Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.

Les périodes électorales sont propices à observation, car ces animaux que sont les hommes politiques exacerbent leurs comportements d’autant plus que la date butoir approche.
Les médias le savent qui utilisent ce travers pour obtenir des « scoops ».
Cette campagne électorale, ces campagnes, nous ont permis d’étudier un phénomène nouveau à savoir que les médias ont été vilipendés par presque tous les candidats, d’une manière plus ou moins forte.
Il peut être aisé de comprendre les candidats qui ne contestent pas l’ordre établi, et noter qu’ils jouent avec le feu médiatique pour obtenir quelque audience. Par ailleurs il parait étonnant d’entendre ceux qui pourraient apparaître comme les plus vindicatifs et que nous pouvons situer à gauche de la gauche (vous avez vu comme tous les termes de cette phrase sont mesurés), un candidat, ou une candidate, critique de l’ordre social et qui va dans les médias, sans jamais ne critiquer l’ordre des médias, sinon timidement, en parlant du peu de temps que ces même médias (mais je ne parle pas de vous !) leur accordent.
Tout au moins dans l’espace que lui réserve le média pour s’exprimer, bien sûr, en respectant le principe : il faut profiter d’abord et critiquer ensuite.
Manque de courage, mais aussi d’honnêteté car quel que soit le candidat élu au final, dés qu’il se retrouve au pouvoir il cesse ses récriminations envers les médias…il s’en accommode.
Il est à noter parfois comment les même qui ont tant fait courir de rumeurs sur tel ou tel média, l’ont tant décrié, se précipitent pour y intervenir, la tête haute et le regard bas.
Et les médias se délectent de cela, qui utilisent la bassesse politique pour obtenir des aveux, des scoops, que sont si prompt à offrir les politiques. Car il ne faut pas non plus ignorer le comportement des journalistes qui répondent si promptement à ce que les politiques peuvent avancer : « nous savons déjà tout cela » d’un ton lascif, choisissant du coup de na pas diffuser le message que le politique avait choisi de faire valoir auprès du public.
Le coup d’après le politique pour faire passer son message préparera un scoop pour, dans un calcul de donnant – donnant, faire malgré tout passer son message qui de fait devient plus ou moins inaudible compte tenu de la teneur du scoop.
En fait plus personne au final ne sait plus qui fait quoi et qui est responsable.
De toute manière c’est toujours l’autre qui est responsable, c’est un principe de base.
Nous devrions nous occuper de notre avenir.
Aurore