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Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.

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L’Union européenne la soumettre ou la démettre

Référendum en Irlande - Le "non" passe en tête. Et alors ?

L’Union européenne   la soumettre ou la démettre

 Christophe Ventura (Politis, 3-9 juillet 2008, n 1009)

 

L’Union européenne  UE)  persiste  et  signe.  Elle  se  fera  contre  les  peuples.  Et  désormais,  sa stratégie à moyen terme est fixée. Si le traité « n’entrera pas en vigueur au 1er  janvier 2009 », Nicolas  Sarkozy1 a  néanmoins  dévoilé,  vendredi  20  juin,  les  réponses  de  l’UE  au  « Non » irlandais.

Non renégociation, contre l’avis écrasant des électeurs du « Non » en Irlande, du traité - « une renégociation du traité est exclue. On ne va pas refaire un traité simplifié bis  …). Le traité de Lisbonne existe.» - et poursuite du processus de ratification dans tous les Etats membres dans le cadre du calendrier initial  avant juin 2009). 

 

C’est dans ce cadre, juridiquement irrégulier et politiquement sourd à toute intrusion réelle de la voix des peuples dans la construction européenne, que Nicolas Sarkozy a affirmé, les yeux dans les yeux, que « le Non irlandais est une réalité politique qu’il faut respecter ».  La  voix  des  élites  a  parlé.  Dans  un  contexte   toutes  les  études  de  sciences  sociales  et politiques  dévoilent  que  les  peuples  européens    -  en  particulier  leurs  classes  populaires  -, « acceptent »  la  construction  européenne  plus  qu’ils  n’y  « adhèrent »,  le  vote  du  12  juin indique,  malgré  plusieurs  facteurs  spécifiques,  un tronc  commun avec  le  « Non » français  et néerlandais de 2005. 

 

On  peut  au  moins  identifier  deux  éléments  partagés.  Tout  d’abord,  l’Union  européenne  est assimilée  à  une  machine  infernale  dont  la  fonction  est  la  destruction  des  modèles  sociaux nationaux  et  leur  mise  en  concurrence.  Peut-être  plus  que  la  conscience  d’un  engagement contre  un  modèle  -  le  néolibéralisme  en  tant  que  tel  -,  les  votes  indiquent  une  aspiration  à défendre des droits dans des situations vécues et concrètes.

D’autre  part,  ce  phénomène  se  conjugue  à  l’attachement  à  l’appartenance  nationale,  ce  qui explique, dans le champ politique, le poids, dans les secteurs progressistes et conservateurs  y compris nationalistes), des formations et des courants qui défendent, à travers des conceptions très opposées, les principes de souveraineté.

 

Comment, dans ces conditions, et sur la base d’une recherche de construction d’alliances avec les peuples, faire de l’Europe un véritable « partenariat entre les Etats et les peuples »2  dont la  vie  démocratique  se  déroule,  encore,  dans  le  cadre  stato-national ?  Comment  soumettre l’Union européenne, avant de la démettre si sa remise à plat s’avère impossible ?

 

C’est aujourd’hui cette question qu’il nous faut poser et formuler - dans son intégralité - dans le débat public avec lucidité et responsabilité. Un nouveau débat émerge au sein des fronts qui ont  constitué,  en France  comme  ailleurs,  les coalitions  du « Non » aux traités  de  cette  Union européenne  anti-démocratique  et  anti-sociale.  Processus  constituant  au  niveau  des  27  avec élection d’une assemblée européenne spécifique - ou mandat donné au Parlement européen en 2009  -  et  référendum  dans  tous  les  pays ?  Organisation  par  l’ensemble  des  Parlements nationaux de grands débats nationaux sur un nouveau texte fondateur ? Solutions combinées ? 

Quels  objectifs ?  Construction  d’une  Europe  sociale  et  démocratique  dans  le  cadre  des « libertés fondamentales »  c’est-à-dire néolibérales) des traités et du marché unique européen ?  Construction de  nouveaux espaces  de  coopération entre  pays,  travaillant  à  leur  unité,  dans une Europe à géométrie variable et sans suprématie des règles du marché unique ?

 

Que  ce  débat  soit  mené  sans  restrictions,  dans  les  associations,  syndicats,  et  partis.  Ces derniers  affronteront  de  nouveaux  les  électeurs  en  2009,  puis  en  2012.  Mère  de  toutes  les batailles, la question européenne continuera désormais de surplomber toutes les autres. Ainsi, le nécessaire développement de mobilisations sociales à l’échelle nationale et européenne doit nourrir  la  construction,  dans  nos  cadres  nationaux,  d’une  gauche  radicale  de  gouvernement3 capable d’assumer le dépassement de l’Europe réellement existante.

 

Qu’il  soit  permis  à  l’auteur  d’indiquer  une  intuition. Une  autre  Europe  possible  ne  pourra  se construire  dans  le  cadre  juridique  et  politique  de  l’Union  européenne.  C’est  à  une Confédération  des  Etats  d’Europe  qu’il  faut  s’atteler  avec  le  maximum  de  politiques communes, le cas échéant dans des configurations à géométrie variable.

 

 

1

Les citations de Nicolas Sar ozy sont tirées de la conférence de presse que le chef de l’Etat, en sa qualité de président en exercice du Conseil européen, a donné à la fin de la réunion du Conseil à Bruxelles : http://www.elysee.fr/webtv/index.php?intChannelId=13&intVideoId=609

2

 Expression de Mary Lou McDonald, députée européenne irlandaise et membre du Sinn Féin  composante de la coalition du « Non ») dans L’Humanité dimanche, n°116, 19-25 juin 2008.

3

L’association Mémoire des luttes et la revue internationale Utopie critique travaillent à l’élaboration d’un Manifeste pour un socialisme du 21è siècle  http://www.medelu.org/ et http://utopie-critique.fr).

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<br /> <br /> Décrochage du prix de l'or<br /> <br /> <br /> Actuellement, nous sommes loin des 800 $ atteint lors de son dernier sommet en 1980. Si nous prenons la valeur ajustée par rapport à l'inflation, ce prix de 800 $ l'once (31,1 g) correspondrait à<br /> un prix compris entre 1700 et 2400 $, cette variation est en fonction de l'indice retenu pour définir la hausse des prix.<br /> <br /> <br /> Une des raisons pour laquelle l'or n'a pas suivi  cette hausse  en rapport des indices est que l'or physique présentait peu d'attrait en France comme support de placement. Les<br /> différents gouvernements français et d'autres pays ont tout fait pour dissuader l'achat d'or en pièces et lingots. En France la mise en application de l'article 15 de la loi n° 94-6 du 4 janvier<br /> 1994 et l'instauration de taxations diverses, 8% (7,5 +0,5%) lors de la vente en sont la principale cause.<br /> <br /> <br /> Cette semaine la première de février, nous enregistrons un décrochage sur le prix de l'once d'or, c'est le rebond du dollar qui en est la cause. La monnaie européenne se porte<br /> très mal, entrainée par les déficits incontrôlables des pays du sud de l'union européenne.<br /> http://interor.fr<br /> <br /> <br /> <br />
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