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Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.

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Ce que les candidats ont répondu aux associations



7 juin 2009 - jour de vote européen où l'abstention va l'emporter.
Devant le désintérêt des français, et des européens, sur la question européenne il y a déjà le fait de ne pas avoir tenu compte de l'expression populaire en 2005, mais il y a aussi le fait que les femmes et les hommes politiques sont plutôt rares à répondre aux questions qui préoccupent leurs concitoyens.
Voici un florilège relevé sur Le Monde.fr

Dominique



Solidarité, corruption, universités : ce que les candidats ont répondu aux associations
Le Monde.fr

Aide au développement, droits des sans-papiers, lutte contre la corruption, réforme des universités : de nombreux candidats ont été interpelés sur ces quatre thèmes, à l’approche des élections européennes, par divers collectifs. Voici un point sur les initiatives dont nous avons eu connaissance.


Le Collectif sud, qui regroupe les ONG françaises de solidarité internationale, a ouvert le bal, voilà deux mois, avec un Manifeste pour “une Europe solidaire, cohérente et démocratique”, des questionnaires adressés aux différents partis, et des rencontres : dans une lettre datée du 31 mai, l’UMP s’est contentée de citer les propositions de son programme afférentes. Le NPA a résumé sa position. Le Front de gauche (PCF et Parti de gauche), le PS , Europe-Ecologie et le MoDem ont eux répondu point par point. Et 269 candidats de ces quatre partis, et du NPA, ont signé la Charte reprenant les propositions du Manifeste.

Le collectif Sud a aussi relayé les campagnes de sensibilisation menées par ses membres, dont la pétition du CCFD-Terre solidaire et d’Oxfam “pour que l’Europe régule ses multinationales”, largement signée par des têtes de liste de gauche, mais aussi deux du MoDem, deux de l’UMP et Francis Lalanne (Alliance écologiste indépendante, AEI).

L'affiche du rassemblement du collectif Des ponts, pas des mursEst également évoquée la campagne du collectif européen Des ponts, pas des murs, qui a entrepris de rencontrer les candidats pour défendre les droits des migrants. Nous avions interrogé à ce sujet Jean Rousseau, président d’Emmaüs International, qui a depuis vu trois têtes de listes dans l’Ouest : Christophe Béchu (UMP), qui “compte bien mettre en oeuvre la directive retour adoptée sous la présidence française de l’UE, et répond sur le mode : “On ne peut pas ouvrir les portes alors qu’on a déjà du mal à assurer une protection sociale correcte” ; Sylvie Goulard (MoDem), “qui plaide pour l’aide au développement mais déçoit en refusant de se prononcer pour les droits des sans-papiers, sujet sans doute jugé trop sensible” ; et Yannick Jadot (Europe-Ecologie) qui, “bien que ce ne soit pas dans le programme du mouvement, est prêt à revenir sur la directive retour”. 

Médecins du Monde a adressé de son côté, via son réseau Huma, un plaidoyer pour l’accès au soin des sans-papiers à 140 candidats dans sept pays de l’UE. 35 ont répondu - positivement - à sa question “Vous engagez-vous personnellement à défendre l’égalité d’accès aux soins pour chaque personne vivant en Europe, quel que soit son statut administratif ?”. On notera, côté français, le silence des deux candidats de l’UMP et d’Europe-Ecologie, des réponses plutôt nourries de tous les mouvements de gauche, le “oui” lapidaire d’un candidat du MoDem, celui, engagé mais peu étayé, de la tête de liste de l’Alliance écologique indépendante (AEI) en Ile-de-France. Ainsi qu’une réponse décalée de l’eurodéputée sortante FN Linda Schivardi, qui n’évoque que les “Européens”.

L’association April a réitéré son initiative des législatives de 2007, en soumettant cette fois aux candidats aux élections européennes son Pacte du logiciel libre. 103 l’ont signé, issus de divers partis (NPA, Front de gauche, PS, Europe écologie, MoDem, DLR, AEI, Debout la République, Solidarité France, Euskal Herria Bai).

L’ONG Transparency International France, comme les branches présentes dans 11 autres pays de l’UE, a transmis un questionnaire à dix-neuf formations politiques. Sept ont pris des engagements précis pour combattre la corruption au sein de l’UE, notamment pour contrôler le budget et le lobbying : AEI, Debout la république, Europe Ecologie, MoDem, Newropeans, NPA et PS. L’UMP s’est contentée d’une “déclaration de principe” tardive, déplore l’association, qui promet de suivre les engagements.

Sauvons l’université et la Ronde infinie des obstinés, principaux collectifs qui se sont opposés ces derniers mois aux projets de réformes de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’y sont mis sur le tard et de façon “concommitante”,  Sauvons l’université (SLU) a lancé un appel et dix questions. Sept mouvements (du NPA au MoDem) lui avaient répondu, le 4 juin, mais le PS devait envoyer des précisions. On notera que le Parti communiste a répondu en premier et en son nom, avant le  Front de gauche (qui l’associe aux européennes au Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon).

Participants à la Ronde infinie des obstinés, Place de l'Hôtel de Ville, à Paris, le 3 mai. AFP/BORIS HORVATLa Ronde infinie des obstinés a elle publiée, le 29 mai, une “Lettre ouverte” conclue par quatre questions. Elle a mis en ligne, ce vendredi, les quatre réponses obtenues, du NPA, du Front de gauche, du PS et du MoDem. Pour ce collectif, comme pour SLU, “les réformes que l’on combat sont la caricature française d’un processus européen de destruction de l’université en tant que lieu d’élaboration et de transmission des savoirs, et d’une certaine privatisation, engagées via la Stratégie de Lisbonne et le processus de Bologne, sans les universitaires”, explique son porte-parole, Etienne Boisserie, qui évoque “des fermetures de département de langues et de littérature en Grande-Bretagne”. Pour lui, “l’idée n’est pas d’appeler à voter pour un parti, ni d’être récupérés. Mais on a désormais conscience que le combat doit s’inscrire dans un cadre européen. Et il faut que les eurodéputés reprennent la main sur ces sujets”.

Claire Ané

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