Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.

Dans l’empressement à changer le monde il arrive que d’aucun oublie de mettre les formes.
On peut discuter longuement sur le chemin ou le but à atteindre, chacun aura son opinion et la justifiera de la meilleure manière.
Personnellement le chemin importe autant que le but
En clair on ne peut pas prendre n’importe quel chemin pour atteindre le but recherché.
Et le chemin ne mérite d’être pris que si le cheminement et le but ont un sens.
Bon là vous vous dites, où va-t-elle ?
Vous le savez je regarde avec attention le cheminement de la loi Hadopi, car elle est symptomatique d’une volonté de restriction de liberté dans ce qu’il y a de plus moderne et ce à l’échelle internationale.
En fait nous avons dans Internet un amoncellement de liberté, de modernité et d’Internationalisme qui me convient.
Le gouvernement d’une part et les « démocraties » occidentales d’une manière plus générale veulent contrôler cet espace trop libre à leurs goûts.
Donc des règles, des règlements, des lois se mettent en place.
En France la loi a été rejetée par les députés une première fois sur un coup de dé.
On dira bien joué.
Maintenant elle vient d’être approuvée par l’assemblée nationale, même avec une certaine retenue et des désistements, mais elle est votée.
Elle doit jouer le jeu des navettes, avec un passage au Sénat et un autre à l’assemblée.
Il ne faut pas se faire d’illusion, elle sera adoptée.
Mais qu’en est-il ?
Alors qu’une majorité de députés traînaient au pire les pieds et au mieux votaient contre.
Un autre logique est entrée en lice.
La logique de la soumission au chef.
La logique de la discipline de parti.
Impressionnant comme ces être donnés comme plus intelligents que la moyenne, ben oui puisque nous les élisons, savent se coucher au premier coup de sifflet.
Le chef a dit couchez vous….et hop tout le monde à terre.
Le chef a sa propre stratégie à 2000 lieus de la préoccupation des français, pas grave, on suit le chef.
Là on sent bien que ces êtres si intelligents en qui on croit, pour qui on vote, ben c’est pas ce qui était marqué sur l’étiquette !
Je ne vous sens pas convaincu.
Je prends un autre exemple, car comme Saint Thomas vous ne croyez qu’à ce que vous touchez.
La question de la réforme des hôpitaux, dite loi Bachelot, en cours de discussion.
La patronne n’arrive pas à faire passer le texte.
Les salariés, puis les internes, puis les chefs de cliniques, puis les professions libérales (en ais je oublié ?) montent au créneau sur le terrain, arrosent leurs élus de demandes de reculs sur le texte, poussent les députés à ne pas l’accepter.
Ce travail paye et les élus commencent à vaciller, font remonter leurs doutes, car faut pas cracher dans la soupe, ce sont les électeurs qui élisent, et les toubibs et chirurgiens en voient un paquet de monde.
L’édifice vacille, et Bachelot avec.
Alors « on » fait donner du cor :
«Je le dis aux sénateurs : je crois que nous avons trouvé un bon équilibre, nous n'irons pas plus loin.»
C’est beau.
C’est beau comme du….
C’est beau comme du Sarkozy.
Tout est dit dans cette phrase : peu importe vos demandes, peu importe les négociations qui n’aboutissent pas, les fausses promesses, peu importe vos récriminations, peu importe la sauvegarde de vos poste si durement acquis sur le terrain de la démocratie (ça c’est de moi en direct) le chef a parlé, les autres se taisent…et les godillots doivent godiller.
Et là on s’en fout du chemin, c’est le but qui compte.
Et quel est le but ?
Car je tourne autour du pot depuis un moment et vous êtes en haleine !
Le but est la privatisation à outrance des hôpitaux.
C’est dingue, quand on voit que même les professions libérales s’insurgent contre cette volonté du chef de l’état.
Là il y a de quoi flipper sur l’avenir de la santé en France.
Il peut toujours affirmer qu’il y a un besoin de régulation de système libéral au niveau mondial ; ce n’est pas se qui est dit qui compte, mais ce qui est fait.
Les libertés, la santé, et j’en passe, tout cela bradé à court terme à des industriels avides d’argent, je ne sens une volonté de réguler le monde et de lui donner une autre orientation suite aux déboires en cours.
Nous devrions nous occuper de notre avenir.
Aurore