Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.
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Il faut tout d’abord partir des éléments que fournit le site des collectifs unitaires de la gauche antilibérale, même s’il est difficile à sa seule lecture de démêler « qui est qui ».
Allez là tout d'abord (ça tient pas sur le blog)
Les candidat-e-s « présenté-e-s » sont ceux qui ont revêtu l’habit des collectifs unitaires. En gros ce sont ceux qui ont suivi la démarche de José Bové, et qui ont pris comme association de financement SEGA.
Les autres « soutenu-e-s » sont répertoriés comme ayant fait des candidatures unitaires mais non adoubés ou n’ayant pas soutenu la démarche de José Bové au sein des collectifs unitaires. Certains de ceux là ont pu tout de même se doter de SEGA comme association de financement.
Dans le cas de l’Ariège, par exemple, nous avons été soutenus par le collectif unitaire au niveau national sans avoir rien demandé.
Bien sûr des candidatures unitaires dans les départements ou bien les circonscriptions sont de nature très diverses. Il faut être originaire de chaque département pour comprendre la diversité des compositions et la « logique » qui a prévalu à ces compositions.
Voici les résultats SEGA (10 Juin 2007)
Les éléments qui vont être abordés maintenant, à de rares exceptions, tournent autour de la fatidique barre des 5%. Cet élément (de faiblesse) doit nous permettre de relativiser largement nos résultats.
En dégrossissant, et sans aller dans le détail de chaque circonscription, nous pouvons noter quelques grandes lignes :
- les endroits où des « personnalités » se sont présentées, elles ont en règle générale tirées leurs épingles du jeu en dépassant presque à chaque fois les 5 %
o ex : JC Eyraud (05), F Simon (31), Y Garcia (34), F Roux (48). A contrario Claire Villiers (92) fait un faible score
- 7 départements ont présenté des candidats dans toutes les circonscriptions. Cela peut paraitre plus facile dans les petits départements, mais ce n’est pas toujours le cas.
o Nous pouvons noter alors les départements où un travail d’union s’est réellement fait : Ariège (09)- « soutenus », Corrèze (19) « soutenus », Creuse (23) « soutenus », Gers (32) « présenté s », Haute Loire (43) moitié/moitié, Deux Sèvres (79) ¾ « soutenus » ¾ « présentés », Vienne (86) moitié/moitié,…il n’y a pas de règle générale…sauf pour le travail fait en Ariège et dans la Creuse, où un travail pour les législatives a été entamé suffisamment tôt pour obtenir un résultat au dessus de 5% pour tous les candidats, quelque soit leur implantation locale .
- D’une manière générale il apparait que les collectifs qui ont travaillé sans exclusive du PCF ont tiré mieux qu’ailleurs leur épingle du jeu.
- Les candidats exclusivement « derrière » Bové ont en règle générale fait des scores plutôt mauvais.
- Les candidats annoncés par les collectifs unitaires comme « soutenus » font de meilleurs résultats que les candidats dits « présentés » en règle générale, sauf exception nommée ci-dessus.
En conclusion :
Il parait évident à la lecture de ces tableaux que les résultats ont été meilleurs dans les départements et les circonscriptions où les candidats se sont réellement présentés de manière unie. Le travail avec toutes les forces antilibérales, sans exclusive, permet de bien meilleurs scores.
Il est donc aujourd’hui nécessaire de réunir l’ensemble des forces antilibérales pour envisager la suite de nos actions dans le domaine politique.
L’union des Verts et des communistes au sein du parlement européen, qui devrait avoir une suite logique au sein de l’assemblée nationale française (par la force des choses), laisse présager de possibles ententes sur le terrain non négligeables.
Pour autant les citoyens, les individus, ceux qui ne se reconnaissent pas dans tel ou tel parti, doivent pouvoir se retrouver dans ce type de construction. Sans exclusive.
Dans bien des cas c’est la position « exclusive » qui crée des dissensions.
Vouloir rester sur sa position sans écouter l’autre et sans faire « sa part du chemin » conduit à la fermeture. De quelque côté que l’on se tourne.
Nous devons ensemble définir les lignes de fractures.
Il est faux de croire que la décroissance est aujourd’hui un lieu de rupture. La décroissance demande encore une définition qui n’est pas aboutie…et puis de quel type de décroissance parlons-nous et à qui nous adressons nous ?
La rupture se fait sur le productivisme et son corolaire le capitalisme (libéralisme).
A ce jour dans l’arc large que constitue l’assemblée nationale et bien au-delà, pour ceux qui n’y sont pas représenté, il n’y pas de réflexion approfondie sur ce sujet, ou une fuite en avant.
Le libéralisme, le néolibéralisme, est une chose que l’UMP actuelle, l’OMC et l’économie mondiale dans son ensemble ont dépassée.
La question ne se pose plus en termes de libéralisme, peut être encore en termes de capitalisme, mais certainement aujourd’hui à nouveau en termes de féodalisme.
Nous sommes en train de vivre un bond en arrière vers le 19ème siècle, voire encore plus loin.
De nouveaux servages nous guettent, nous percevons ce que nous sommes en train de perdre, nous ne sommes pas encore en capacité de réaliser les ententes que nous devons accepter afin d’organiser autre chose que de la résistance.
Nous devons aller vers des forces de proposition de transformation sociale au bénéfice du plus grand nombre.
Nous vivons une fin de processus systémique.
Si nous ne faisons pas l’effort de la reconquête et de la création, le capital s’en chargera pour nous…à nos dépends.
L’humain est notre lendemain.