Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.
La partie présidentielle semble être jouée. Les partis actifs pour le bipartisme ont choisi leurs candidats, les médias les ont adoptés, ils se sont même choisi le 3ème larron pour jouer la farce. Royal, Sarkozy, Le Pen, du gâteau. (à moins que Chirac vienne jouer les troubles fête)
Ce sont eux qui choisissent les émissions aux quelles ils participent, ils choisissent les thèmes et même les questions...manquent au bout du bout les réponses. Société du spectacle... Les chaines chouchoutent les deux favoris comme le titre le Nouvel Observateur.
En même temps ils réservent une place de choix à Le Pen pour construire la fable. Car dans les fables il y a toujours 3 personnages. A deux ça marche moins bien. Le facho lui il a adouci son discours, pour faire plus républicain, moins raciste, moins réactionnaire...ça passe mieux à la TV.
Dans les disgressions de Kouchner à la radio avant hier, tout le monde a retenu la volonté affichée qu'il avait d'un gouvernement d'union nationale, mais personne n'a relevé le fait qu'il a simplement liquidé le résultat du TCE. Il a signifié la nécessité de revenir sur le vote NON afin de repartir du bon pied.
Dans ces conditions Sarko - Ségo sont effectivement d'accord et Le Pen est le seul des 3 qui a appelé (timidement, contraint et forcé par sa base électorale) à voter non. Les médias laissent ainsi dans l'arène médiatique un porteur du NON, le plus à l'extrême droite possible, porteur qui discrédite de fait ce qui se passe à la gauche du PS. Bien joué.
Et à gauche direz vous ? Piteux spectacle d'une décomposition d'union. Une candidate du PCF rien que pour le PCF, un candidat de la LCR rien que pour la LCR, une candidate des Verts rien que pour les Verts. Inutile de jouer aux pronostics sur ces 3 là (tiens là aussi sont réunis les conditions pour un conte de fées), tant cela parait ridicule, mais une immense déception habite une grande frange de la population...ceux qui se réclament du NON de Gauche. Un peu orphelin en ces fêtes de fin d'années.
Et pourtant les différentes minorités des partis les PCF mino, les LCR mino (comme ils se nomment) les Alterékolo et le PRS (qui eux sont constitués) poussent à la roue pour ne pas laisser tomber.
L'équation est compliquée, mais la solution est assez simple dans un premier temps : ne pas s'occuper des présidentielles. S'occuper des élections qui suivent sur la base du programme.