Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.
Nous avons deux bons salaires. Nous ne sommes pas aisés mais pas mal. Pour autant nous ne nous plaignons pas.
Mais demain ?
Il y a nous, et les autres ?
Là je suis allé cherché de l'info. Comme toujours partiale, partielle, mais bon, on n'est pas à l'abri.
Définition reconnue de la pauvreté : Seuil de revenu pour une personne seule qui gagne moins de 50 % du révenu médian, revenu médian qui est la somme qui répartie la moitié des personnes au dessus et l'autre moitié au dessous.
C'est clair jusque là ?
Pour être plus clair : En 2006 le revenu médian était de 1 254 €uros net par mois, prestations sociales inclues. Des variantes existent suivant que vous vivez en couple, avec un enfant ou plus, etc, etc,...
Autre exemple : Pour un couple avec deux enfants (- de 14 ans) le revenu médian est de 2 633 €uros net par mois, prestations sociales inclues.
Il existe une définition européenne qui prend les mêmes critères de calculs, mais dont le seuil de pauvreté est fixé à 60% du revenu médian...ce qui fait plus de pauvres.
Déjà on se rend compte que suivant les versions on est plus ou moins vite pauvre.
Si cela n'a aucune importance dans la vie quotidienne, car tu crêves la faim que tu sois compté d'une manière ou d'une autre, cela a une réélle différence pour l'accés à certaines couvertures sociales, mais aussi... psychologiquement.
Dans le monde :
En Allemagne le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté est passé de 12,1 à 13,5 % entre 1998 et 2003. En Grande-Bretagne le seuil de pauvreté est à 22% en 2002 ... Tout cela est à rapprocher du fait par exemple en France qu'un tiers des SDF de Paris déclarent avoir un emploi.
Donc la précarisation des emplois.
Ce qui nous donne selon l'institut de recherches économiques et sociales IRES suivant les seuils retenus et les sources statistiques, entre 1,3 et 3,6 millions de travailleurs pauvres en France.
Ben voilà des chiffres qui vont regonfler votre moral pour la journée.
La lutte des classes n'est pas encore morte, qu'on se le dise et l'accession à la classe haute est de plus en plus difficile. La seule classe qui s'étend est celle en dessous du revenu médian. Elle englobe la classe moyenne.
La mondialisation, c'est sûr, est bénéfique pour tout le monde. C'est ce qu'ils disent !!