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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 06:57

ICI

 

Les mystères de la gauche: De l'idéal des lumières au triomphe du capitalisme absolu

 

"Que peut bien signifier aujourd'hui le vieux clivage droite-gauche tel qu'il fonctionne depuis l'affaire Dreyfus ?..."

 

Jean-Claude Michéa,  

Les mystères de la gauche,

De l’idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu,

Paris, éditions Climats/Flammarion, 2013.

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 06:14

http://goudouly.over-blog.com/article-bientot-nous-aurons-faim-84613633.html

 

Bientôt nous aurons faim !

Bientôt nous aurons faim !

Gérard Le Puill

 

Le titre de ce livre n'a rien d'une provocation et l'auteur ne prétend nullement que les rayons de nos grandes surfaces seront vides dans les prochains mois. Mais la sélection par l'argent rend déjà difficile l'accès des populations pauvres au besoin vital de manger tous les jours. Y compris dans les pays riches.

La volatilité durable et les flambées soudaines des prix agricoles - sous l'influence des fonds spéculatifs et sur fond de laisser faire les principaux décideurs politiques de la planète - sont lourdes de menaces pour la souveraineté et la sécurité alimentaire des peuples.

L'enjeu majeur du XXIe siècle sera de nourrir une population mondiale qui va passer de 7 à 9 milliards d'habitants dans un contexte de raréfaction des superficies agricoles disponibles, de réchauffement climatique, d'assèchement de certaines nappes phréatiques, de cherté du pétrole et du gaz dont l'agriculture intensive est une grande consommatrice.

Demain il faudra produire plus en utilisant moins d'engrais, de carburants, d'eau, de pesticides. Toutes les terres agricoles devront être utilisées de manière durable en fonction de leur potentiel agronomique.

Cette agriculture de précision ne pourra plus seulement être pilotée par la main invisible du marché, elle-même motivée par la seule recherche du profit, comme l'imaginait Adam Smith au XVIIIe siècle et comme veulent encore le croire les économistes libéraux. Ce livre explique comment il est possible de produire autrement et à moindre coût.


Journaliste honoraire et spécialiste des dossiers agricoles, Gérard Le Puill collabore à plusieurs publications dont l'humanité, l'Humanité-Dimanche, l'hebdomadaire agricole La Terre, le magazine syndical Vie Nouvelle. À l'Humanité, il a obtenu le prix Artémis en 1997 pour un article sur le biotope du tétras lyre, puis le Grand prix du journalisme agricole en 1998 pour le portrait d'un vigneron.

Fiche technique

  • Reliure : Broché
  • Page : 291 p
  • Format : 21 x 15 cm
  • Poids : 399.00 g
  • ISBN : 978-2-35593-124-6
  • EAN13 : 9782355931246
  • 20,00 - 19,00 € Indisponible chez l'éditeur
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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 03:17

http://goudouly.over-blog.com/article-art-contemporain-le-concept-63582110.html

 

 

PUF

Art contemporain le concept

Samuel Zarka

Un article de Puf.

 

Une reconstitution de l’histoire à la fois sociale et esthétique de l’art contemporain, de 1950 à nos jours.

 

L'ouvrage

L’art contemporain doit être interrogé dans sa logique globale, au-delà de la pluralité de ses productions. Il peut ainsi être envisagé comme un style artistique homogène, dont les déclinaisons s’effectuent sur un fonds mythologique, qui ne saurait être compris indépendamment des transformations sociales et culturelles des sociétés dans lesquelles il s’inscrit.
Plus qu’une histoire de l’art, ce livre propose donc une genèse de l’art contemporain, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à nos jours. Il s’articule en deux parties, l’une historique, l’autre esthétique, pour envisager la question d’un point de vue à la fois extérieur (celui de l’historien et du philosophe) et intérieur (celui du critique d’art et de l’esthéticien).


Il propose ainsi une reconstitution du monde de l’art dans lequel l’œuvre n’est qu’une étape, dans le cadre plus vaste d’une dynamique sociale, économique et politique. L’analyse de la symbolique des pièces, des actes qui les valorisent et des discours qui les soutiennent, permet de poser les bases d’une sociologie de l’esprit du monde de l’art, en perspective avec l’évolution générale des sociétés occidentales. L’enjeu de cet ouvrage consiste alors à penser l’esthétique de l’art contemporain dans sa relation avec le devenir d’une économie politique globalisée.

 

 

Table des matières

Préface

PREMIÈRE PARTIE. — HISTOIRE
Chapitre premier. Genèse du procès de production de l'« art contemporain ». De la guerre à l'après-guerre
Genèse de l'art étatsuno-international
Le concept d'« art »
Chapitre II. Genèse de l'« art contemporain ». Les années 1950-1980
La praxis selon les années fastes
Le micromilieu comme praxis transnationale
L'« art contemporain » comme praxis
Chapitre III. Dialectique de l'« art contemporain ». Les années 1980-2010
La surdétermination financiaro-libertaire

Le marché de l'art financiarisé
La praxis selon le signifiant « monnaie »

SECONDE PARTIE. — ESTHÉTIQUE
Chapitre premier. Le caractère fétiche de l'objet d'art et son secret
La reconduction du scénario de l'« avant-garde »

L'argumentation de Greenberg
Chapitre II. L'« art contemporain » comme esthétisme. Les années 1960-2010
Le soliloque institutionnel

Phénoménologie du cube blanc
Les effusions cubées
La conversation selon le micromilieu

Conclusion

Bibliographie
Index des noms

 

 

A propos de l'auteur

Samuel Zarka est diplômé de l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy et de l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne (philosophie). Il dirige la revue de création DroitDeCites.org il est aussi conférencier à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, et collabore à la revue genevoise Artpassions.

 

Caractéristiques

  • 224 pages
  • 26.00 €
  • ISBN : 978-2-13-057700-3
  • N° d'édition : 1
  • Date de parution : 03/11/2010

 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 03:09

http://goudouly.over-blog.com/article--territoires-n-513-63130393.html

 

Territoires n°513 - décembre 2010




   

 

 

 

 

 

 

Le sommaire

Les articles en ligne :

« L’État a affaibli l’organisation des préfectures », Michèle André, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme.

De l’Europe au local : encadrer le lobbying, Yveline Nicolas, coordinatrice d’Adéquations, membre du réseau Étal.


 

Sommaire

 
Initiatives locales
 
Brèves : Ivry-sur-Seine : Chantiers haute qualité artistique ; Accueil des séniors La vieillesse vue autrement ; Agen : Des conseillers de quartier élus au suffrage universel ; Grenoble : Échop’à sciences
Pays en chantier : Limites de l’économie résidentielle
chronique de Stéphane Loukianoff de l'Unadel
Cult'urb : Le zeste et le territoire
chronique de Maud Le Floc'h, pOlau - pôle des arts urbains
Portrait d’Alain Manac’h : Une vie de planches et de barricades
Satire dans tous les coins : Fréjus & Saint-Raphaël : Histoires d’eau ; Lédat : Vidéo-démocratie
 
Actualités
 
L'événement : Départements : condamnés à mort par asphyxie
L’ébulition de M'ric
Brèves : Le PIB de ma banlieue est-il trop élevé ? Le Sénat dénonce les transferts de personnel de l’État ; Double jeu des industriels français contre le climat ; Handicap, les collectivités peinent à évoluer
La terre vue du fiel : Complot atomique au sommet de l’État
par Jean-Stéphane Devisse et Christophe Beurois, Médiation et environnement
Ppoint de vue :
Michèle André, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme, membre de la commission des finances :
« L’État a affaibli l’organisation des préfectures  »
Démocratie participative, modes d’emploi : Le conseil de quartier, c’est où ?
Chronique de Matthieu Pillard, responsable du service démocratie participative à Villeurbanne
 
Dossier : Lobbying, conflits d’intérêts, corruption : La France sous influences
 
« Les Français pensent toujours que la corruption n’existe que dans les pays pauvres… »
Entretien avec Roger Lenglet, philosophe et journaliste d’investigation 
 
« La corruption mine la confiance, ciment de la démocratie »
Interview d’Eva Joly, présidente (Europe écologie – Les Verts) de la commission développement du Parlement européen 
 
De l’Europe au local : encadrer le lobbying
Yveline Nicolas, coordinatrice d’Adéquations, membre du réseau Étal
 
Des réseaux citoyens bataillent contre les lobbys
Blanche Caussanel
 
Conflits d'intérêts : pour une surveillance citoyenne
Séverine Tessier, porte-parole d’Anticor
 
Une charte anti-corruption, éthique et à l’étroit
Sterenn Duigou
 
Reportage
Ardèche.
Le Hameau, l’école et les utopistes
 
International
Brésil. Le Brésil de Lula et Dilma en pleine mutation démocratique, par Sandra Oliveira Teixeira
Vues d'Europe À qui appartiennent les ressources naturelles ?
Chronique réalisée par les volontaires du programme européen d'Echanges et partenariats
 
Analyses
Arc Express et grand huit : un débat, vous disiez ?, par Sylvie Gribois
Passons à une VIe République participative et citoyenne, Jean-Claude Mairal, président du groupement d’action locale du Pays Vichy-Auvergne
 
Le temps qui pense
1976, le rapport « Guichard » : la participation au secours de l’action publique ?
Thibault Tellier, maître de conférence en histoire contemporaine à Lille III et enseignant à l’Institut d’études politiques de Lille
 
Et aussi ...
Lectures, courrier des lecteurs, Adels info, Autres voix
 
 
 
Les articles en ligne
 
« L’État a affaibli l’organisation des préfectures »
Entretien avec Michèle André, sénatrice (PS) du Puy-de-Dôme, membre de la commission des finances
 
Dans un rapport remis en octobre dernier à la commission des finances du Sénat en qualité de rapporteure spéciale des crédits de la mission « administration générale et territoriale », vous avez soulevé les dysfonctionnements provoqués par la révision générale des politiques publiques (RGPP) au sein des préfectures. Qu’en est-il ?
Je suis depuis trois ans les services des préfectures dans le cadre de la mission « administration générale et territoriale ». J’ai, en 2009, contôlé les effets du passage au passeport biométrique. La révision générale des politiques publique (RGPP) prévoit la suppression de 2 107 équivalents temps plein travaillés entre 2009 et 2011. Cette année, ce sont encore 700 postes qui vont être supprimés. La baisse des effectifs dans les préfectures sur trois métier (la délivrance des titres d’identité, le contrôle de légalité et la gestion des fonctions supports), a provoqué de réels problèmes d’organisation en interne. Au niveau de la mise en place des titres (identité, système d’immatriculation de véhicules) j’ai pu constater que les conditions de travail se sont détériorées. Le postulat selon lequel la déconcentration des services et la dématérialisation des demandes déchargeraient les agents de préfecture ne s’est pas avéré exact.

Vous précisez dans ce même rapport que des postes ont été supprimés sur le contrôle de légalité. Quelles en sont les conséquences pour les collectivités territoriales ?
La suppression des postes s’est traduite par un allègement du contrôle de la légalité. Avec la décentralisation, les collectivités locales ont joui d’une plus grande liberté en matière de gestion avec, en contrepartie, un contrôle de légalité de la part des préfectures. Toutes les décisions issues des délibérations d’un conseil municipal, par exemple, sont censées passer par ce contrôle, pour vérifier leur légalité vis-à-vis du droit français. C’est une mission qui demande un vrai travail de documentation. Avec la diminution du nombre de postes, les élus craignent qu’un contrôle ne soit pas réalisé et que la Cour régionale des comptes les rappelle à l’ordre. Cela génère une forme d’insécurité pour les élus et les soumet à plus de pression. L’État a affaibli l’organisation des préfectures, qui était pourtant forte.

Les usagers subissent-ils les préjudices de ces dysfonctionnements ?
Un problème récent est apparu, par exemple, dans le cas de la délivrance de la carte grise. Lorsque l’on vend sa voiture, l’acheteur doit faire la démarche de changement de nom sur la carte grise. Pendant ce temps, les contraventions sont envoyées au précédent propriétaire qui doit prouver qu’il a vendu sa voiture pour ne pas avoir à payer les infractions qu’il n’a pas commises. Et comme les agents passent aujourd’hui sept heures sur sept au guichet, il y a moins de suivi. Dans certains services, si deux personnes se trouvent en arrêt de maladie, le fonctionnement est en péril. Il n’y a plus de marge de manœuvre. Concernant les passeports biométriques, j’ai dû demander à la Cour des comptes leur coût réel, qui s’élève à 55 euros. Or, le timbre fiscal que doit acheter l’usager pour obtenir son passeport s’élève à 89 euros. J’ai essayé de faire passer un amendement pour abaisser le coût pour l’usager, il a été rejeté. L’usager paie directement les conséquences des économies budgétaires imposées par la RGPP.

La révision générale des politiques publiques entraîne également des modifications dans l’organisation des préfectures. Quelles en sont leur nature ?
Les préfectures ont fait les choses convenablement dans leur réorganisation interne. Elles ont regroupé les services autour de deux ou trois directions. La RGPP prévoit, surtout, la montée en puissance du préfet de région sur les préfets départementaux. C’est lui qui maîtrise les moyens financiers. Avec la réforme territoriale, qui va bientôt passer devant le Conseil constitutionnel, les préfets de région auront le pouvoir de modeler la carte de l’intercommunalité. Il faut être clair, c’est une recentralisation ! C’est dramatique. Les collectivités locales se retrouvent, quant à elles, sans autonomie financière, elles n’auront plus aucune marge de manœuvre, et elles ne pourront plus investir. Hier [mercredi 24 novembre, NDLR], on nous a demandé en urgence de voter un décret en avance sur un crédit de presque un milliard d’euros, parce que l’État ne peut payer l’ensemble de ses fonctionnaires en décembre ! C’est vraiment une situation très inquiétante. Propos recueillis par Sterenn Duigou

 
De l’Europe au local : encadrer le lobbying
Yveline Nicolas, coordinatrice d’Adéquations, membre du réseau Étal (1)
 

Longtemps taboues en France, les pratiques de lobbying de la part d’intérêts industriels et financiers cherchant à influencer la décision publique au détriment de l’intérêt général sont maintenant plus ouvertement discutées, de même que les conflits d’intérêts, qui s’apparentent à une forme extrême de lobbying.

L’« Initiative pour la transparence » a abouti, en 2008, à la mise en place par la Commission européenne d’un registre des groupes d’intérêts, qui reste insuffisant, car facultatif. En France, de timides réglementations internes ont récemment été mises en place par l’Assemblée nationale et le Sénat. Mais elles semblent surtout conçues pour légitimer le lobbying comme mode « d’expertise » pour les élus. Quel que soit l’échelon de gouvernance, les activités de lobbying des groupes d’intérêts industriels, disposant d’accès privilégiés aux élus et décideurs politiques, ont un impact sur les processus de décision publique, et donc sur le modèle de développement économique et social, comme sur l’environnement. Or, faute de transparence, il est difficile de savoir qui prend telle ou telle décision, au profit de qui, et quelle est l’ampleur des moyens financiers mis en œuvre pour ces actions d’influence. Les collectivités territoriales sont concernées à plus d’un titre et de façon contradictoire : elles se veulent des acteurs de la démocratie locale et participative ; sont l’objet de lobbying de la part d’entreprises pour les marchés locaux et, par ailleurs, elles développent de plus en plus leurs propres activités « d’influence », via les associations qui les regroupent et les représentations qu’elles instituent, notamment au niveau des institutions européennes.

Registres des « groupes d’intérêt »
Face à différents scandales, le bureau de l’Assemblée nationale a fini par adopter, en juillet 2009, des « règles de transparence et d’éthique applicables à l’activité des représentants d’intérêts ». Dans la foulée, le bureau du Sénat adopte un premier corps de règles visant à « renforcer l’encadrement de l’activité des groupes d’intérêts au regard d’une triple exigence de transparence, de déontologie et d’équité ». Mais ces règles sont peu contraignantes : registres obligatoires mais peu fournis en informations, badges journaliers, cartes nominatives annuelles ou temporaires… Si ces dispositifs donnent accès à certaines informations sur l’identité et les thèmes d’activité des lobbyistes, ils ne permettent pas de mesurer l’ampleur du phénomène et les sommes en jeu, d’autant que très peu de lobbyistes professionnels et de sociétés de conseil sont inscrits… Et que penser du code de conduite qui croit bon de stipuler qu’il est « interdit (aux lobbyistes) d’utiliser du papier à en-tête ou le logo de l’Assemblée nationale », et qu’ils « doivent s’abstenir de toute démarche en vue d’obtenir des informations ou des décisions par des moyens frauduleux » ? Le registre de l’Assemblée nationale prévoit les renseignements suivants : nom, fonction, intérêts représentés, employeur, nature de l’employeur, avec les catégories suivantes : société de conseil, organisme public, organisation professionnelle, entreprise privée, associations. Trois associations de collectivités sont actuellement inscrites dans les registres de l’Assemblée  et du Sénat dans la rubrique « associations » : l’Assemblée des départements de France, l’Association des maires de France et l’Assemblée des communautés de France. Selon le réseau Etal, mettre sur le même plan des cabinets de lobbyistes, des services publics, des ONG et des associations de collectivités entretient une confusion préjudiciable à la notion d’intérêt général.

Quel encadrement local ?
La notion de lobbying est encore peu appréhendée par les acteurs territoriaux. Pourtant, les institutions décentralisées sont exposées au clientélisme, aux stratégies d’influence déployées par des lobbys, notamment en matière de marchés publics, de gestion de biens communs, comme l’eau. D’autre part, le niveau territorial pourrait permettre plus facilement la mise en œuvre d’une politique de transparence, et d’assurer des processus de participation équitable des acteurs du territoire aux consultations et à la prise de décision. Lors des élections régionales de 2010, le réseau Etal avait adressé un courrier en ce sens aux candidats têtes de liste des différents partis. Il va effectuer un suivi auprès des nouveaux exécutifs, sur trois questions concernant le contrôle du lobbying, la prévention des conflits d’intérêts, l’expertise indépendante et la participation citoyenne, qui constituent un ensemble cohérent :
• quelles procédures concrètes de régulation des activités de lobbying au sein du conseil régional (mise en place d’un registre obligatoire recensant les représentants d’intérêts reçus par des élus, retranscription et publication en ligne des auditions de groupes d’intérêts pour assurer une réelle traçabilité des décisions) ?
• Comment assurer l’absence de conflits d’intérêts dans le contrôle de l’indépendance des élus ?
• Comment assurer la participation équilibrée des citoyens et organisations de la société civile au processus décisionnel ?

L’échelon européen, un tremplin pour les collectivités « lobbyistes » ?
Depuis la fin des années 80, les grandes collectivités ouvrent des bureaux auprès des institutions européennes pour « représenter leurs intérêts ». Compte tenu des coûts, certaines mutualisent leurs moyens, par exemple en partageant des bureaux avec leurs régions partenaires, comme la région Aquitaine avec la Hesse (Allemagne), l’Emilie-Romagne (Italie) et la Wielkopolska (Pologne). Le réseau Île-de-France Europe des conseils généraux d’Île-de-France et du Conseil régional « représente les intérêts et les attentes de l’Île-de-France à Bruxelles, il permet de faire redescendre les informations de l’Union européenne aux collectivités locales, d’accompagner celles-ci pour porter des projets européens, et de mener des actions de lobbying ». Face à la complexité des politiques, des directives, des mécanismes de financement européens, l’enjeu est économique : la veille législative, les contacts directs avec les décideurs, favorisent l’instruction de dossiers montés par les acteurs du territoire. Mais ce fonctionnement des institutions et du marché européen ne favorise-t-il pas en définitive le « chacun pour soi », la mise en compétition de tous les acteurs – qui sont loin d’avoir les mêmes moyens de se faire entendre –, au lieu d’une coopération et d’une régulation pour la mise en œuvre d’une politique de développement durable ?

1 Le réseau Encadrement, transparence des activités de lobbying (Etal) est constitué de vingt organisations de la société civile signataires d’un « Appel citoyen pour un encadrement et une transparence des activités de lobbying en direction des instances de décisions publiques ». Au niveau européen, le réseau est partenaire de la coalition citoyenne Alter EU, qui mène une campagne sur le lobbying et les conflits d’intérêts au sein des institutions européennes.
Voir <reseau-etal.org> et <www.adequations.org>.


Pour aller plus loin

Bibliographie
• Lobbying, conflits d'intérêts, pantouflages, poursuites-bâillons versus intérêt général, expertise indépendante, participation citoyenne, dossier pédagogique du réseau Etal, 2010, 5 euros, commande à contact@adequations.org.
• Lobby Planet, Aitec, 2009.
• Pour en finir avec les conflits d’intérêts, Martin Hirsch, Stock, 2010.
• Le Monde selon Monsanto. De la dioxine aux OGM. Une multinationale qui vous veut du bien, Marie-Monique Robin, La Découverte et Arte éditions, 2008.
• Les Lobbies à l’assaut de l’Europe, Bernard Lecherbonnier, Albin Michel, 2007.
• Députés sous influences, enquête sur le vrai pouvoir des lobbies à l’Assemblée nationale, Hélène Constanty et Vincent Nouzille, Fayard, 2006.
• Lobbying et santé. Comment certains industriels font pression contre l'intérêt général, Roger Lenglet, éditions Pascal, 2009.

Sites
Registre des représentants d’intérêts de la commission européenne : https://webgate.ec.europa.eu/transparency/ regrin/welcome.do
Registre de l’Assemblée  nationale : www.assemblee-nationale.fr/representants-interets/liste.asp
Registre du Sénat : www.senat.fr/role/liste_groupes_interets.html


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18 août 2010 3 18 /08 /août /2010 03:02

http://goudouly.over-blog.com/article-la-france-du-travail-55520074.html

 

 

Travailler et perdre la santé

Un article du Diplo

 

Avec ses analyses d’une grande clarté, détaillées, fines et précises, La France du travail (1) se présente comme un ouvrage de réflexion et de synthèse sur l’état du monde du travail, tel qu’il s’apprécie en France et dans le contexte européen au regard des données disponibles les plus actualisées. Il rend compte après plusieurs décennies de politiques systématiques de restructuration du marché. L’ambition du livre, rédigé par une équipe pointue et pluridisciplinaire de chercheurs de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES), est double.

D’une part, offrir au public un outil de pensée et aux professionnels un instrument de travail pour les éclairer sur les principales questions : emploi, chômage, salaires et revenus ; inégalités et redistribution ; protection sociale ; mutations du travail et prise en charge des risques psychosociaux ; dynamiques changeantes et conséquences des restructurations d’entreprises ; relations et conflits professionnels.

D’autre part, souligner l’importance de la lutte des idées et y contribuer avec de nouveaux « cadres interprétatifs » susceptibles de « questionner les fausses évidences assenées quotidiennement avec, souvent, le soutien d’un certain discours savant ». Par exemple, les arguments ne manquent pas en faveur d’un « Etat d’investissement social » qui ne verrait plus dans la protection un coût à réduire mais un investissement.

L’enjeu se révèle de taille parce que, en dépit d’une abondante littérature consacrée à la « question sociale », et malgré une perception très négative — mais soigneusement passée sous silence, — nous vivons dans l’ignorance des pathologies les plus élémentaires de la société, de celles qui, en particulier, conduisent à la production et la reproduction de l’inégalité devant la mort. Dans un remarquable dossier « Inégalités et santé » réalisé par Didier Fassin (2), il apparaît clairement que les injustices en matière de santé ne tiennent pas simplement, ni même principalement, aux disparités dans la protection sociale ou aux soins médicaux (dont les auteurs du dossier ne sous-estiment pas l’importance). Elles s’expliquent par la conjonction et l’articulation d’un ensemble de facteurs renvoyant aux ressources matérielles, à la maîtrise de son activité (notamment professionnelle) et à la position dans son emploi, aux réseaux sociaux et aux relations avec les autres. Bref, les inégalités de santé « sont avant tout des inégalités sociales ».

Ce constat s’ouvre sur un débat qui dépasse la santé au sens étroit : quelle égalité voulons-nous ? Par-delà le souhait légitime d’une espérance de vie en bonne santé, ne faut-il pas s’intéresser à l’« espérance d’une vie bonne » entendue au sens d’« une possibilité effective, et non théorique, de réalisation de soi en société » ? La question renvoie résolument à des choix politiques.


Noëlle Burgi

 Chercheuse, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Centre de recherches politiques de la Sorbonne, 
auteure de La Machine à exclure. Les faux-semblants du retour à l’emploi, La Découverte, Paris, 2006.

 

 (1) Collectif, La France du travail. Données, analyses, débats, L’Atelier-IRES, Ivry-sur-Seine, 
2009, 240 pages, 19 euros.
 (2) Didier Fassin (sous la dir. de), « Inégalités et santé », Problèmes politiques et sociaux, n° 960, 
La Documentation française, Paris, mai 2009, 135 pages, 9,90 euros.
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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 03:50

http://goudouly.over-blog.com/article-la-joyeuse-tristesse-des-roms-55425484.html

 

 

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 03:58

http://goudouly.over-blog.com/article--l-agneau-qui-ne-voulait-pas-etre-un-mouton-55351925.html

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L'agneau qui ne voulait pas être un mouton

Didier Jean & Zad

Piqué sur le site de A lire au pays des merveilles

 

Depuis toujours, les moutons se font dévorer par le loup. Tout le monde est d'accord là-dessus. Alors quand le loup a emporté le mouton malade, on n'a rien dit parce qu'on n'était pas malade. Quand le loup s'est attaqué au mouton noir, on n'a rien dit parce qu'on n'était pas noir. Mais quand le loup a englouti le bélier, on s'est dit que notre tour allait bientôt arriver...

- Editions Syros -


Réédition en format souple de cet album édité en partenariat avec Amnesty International.

Un album extraordinaire que celui-ci. Sur une thématique fondamentale mais difficile, il parvient avec force et clarté, sans niaiserie ni faciles simplifications de bon ton, à porter le message aux plus jeunes tout en leur offrant un bel album qui allie le plaisir du texte et de l'image.

Le récit démontre que la loi du plus fort, ou celle de la majorité, n'est pas la meilleure et que l'union fait la force. Il montre aussi qu'il est nécessaire de réfléchir et d'agir face aux événements, qu'il ne faut pas croire tous les beaux discours.

Voici l'histoire : un loup s'en prend à un troupeau de moutons sans que ceux-ci réagissent, se trouvant des bonnes raisons de ne rien changer à leur situation et ne pas se sentir concernés : l'habitude et la résignation, les premières victimes considérées comme marginales, statut confirmé par le meneur. Le loup dévore donc un mouton malade, un mouton au pelage sombre, un mouton à trois pattes... L'inquiètude gagne lorsqu'il prend une brebis et ses petits, mais le bélier rassure ( ! ) en affirmant que " le loup n'emporte que les plus faibles ". Il faudra que ce bélier soit à son tour dévoré pour que le troupeau panique...sans agir, jusqu'à ce qu'un agneau rassemble les moutons contre leur ennemi. Ils élaborent alors ensemble un piège qui les débarasse du prédateur.

P1050003

Je suis véritablement impressionnée par cet album, par la richesse de son discours, par la puissance suggessive de ses illustrations, par son intelligence si parfaitement adaptée à son lectorat.

Les petits écoutent une histoire de loup, ils adorent ça. Nouvellement scolarisés, ils s'intéressent à la vie en groupe, ses dynamiques, et l'expérimente. L'histoire de ce troupeau entre en résonnance tout en captant habilement l'intérêt : il fait un peu peur ce livre avec son gros loup noir, et il fait rire aussi ce livre avec les grimaces de l'agneau qui attire le loup dans le piège.

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P1050004

Et il fait parler ce livre, beaucoup, parce qu'il raconte une histoire vraie. Du pourquoi, de la différence, des autres.  Qu'importe que ces jeunes lecteurs ne comprennent pas toutes les subtilités de la fable, de la réflexion, de la morale, qu'ils ne connaissent pas encore les mots citoyen, solidarité, responsabilité. La réussite de cet album est justement dans la pertinence de son approche qui se passe d'explications au profit de la narration et de la discussion.

Je n'ai pas pour habitude de donner une touche trop personnelle à mes chroniques littéraires, mais là, je répète : BRAVO

Le site des auteurs : www.didierjean-zad.com

Le texte de l'épilogue à destination des adultes :

" Quand ils sont venus chercher les juifs

je n'ai rien dit car je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les communistes

je n'ai rien dit car je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes

je n'ai rien dit car je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques

je n'ai rien dit car je n'étais pas catholique.

Et quand ils sont venus me chercher

il n'existait plus personne qui aurait voulu ou pu protester..."

Texte attribué suivant les sources au pasteur Martin Niemoeller ou à Louis Needermeyer.

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 03:19

 

http://goudouly.over-blog.com/article-utopie-fonciere-54381685.html

Utopie foncière

 

Dans le cadre de la campagne "Alimentons les régions", les éditions du Linteau rééditent le livre "Utopie foncière" d’Egard Pisani. Avec ses cinq années à la tête du ministère de l’Agriculture de 1961 à 1966, ses deux années à celle du ministère de l’Équipement en 1966 et 1967, l’auteur, plus que d’autres, a été confronté à la forteresse de la propriété foncière.

 

Son livre est l’aboutissement d’une longue expérience et d’une non moins longue réflexion. Il y a trente-cinq ans, mais les propositions qu’il apporte – reprises dans les cent une propositions de François Mitterand et de l’Union de la Gauche en 1981 – ont achoppé l’année suivante sur les propriétaires et les secteurs agro-alimentaire et bancaire.

 

"J’ai longtemps cru que le problème foncier était de nature juridique, technique, économique et qu’une bonne dose d’ingéniosité suffirait à le résoudre. J’ai lentement découvert qu’il était le problème politique le plus significatif qui soit, parce que nos définitions et nos pratiques foncières fondent tout à la fois notre civilisation et notre système de pouvoir, façonnent nos comportements."

 

"Entre l’avoir, l’être, le savoir, le faire, le paraître et le pouvoir, qui absorbent toutes nos énergies, l’avoir l’emporte aujourd’hui car il donne le pouvoir, permet le paraître, domine le faire et dispense d’être et de savoir. »

 

L’appropriation du sol réglée par le code Napoléon n’est pas universelle ni intangible : un nouveau rapport au sol, aussi bien rural qu’urbain, est possible.

C’est donc à une révolution que l’auteur nous convie : celle d’une maîtrise collective du sol, plus économique, plus respectueuse des écosystèmes.

Inscrite au programme de l’Union de la Gauche en 1981, elle reste toujours à faire.

Publié en 1977, ce livre n’a pas pris une ride.

Documents joints

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 03:50

http://goudouly.over-blog.com/article-maus-54065505.html

 

 

*Intégrale Tomes 1-2






 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L'auteur a recueilli les souvenirs d'un survivant de l'Holocauste: son père.Témoignage poignant sur l'extermination des juifs durant la seconde guerre, une bd sans concession, traitée sur le mode animalier. Prix Pulitzer en 92, Alph'art album étranger 93.

 

Paru en Février 1998
Série : Maus
Dessinateur : Spiegelman
Scénariste : Spiegelman
Genre : Aventure historique
Éditeur : FLAMMARION
Public conseillé : Ados-Adultes
EAN : 9782080675347

 

Prix public : 30,00 €

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 03:47

RG

http://goudouly.over-blog.com/article-rg-54065350.html

 

 

Images : © GALLIMARD / Peeters F / Dragon P

RG

Coffret Tomes 1-2 

Coffret comprenant les tomes 1 et 2 de la série :

Riyad-sur-Seine et Bangkok-Belleville.

 



Paru en Avril 2009
Série : RG
Dessinateur : Peeters F
Scénariste : Dragon P
Genre : Roman Graphique
Éditeur : GALLIMARD
Collection : BAYOU
Public conseillé : Ados-Adultes
EAN : 9782070625758
Prix public : 33,00 € 



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