Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.
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L’économie verte…un avenir pour qui ? Je ne savais par quel bout prendre ces deux dépêches diffusées par l’ONU à 3 jours d’intervalles
(voir en dessous).
Ces deux déclarations qui semblaient différentes ont en fait un lien direct. Et encore je vous fais grâce de la dépêche annonçant la mise en place d’un prix de 25 millions de
dollars lancé par Richard Branson patron de Virgin pour la création « d’un conseil de guerre »
concernant l’environnement. Avant de lire ces deux dépêches il faut savoir quelques menus détails : - « Un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)
explique aujourd’hui que la facture mondiale des importations alimentaires s’alourdit en raison
principalement de la forte demande sur les biocarburants […] » 8 juin 2007 FAO
- « On estime que le panier d’importations alimentaires pour les pays les moins avancés (PMA)
en 2007 coûtera en moyenne 90% de plus qu’en 2000 … par rapport aux nations
développées, qui ne subiront qu’une hausse de 22 % de leurs factures d’importations au
cours de la même période, l’écart est saisissant » Adam Prakash, économiste à la FAO
- « La concurrence pour les céréales entre les 800 millions d’automobilistes du monde qui
veulent maintenir leur mobilité et les 2 milliards de personnes les plus pauvres qui essayent
seulement de rester en vie est en train de devenir une affaire homérique. »
Lester Brown agronome.
Cessons là…
Une guerre est déclarée, Branson ne s’y est pas trompé, annonçant une nouvelle lutte des classes :
la classe de ceux qui ont un véhicule contre celle de ceux qui n’en n’ont pas.
Le trait est un peu fort, mais permet de marquer les esprits.
Tout un programme, que franchi l’ONU en choisissant ouvertement son camp. Et pendant ce temps nous revoyons apparaître les grandes famines, « Loin de diminuer, le nombre de
personnes affamées dans le monde est en train d’augmenter – au rythme de 4 millions par an » :
Jacques Diouf, directeur général de la FAO. La production céréalière mondiale a enregistré un taux record en 2007. Mais où est donc passée la différence de production ? Dans les agro carburants et ceci afin de maintenir notre niveau de vie de « motorisés », ressource
inespérée de substitution aux hydrocarbures. Et qu’est-ce que cela entraine ? Une véritable bataille est engagée, une guerre, entre l’OPEP et les agro semenciers. C’est un pan de l’économie que nous devons sérieusement surveiller car cela aura certainement
(et cela en a déjà) des conséquences en termes de conflits. Mais de quoi est-il exactement question au fond pour l’ONU : créer les opportunités économiques
nécessaires à l’accompagnement du changement climatique. Ou Tout en tenant compte de la réalité écologique, comment transformer les désastres écologiques
accomplis pour 1/10ème de la population mondiale en avantages économiques (pour une minorité de
possédants) sans toucher « au niveau de confort » de ces 1/10ème. L’ONU a inventé l’économie verte et a choisi son camp : la finance. Normal. Mais qui finance l’ONU ?
Dominique *****************************
A CHICAGO, BAN KI-MOON BAT LE RAPPEL POUR L'ÉCONOMIE VERTE
New York, Feb 8 2008 12:00PM
Il faut ouvrir la voie à une nouvelle « économie verte », a lancé le secrétaire général
de l'ONU à des centaines de chefs d'entreprise réunis hier soir à Chicago, insistant sur
le fait que faire front aux changements climatiques doit représenter une opportunité de
croissance, pas un coût.
« Nous avons connu plusieurs transformations économiques : la révolution industrielle,
la révolution technologique, notre ère moderne de la mondialisation. Nous sommes
maintenant au seuil d'une nouvelle révolution, celle de l'âge de l'« économie verte »,
a déclaré Ban Ki-moon aux participants à la conférence au Club Économique de Chicago.
Répondre au défi des changements climatiques signifiera sûrement modifier l'avenir
économique du monde, a-t-il dit, « pour cela, l'ONU est votre partenaire ».
Le Secrétaire général a cité un rapport du Programme des Nations Unies pour
l'environnement (<" http://www.unep.org/french/ ">PNUE) qui estime que les
investissements mondiaux pour l'énergie `propre´ atteindront 1,9 billions de dollars
d'ici à 2020.
« Si elle est bien menée, notre guerre contre le changement climatique sera une
opportunité économique, pas un coût », a déclaré le Secrétaire général.
2008-02-08 00:00:00.000
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CHANGEMENTS CLIMATIQUES : TECHNOLOGIES ET FINANCEMENT, LES DÉFIS MAJEURS POUR LES PAYS
EN DÉVELOPPEMENT
New York, Feb 11 2008 6:00PM
Yvo de Boer, Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les
changements climatiques, a déclaré aujourd'hui que l'accès aux technologies et le
financement représentaient les deux thèmes les plus importants pour les pays en
développement dans leur combat contre les effets des changements climatiques.
« Le programme produit lors de la Conférence de Bali en décembre est incroyablement
ambitieux », a rappelé aujourd'hui Yvo de Boer, lors d'une conférence de presse au
siège de l'ONU, à New York. « Nous devons, en moins de deux ans, élaborer l'accord
international le plus complexe de tous les temps », a-t-il souligné.
Le plan d'action de Bali est composé de quatre blocs, a-t-il rappelé, l'adaptation,
la réduction, les technologies et le financement.
Pour les pays en développement, comme ceux d'Amérique latine et des Caraïbes qui ont,
selon lui, « le plus à perdre, et le plus à gagner », le défi le plus important réside
dans l'acquisition de technologies et de finances suffisantes.
Avant la réduction des émissions, avant la question de l'adaptation, ce sont les
technologies et le financement qui doivent tout d'abord les préoccuper, a déclaré Yvo
de Boer. Récemment, il avait déjà insisté sur la nécessité d'adopter des instruments
financiers et techniques pour appuyer et promouvoir les initiatives des pays en
développement, en particulier ceux d'Amérique latine et des Caraïbes
(dépêche du 01.02.2008).
« Les technologies et le financement sont le ciment qui permettra de lier les pays
développés et les pays en développement dans la lutte contre les effets des changements
climatiques et pour un développement durable », a-t-il déclaré.
Selon le Secrétaire exécutif de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les
Changements Climatiques (<" http://unfccc.int/2860.php ">CCNUCC), la prochaine
réunion qui aura lieu à Bangkok, en Thaïlande, du 31 mars au 4 avril, permettra de
fixer un calendrier de travail. Il espère également y voir l'engagement des parties les
plus importantes au Protocole de Kyoto.
Côté financement, Yvo de Boer a indiqué que le Mécanisme de développement propre
prélevait une taxe de 2% destinés au Fonds d'adaptation.
« Il s'agit d'une première étape d'auto-financement », a-t-il expliqué,
avant d'ajouter qu'il existait d'autres sources de revenu potentielles comme
une taxe sur la Mise en oeuvre conjointe ou sur l'Echange des droits d'émissions.
La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui s'est tenue à Bali,
en Indonésie, du 3 au 15 décembre 2007, sous l'égide de la Convention-cadre a constitué
un tournant décisif dans la lutte contre ces changements. La feuille de route et le
plan d'action adoptés à Bali offrent les outils nécessaires pour négocier un accord
général et mondial d'ici à la fin de 2009 (dépêche du 16.12.2008).