Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.

De l’utilité sociale des OGM !
Les Amis de la Terre viennent de sortir leur dernier rapport intitulé : « Agriculture et alimentation. Qui tire profit des cultures gm ? L’usage accru des pesticides. »
La première remarque essentielle qui est faite par les Amis de la Terre sur la question de l’utilité sociale des cultures GM : les cultures gm n’apportent aucun bénéfice écologique, social ou économique, renvoie de facto à un dossier qui avait été traité en 2004 par la commission OGM d’Attac « Contrôle sur le vivant, contrôle sur les vivants » dossier qui en substance constatait ce qui est toujours valable à ce jour à quelques nuances prés :
5, 4, 3, 2, 1, 0 !
5 entreprises contrôlent le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM) : Monsanto, DuPont-Pioneer, Syngenta, Dow, Bayer. Même si des firmes comme BASF, Limagrain, Advanta tentent de prendre des positions.
4 espèces dominent : le soja, le maïs, le coton, le colza, représentant 98 % des cultures OGM. Viennent ensuite la pomme de terre et la betterave à sucre. Les autres cultures sont marginales. Le blé est la prochaine étape.
3 pays concentrent la production : les Etats-Unis, le Canada, l’Argentine qui totalisent 95 % des surfaces cultivées en OGM à travers le monde. Loin derrière, suivent la Chine, l’Afrique du Sud, l’Australie, le Mexique...
2 « avantages » sont exploités pour 99% des OGM : la production d’un insecticide et la tolérance à un herbicide. Cette proportion est constante depuis 1996.
1 seul objectif pour les OGM : instaurer le brevet sur le vivant et contrôler le patrimoine génétique pour détenir l’arme alimentaire.
0 bénéfice pour le développement durable, pour réduire la faim dans le monde, pour protéger la biodiversité, pour l’indépendance des paysans et des peuples.
La sphère productrice d’OGM est aujourd’hui acculée à se développer afin de rentabiliser les investissements colossaux qui ont été avancés afin de mettre en avant cette technologie envisagée pour essentiellement « privatiser » le vivant.
L’arme économique ainsi développée ne sert en rien à l’autonomie des paysans, voire des peuples, elle a son utilité dans le besoin que les multinationales et dans leur giron, leurs représentants au sommet des Etats, ont de contrôler les populations d’une part et ensuite de développer une alternative aux ressources d’énergies pour ainsi faire le pendant aux ressources fossiles.
On le voit aisément le but recherché n’est pas le bonheur des populations mais bien une volonté de plus en plus importante de dividendes pour une accaparation plus grande des richesses tout en contrôlant toujours mieux les peuples.
Les arguments développés par les promoteurs d’OGM, on le vérifie encore une fois dans le rapport
des Amis de la Terre tel l’éradication de la faim, le côté écologique des cultures GM dans le sens
où elles diminueraient l’utilisation des pesticides, les gains de productivité, tombent à l’eau de manière
de plus en plus évidente.
Ces dernières années les famines ont été de plus en plus importantes dans le monde et le nombre
d’affamés à travers le monde augmente de 4 millions par an (FAO) en plein Programme Alimentaire
Mondial (PAM : http://www.wfp.org/french/) et les Objectifs du millénaire.
En ce qui concerne l’utilisation des pesticides le rapport des Amis de la Terre donne tous les chiffres
concernant les différentes augmentations…de manière vertigineuse. Pour ce qui est des rendements ce rapport détaille aussi les stagnations constatées de manière
systématique et les raisons des rares augmentations de rendement qui ont pu avoir lieu. Ce rapport est absolument à compléter le rapport rédigé par la commission OGM d’Attac
en 2004 pour tenir tous les arguments nécessaire à la lutte contre les OGM
Les autres arguments ne devenant que simple littérature ou tout au moins annexes.
OGM: 114,3 millions d'hectares cultivés dans le monde en 2007 (Isaaa)
PARIS, 13 fév 2008 (AFP)
Les surfaces cultivées avec des organismes génétiquement modifiées
(OGM) ont atteint 114,3 millions d'hectares dans le monde en 2007, soit
une progression de 12% par rapport à 2006, indique mercredi un rapport
de l'Isaaa, un organisme américain pro-OGM.
Deux millions d'agriculteurs de plus ont cultivé des OGM dans le
monde en 2007, ce qui porte leur total à 12 millions, selon
l'International service for the acquisition of agri-biotech
applications (Isaaa) qui est le seul à publier des statistiques
mondiales sur ce secteur.
Le nombre de pays cultivant des OGM est désormais de 23 et pour la
première fois le nombre de pays du sud de la plantète (12) a dépassé
celui des pays du nord (11), ajoute le communiqué.
Le taux de croissance des cultures biotechnologiques en 2007 a été
trois fois plus élevé dans les pays du sud que celui des pays
industrialisés (21% contre 6%), selon l'Isaaa.
"Avec la hausse mondiale du prix des denrées alimentaires, les
bénéfices des cultures biotechnologiques sont plus que jamais
essentiels", affirme Clive James, président et fondateur de l'Isaaa,
cité par le communiqué.
Dans le monde, ce sont les Etats-Unis qui continuent de dominer
dans la culture des OGM, devant l'Argentine, le Brésil, le Canada,
l'Inde et la Chine. L'Afrique du Sud est le seul pays à accueillir des
OGM sur le sol africain.
Parmi les pays qui se sont convertis aux OGM en 2007 figurent la
Pologne et le Chili. Les prochains devraient être, selon l'Isaaa, le
Burkina Faso, l'Egypte et peut-être le Vietnam.
L'Europe a dépassé pour la première fois les 100.000 hectares d'OGM
en 2007, soit une hausse de 77% par rapport à 2006. L'Espagne arrive en
tête avec 70.000 hectares de maïs, soit une progression de 40% par
rapport à 2006. Les autres pays concernés sont la République tchèque,
le Portugal, l'Allemagne, la Slovaquie, la Roumanie, la Pologne et la
France.
En France, 22.000 hectares de maïs OGM de la variété MON810 de
l'américain Monsanto ont été cultivés dans le sud-ouest en 2007, en
très forte augmentation par rapport à 2006 (5.000 ha) et 2005 (500 ha),
selon l'association générale des producteurs de maïs (AGPM).
Ce maïs OGM ne concernait que 0,75% des surfaces sur les 2,8
millions de hectares de maïs cultivés en France et environ 2.000
agriculteurs, toujours selon l'AGPM.
Cette culture du maïs OGM MON810 a été interdite samedi dernier par
le gouvernement français, invoquant "le principe de précaution", pour
l'année 2008, suivant ainsi l'avis de la Haute autorité provisoire sur
les OGM, et a en outre engagé auprès de l'UE une "clause de sauvegarde"
pour se mettre en marge, au moins temporairement, de la réglementation
européenne.
L'Isaaa précise que son rapport est entièrement financé par la fondation américaine
Rockefeller.
© 2008 AFP