Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.

L’espoir au front comme le rouge aux joues.
L’espoir soulevé par ces départs d’un parti socialiste à la dérive droitière.
L’espoir d’un rapprochement des forces de gauche enfin.
L’espoir d’un discours prononcé dans la fièvre militante.
Nous vivons une époque difficile, où les individus, les ménages, sont sujets à des coups répétés, et où nous voyons l’argent, qui manque officiellement au niveau de l’Etat, aller vers des poches toujours plus pleines.
Nos salaires sont réduits à ne plus suivre le cours de la vie, les fins de mois se rapprochent et d’autres dépensent des fortunes dans des foires aux enchères ou dans des collections de luxe.
Pendant ce temps le front se met en place.
Et nous on espère.
On espère que ce front fera front justement.
Qu’il nous permettra de vivre.
Qu’il nous permettra tout simplement.
On espère que tout ce monde, qui a eu le courage de s’entendre en 2005 pour repousser une première fois le traité constitutionnel, que tout ce monde de gauche va se retrouver en fin une seconde fois.
On espère que l’espoir né de la création de ce front de gauche va enfin prendre son vol.
On espère que l’alliance PCF – PG va dépasser les simples états major et qu’enfin nous allons voir émerger une véritable alliance pour l’avenir.
Nous espérons que les états major iront enfin, au-delà de divergences bien minces devant l’espoir du peuple de gauche, s’entendre et faire une répartition des places où nous nous y retrouverons.
Nous espérons que l’engagement des femmes et des hommes politiques en qui nous faisons confiance, qu’ils soient du PG, du PCF, des Alternatifs, du NPA, du M’Pep et de je ne sais où encore, nous espérons que leur engagement va au-delà de simples places, et que cet engagement à un prix politique qu’il est temps de payer.
Avec tous ces sans grades qui attendent nous espérons que vous vous entendiez, que vous nous entendiez !
Notre misère augmente, notre espoir diminue et vous vous attendez, vous nous oubliez.
Nous ne voulons plus attendre, nous voulons tout et tout de suite, parce que c’est notre devoir de vous le dire.
Entendez vous, s’il vous plait.
Oubliez vous pour repenser à nous.
Vous êtes notre espoir, nous sommes votre espoir.
Dominique Mourlane