Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.
Ce creux qui
grandit dans ta poitrine, ne s'y insère
rien d'aérien sinon
parmi
les caillots
Et pesant des tonnes
Ici habite (objet nommé coeur) la rose
épaisse mouillée de larmes
Tu dis: Aucun vin jamais
ne passe
d'un verre à l'autre
Ce creux - je
l'aggrandis dans ta poitrine.
Christian Barnet
in "Les Carnets du Club des Poètes"