqu’où ?

 

 

Tout d’abord les faits :

 

A Copenhague (Suède) la maison des jeunes (l’Ungdomshuset), vendue par la municipalité à une secte chrétienne, maison construite en 1897 pour être le siège du peuple (Folkets Hus) et qui a vu passer Rosa Luxembourg et Lénine, ainsi que Clara Zetkin et où fut lancée par cette dernière l’idée d’une journée internationale de la femme, a été détruite et rasée , le 1er mars 2007, après un assaut, qui peut être qualifié de militaire, par des policiers.

 

 

Sans motifs légaux précis, les forces de l’ordre ont bloqué le secteur de la maison des jeunes pour déployer un imposant dispositif de type militaire.

 

Officiellement la police recherchait des étrangers. Ce point est essentiel.

 

L’immeuble est investi. La police utilise des moyens nouveaux et puissants, des canons à mousse. Cette mousse durcit et bloque les accès tels les fenêtres et les portes. Les membres de la brigade antiterroriste sont déposés sur le toit par un hélicoptère. Tout indique que cela a été minutieusement préparé.

 

Immédiatement après l’assaut et l’évacuation de la maison des jeunes des marches de protestations ont lieu dans Copenhague.

 

La police encercle les manifestants, perd son sang froid, et très vite la violence éclate. Des arrestations massives ont lieu, des jeunes, pour ne pas dire des enfants, sont menottés sur les trottoirs, sous le grondement des hélicoptères.

 

La rue riposte, organise des barricades, incendie des véhicules, lance des pavés, des bouteilles, puis des cocktails Molotov.

 

Une guérilla urbaine s’instaure, suivie de rafles policières durant 6 jours et 6 nuits, en particulier dans les lieux populaires ou de solidarité : maison du peuple, maison de la solidarité, dans un collectif indépendant, etc.

 

Des mineurs sont fichés, le contrôle aux frontières, les gaz lacrymogènes, la brutalité des attaques,…, l’agissement hors des cadres démocratiques d’une police militarisée pose quelques interrogations.

 

Plus de 140 étrangers ont été arrêtés sur la base d’une, écoutez bien, « présomption de dangerosité ».

 

Un état de siège policier a été mis en œuvre durant ces 6 jours.

 

 

Le plus inquiétant pourrait paraître anodin dans cette bouffée de violence. Des policiers allemands, français et anglais étaient présents, pendant tout le déroulement des événements. Ils étaient présents « en qualité d’observateurs » a reconnu le porte-parole de la police de Copenhague.

 

Une opération minutieusement orchestrée, utilisant des fondements raciaux (la chasse aux étrangers), étudiée par les collègues européens, ressemble à une « expérience de laboratoire » pour préparer d’autres opérations.

 

Il est sûr que ces images ne sont pas passées à la télévision française. Mais nous avions en préparation l’arrestation violente des fraudeurs de la gare du Nord à Paris.

 

 

Une dérive policière est consciencieusement mise en œuvre en Europe, sous nos yeux, dans la construction de la crainte des années à venir, sur un fondement vieux comme le monde : la peur de l’autre.

 

La démocratie est en train de faillir.

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

 

 

Aurore

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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 03:50
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Dernièrement, je révisais un peu l’histoire récente. En fait l’histoire politique depuis 1981. On se demande bien pourquoi. J’ai tiré de cette révision une collection de faits.Les voila :

 

 

 

-         en 1983 le choix historique de la rigueur et de l'intégration économique européenne a été opéré par le gouvernement de Pierre Mauroy.

 

-         en 1986 la libéralisation du système financier, étape préliminaire à l'ouverture de notre économie aux capitaux étrangers a été amorcé par le gouvernement de Laurent Fabius.

 

-         au début des années 1990 les bienfaits de la désinflation compétitive ont été théorisés par Pierre Bérégovoy, d'abord en tant que ministre de l'Economie puis en tant que Premier ministre.

 

-         en 1992 François Mitterrand a fait campagne en faveur du traité de Maastricht et de l'euro.

 

-         en 2000 l'ouverture à la concurrence du marché du gaz et de l'électricité au sommet européen de Lisbonne a été signée par Lionel Jospin.

 

-         la privatisation de France Telecom et la vente de l'Aérospatiale à Lagardère a été organisée par le même Jospin.

 

-         Laurent Fabius a même envisagé d'ouvrir le capital d'Areva.

 

 

 

Dans la même période de recherche, une chose n’allant pas avec l’autre à priori, j’écoutais discrètement la conversation d’ados (12 – 15 ans) il y a quelques jours à la sortie d’un collège sur la question de la campagne électorale présidentielle. Leurs approximations, leur fraîcheur mais aussi leur vision pure de ce que le monde pourrait être, m’ont saisi.

 

 

 

Ils parlaient des 4 candidats qui font la course en tête.

 

Au passage ils fustigeaient la presse, je me demande bien pourquoi !

 

Ce groupe n’envisageait pas de voter extrême droite et ils plaçaient Sarkozy dans cet extrême.

 

Ils se questionnaient sur la position de Royal à gauche.

 

Ils notaient la place de Bayrou à droite et l’amalgame que font les adultes sur la place qu’il occupe sur l’échiquier politique en France, ou qu’il tente d’occuper : ni droite, ni gauche.

 

Là ces ados étaient catégoriques : il existe une droite et une gauche, et ce sont deux espaces distincts utiles et nécessaires à la vie politique.

 

Pour eux Bayrou ne peut pas faire campagne sur un tel amalgame. Et pourtant.

 

 

 

A mon avis ce sont ces jeunes qui ont raison.

 

 

 

Mais, car il y a toujours un mais pour les adultes, quand je vois les décisions prises depuis 1983 par les dirigeants socialistes, je me dis que nos ados ont besoin de nous transmettre leurs lucidités.

 

Le marché étant une fracture ouverte dans la limite entre la droite et la gauche, il faut certainement aller chercher la gauche ailleurs qu’en des lieux où elle se nomme.

 

La droite par ailleurs doit affirmer ses choix clairement, surtout en période électorale et quelque soit son étiquette.

 

J’en suis resté là de mes interrogations.

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

 

Aurore

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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /2007 03:36
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Cerveau droit, cerveau gauche ?

 

 

 

Les résultats de nombreuses recherches scientifiques portant sur des échantillons statistiques significatifs, soulignent les différences sensibles de fonctionnement du « cerveau féminin » et du « cerveau masculin » — sans perdre de vue qu’il est estimé qu’il y a environ 20 % d’hommes qui disposent d’un cerveau de type « féminin » et 10 % de femmes qui fonctionnent avec un cerveau plutôt « masculin ».

 

 

 

Tous les chercheurs en neurosciences sont d’accord aujourd’hui pour considérer que : le cerveau gauche est plus développé chez les femmes et le cerveau droit, chez les hommes — contrairement à ce que pense encore le grand public et cela sous l’influence directe des hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes, etc.).

 

Ainsi, la femme est plus portée sur le partage verbal et la communication, tandis que l’homme est centré sur l’action et la compétition.

 

En résumé, la femme est moins émotive mais elle s’exprime davantage alors que l’homme est, en réalité plus émotif, mais il n’exprime pas ses émotions — ce qu’il importe de ne jamais perdre de vue, tant dans la vie conjugale qu’en psychothérapie.

 

La femme est orientée dans le temps (cerveau gauche) ; l’homme est orienté dans l’espace (cerveau droit).

 

 

 

Globalement, la femme est beaucoup plus sensible, son ouïe est plus développée, son sens du toucher plus développé, son olfaction est plus fine, son OVN (organe voméro-nasal, véritable sixième sens chimique et relationnel) perçoit les phéromones — qui traduisent plusieurs formes d’émotions : désir sexuel, colère, crainte, tristesse…Il serait aussi plus sensible chez les femmes (serait-ce là ce qu’on appelle « l’intuition »). Quant à la vue, elle est davantage développée — et érotisée — chez l’homme Cependant, la femme dispose d’une meilleure mémoire visuelle.

 

 

 

Certains chercheurs avancent que c’est un mythe.

 

 

 

Cet aspect des choses étant entendu nous montrant des différences acquises ou non, à travers des siècles et ainsi que de notre évolution, nous pouvons tenter d’avancer vers d’autres contrées.

 

 

 

Un certain nombre d’études en psychologie sociale suggèrent que les personnes de droite et de gauche différeraient par leurs styles d’explications.

 

Il y a une vingtaine d’années un psychologue néerlandais (Oene Wiegman) a réalisé une expérience étonnante : il a fait prononcer le même discours par un dirigeant socialiste et par un dirigeant libéral du Parlement des Pays-Bas. Il a constaté que les personnes de gauche étaient d’accord avec le discours du chef socialiste, et non avec celui du chef libéral alors que les discours étaient identiques ! Réciproquement, les volontaires libéraux dans l’expérience adhérèrent au discours du dirigeant libéral, et non à l’autre.

 

On le voit c’est celui « Qui parle » qui l’emporte sur le contenu.

 

 

 

Au fait, je me pose une question certainement fort maladroite : quelle est la différence des discours politiques entre les différents candidats durant cette période électorale ?

 

Qu’en est-il pour les personnes nommées au sein du présent gouvernement ?

 

 

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

 

Aurore

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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /2007 04:20

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Les périodes électorales sont propices à observation, car ces animaux que sont les hommes politiques exacerbent leurs comportements d’autant plus que la date butoir approche.

 

Les médias le savent qui utilisent ce travers pour obtenir des « scoops ».

 

 

 

Cette campagne électorale, ces campagnes, nous ont permis d’étudier un phénomène nouveau à savoir que les médias ont été vilipendés par presque tous les candidats, d’une manière plus ou moins forte.

 

 

 

Il peut être aisé de comprendre les candidats qui ne contestent pas l’ordre établi, et noter qu’ils jouent avec le feu médiatique pour obtenir quelque audience. Par ailleurs il parait étonnant d’entendre ceux qui pourraient apparaître comme les plus vindicatifs et que nous pouvons situer à gauche de la gauche (vous avez vu comme tous les termes de cette phrase sont mesurés), un candidat, ou une candidate, critique de l’ordre social et qui va dans les médias, sans jamais ne critiquer l’ordre des médias, sinon timidement, en parlant du peu de temps que ces même médias (mais je ne parle pas de vous !) leur accordent.

 

 

 

Tout au moins dans l’espace que lui réserve le média pour s’exprimer, bien sûr, en respectant le principe : il faut profiter d’abord et critiquer ensuite.

 

Manque de courage, mais aussi d’honnêteté car quel que soit le candidat élu au final, dés qu’il se retrouve au pouvoir il cesse ses récriminations envers les médias…il s’en accommode.

 

 

 

Il est à noter parfois comment les même qui ont tant fait courir de rumeurs sur tel ou tel média, l’ont tant décrié, se précipitent pour y intervenir, la tête haute et le regard bas.

 

 

 

Et les médias se délectent de cela, qui utilisent la bassesse politique pour obtenir des aveux, des scoops, que sont si prompt à offrir les politiques. Car il ne faut pas non plus ignorer le comportement des journalistes qui répondent si promptement à ce que les politiques peuvent avancer : « nous savons déjà tout cela » d’un ton lascif, choisissant du coup de na pas diffuser le message que le politique avait choisi de faire valoir auprès du public.

 

 

 

Le coup d’après le politique pour faire passer son message préparera un scoop pour, dans un calcul de donnant – donnant, faire malgré tout passer son message qui de fait devient plus ou moins inaudible compte tenu de la teneur du scoop.

 

 

 

En fait plus personne au final ne sait plus qui fait quoi et qui est responsable.

 

De toute manière c’est toujours l’autre qui est responsable, c’est un principe de base.

 

 

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

 

Aurore

 

 

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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /2007 03:55

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Débats et dégâts !

 

 

 

La première série d’élection est passée en France, pendant qu’ailleurs d’autres combats s’organisent et en particulier en Turquie où le fait laïque est remis en question.

 

 

 

Plusieurs questions se posent à l’issue des échéances françaises.

 

Toutes ne peuvent être abordées dans un billet.

 

 

 

Gardons-en une pour rire :

 

 

 

La France est-elle à gauche ou à droite :

 

 

 

On le voit la presse, les médias, les politiques vivent une crise métaphysique.

 

 

 

Pouvons-nous les aider ?

 

 

 

Je ne crois pas.

 

La France est le reflet de ce qu’ils nous proposent en reportant simplement ce qu’ils croient être nos désirs.

 

Un concept difficile, un concept sans ambition et sans véritable débat de société.

 

 

 

En Turquie il en est tout autrement.

 

La lutte pour le maintien de la laïcité est un véritable combat. Peu de pays sont constitutionnellement laïques. 7 pays par ordre alphabétique : Cuba, la France, l’Inde, le Japon, le Mexique, le Portugal, l’Uruguay et la Turquie.

 

 

 

Notons au passage qu’au Mexique en 1991 les principes constitutionnels laïques ont été abolis et des relations diplomatiques avec le Vatican ont été rétablies ; qu’en Turquie, on assiste à un retour de l’intégrisme ; qu’en Inde il y a aujourd’hui application possible de la Charia aux femmes musulmanes qui peuvent également être répudiées et accepter la polygamie ; et enfin qu’au Japon, on voit l’essor de sectes shintoïstes et bouddhistes.

 

 

 

Les rapprochements de Nicolas Sarkozy avec un des représentants des Frères Musulmans (Tariq Ramadam) lors du Forum Social Européen de St Denis en 2003, tout comme l’a fait José Bové à cette occasion ou certains membres de la LCR, proches d’Attac, laissent quelques inquiétudes sur la finalité recherchée en France sur les questions religieuses.

 

Ces rapprochements ont été confirmés par la création du Haut Conseil du Culte Musulmans puis validé par la nomination de Christine Boutin comme ministre du gouvernement Sarkozy, qui s’est empressée de s’entourer d’un ecclésiastique. Cette nomination est un signal fort aux catholiques traditionnalistes.

 

Les rapprochements religieux vont bon train, sans tenir compte du contenu laïc de notre république. D’ailleurs on peut se demander ce que Fadela Amara peut bien faire dans cette galère, mis à part aller à la soupe.

 

 

 

Dans ces conditions certains principes sont bons à rappeler :

 

 

 

-                          La laïcité c’est la constitution et la défense d’un espace public de pluralisme, de discussion d’idées, de respect de l’autre.

 

-                          La laïcité, c’est une problématisation généralisée, c’est un questionnement illimité.

 

-                          C’est un principe qui s’appuie sur la Raison, la Science, le Progrès.

 

-                          C’est le libre examen, la critique raisonnée.

 

-                          C’est donc une idée à défendre.

 

 

 

 

 

Cette chronique étant la dernière de la saison, je souhaite de bonnes vacances à tous nos auditeurs.

 

 

 

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

 

Aurore

Par Aurore - Publié dans : -*- Billets
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