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Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.

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La liberté




La liberté

 

Une des valeurs les plus large et les plus difficile à déterminer du fait de son étendue et de ses limites, mais aussi de ses antagonismes, comme des ses interprétations

.
Toutefois tentons.

 

Agir selon sa volonté sans entraver le pouvoir d’autrui, me semble la manière la plus correcte de commencer une définition de cette valeur.

L’être humain est par nature indépendant et donc refuse toute soumission, contrainte ou servitude. Cet état de fait peut être détourné au mieux sous la contrainte de la loi par exemple ou par la dictature au pire…quand les deux ne se mélangent pas.

Aucune allusion à notre époque dans ces propos. Non, non, non.

 

L’être humain est aussi autonome et spontané, il a des comportements volontaires qui se fondent sur la liberté.

 

Fort des ces définitions générales, positives et négatives enfonçons nous dans les méandres de la liberté en tentant de distinguer les différents sens de ce mot.

 

On peut y trouver la volonté, attribut de l’être humain, le concept philosophique et métaphysique, les libertés individuelles ou collectives et tout un ensemble de sens que vous aurez le loisir de lire dans un dictionnaire.
Car le dictionnaire, comme le disait un ancien de mes professeurs, est le meilleur des livres et doit être lu et relu car toujours on apprend de lui.

 

Parlons plutôt de la liberté érigée en principe économique comme mère de toutes les libertés.

 

Nous vivons une époque formidable où le peuple consulté n’est pas écouté : un parfait exemple de liberté organisée et contrôlée par et pour les dirigeants.

 

La concurrence libre et non faussée est l’enjeu de ce début de 21ème siècle.

Un autre enjeu est aussi avancé : le nouvel ordre mondial, qui lui sera restrictif de liberté.

Pourquoi sera-t-il restrictif de liberté et pourquoi est-il la continuité du libéralisme économique ?

 

On revient au début :

Les français en plus des néerlandais et avant les irlandais ont refusé d’une part intuitivement et d’autre part suite à une forte campagne d’explications le schéma économique proposé par les politiques et technocrates européens.

Seuls ces trois pays ont organisé un référendum, tous trois négatifs.


La voie démocratique n’est pas une solution pour le monde de la finance, qu’à cela ne tienne forçons la main. Ainsi fut fait et la liberté abandonnée.

Pour les élections européennes à venir je vous gratifierais d’un petit billet en temps et en heure qui n’aura rien à voir avec la liberté.

 

La rancœur malgré tout, agrémentée d’une dose de crise, qui ne profite qu’aux riches, et qui aujourd’hui se trouve confrontée à une augmentation de la crédulité des citoyens.

Les tensions deviennent importantes et la tentation de révolte, voire de révolution, même si ce vocable continue de me questionner, est de plus en plus palpable.
Le pouvoir s’organise.
Il rappelle ses réservistes, il « organise » la démocratie en faisant avancer tous ses pions en même temps, il tente de « contrôler » le vivant, de « contenir » la science, de légiférer au plus vite, de libérer les sommes financières vers ses pôles d’intérêts,...

 

Alors que le sentiment de liberté peut naître de l’allègement des contraintes sociales, en opposant par exemple le temps festif au temps travaillé, les hiérarchies seraient renversées. Carnaval en est le symbole.
Mais pourquoi je m’engage dans cette explication tirée par les cheveux quand je n’ai pas mon chignon ?

 

Car on nous fait croire que la liberté se trouve dans le travail (de triste mémoire : Arbeit macht frei inscrit au fronton d’Auschwitz), en ne nous laissant qu’une journée annuelle de défoulement sur cette thématique pour s’en émanciper afin d’y mieux retomber.

Les contraintes sociales sont présentées comme une nécessité afin d’acquérir le pouvoir d’achat suffisant pour acquérir la liberté à coup de dépenses consommatoires.

 

Nous revenons ainsi à notre fameuse concurrence libre et non faussée, qui permet de tout axer sur la consommation, et donc de développer l’asservissement au travail afin d’acquérir le pouvoir d’achat suffisant pour faire comme la télévision nous dit.
C’est ça notre nouvelle liberté.

C’est la liberté économique, celle du renard dans le poulailler.

 

Nous voyons à travers ce schéma simplifié qu’il y a différentes appréhensions possibles de la liberté, suivant que le libre arbitre se développe et qu’il permet de s’émanciper du travail et/ou de son aliénation.

Le chemin est long mon fils…

 

J’aime tant écouter Georges Moustaki : Ma Liberté

Nous devrions nous occuper de notre avenir.

Aurore

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