Il n’est pas question d’opposer les morts tibétains aux morts mexicains ou palestiniens ou autres, bien que la différence de traitement sur ces différentes frontières est notable.
D’un côté une montée en pression avec l’aide d’une officine de la CIA en la personne de Ménard sous le couvert de RSF et de l’autre un silence total sur un des murs les plus meurtrier de notre planète (Il existe malheureusement aussi d’autres murs. Ceux entre la Palestine et Israël, entre le Maroc et l’Algérie, et entre l’Espagne et le Maroc à Ceuta et Melilla, etc..)
Il est à ce stade vital de relire « Les murs » par Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant
La société occidentale dans sa grande mansuétude oublie certains morts, nombreux, pour ne mettre en avant que ceux qui favorisent ses intérêts (quelques dizaines !), la proximité des jeux olympiques servant de caisse de résonance.
La propagande fait son œuvre en oubliant simplement qu’il s’agit d’humains, qu’ils soient tibétains, mexicains, palestiniens ou tchéchènes.
Il faut bien remarquer que dans cette position manichéenne la valeur tibétaine semble à la hausse sous le couvert d’un « dieu vivant » (le dalaï lama) qui gouverne son pays d’une main de fer hors de ses frontières, en parfait commis voyageur. La démocratie ne doit pas subir de concession, mais pour en faire quoi ? Il suffit de voir en France ce qu’elle devient.
La valeur mexicaine ne semble même pas cotée, sans parler de la valeur tchéchène ou palestinienne ou saharaoui.
Et puis il y a les murs intérieurs. En France. La chasse aux migrants, avec son lot de quotas que doivent respecter ou alimenter les préfets (le respect n’est plus que dans les chiffres…), les migrants qui meurent plutôt que de partir, l’indifférence qui gagne, mais aussi des résistances qui s’installent.
Tout n’est peut-être pas perdu.
Nous devrions nous occuper de notre avenir.
Aurore