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Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.

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Entre productivisme et décroissance, le « capitalisme vert » a de beaux jours




Entre productivisme et décroissance, le « capitalisme vert » a de beaux jours

 

Le capitalisme vert, fusion entre l’écologie et l’économie capitaliste vient de nous délivrer un exemple typique de ce qu’elle peut transmettre comme idéal ou valeur.

Une entreprise, surfant sur les besoins en économie d’énergie (absolument nécessaire), sur l’économie de marché, le Grenelle de l’Environnement, etc. 1, a inventé une technique permettant au consommateur de restituer au fournisseur officiel (EDF) le « trop plein d’énergie » pour participer à l’équilibre du réseau électrique2.

L’utilisateur (le consommateur) paie le boîtier que lui fourni le fabricant afin d’économiser l’énergie que lui fourni le réseau d’énergie (très bonne idée !).

Le fabricant (du boîtier) (re-)vend à EDF l’électricité ainsi économisée comme source d’énergie et gagne sur deux tableaux.

EDF et la Commission de régulation de l'énergie (CRE) ont dit non : il y a arnaque !

Il est difficile de dire le contraire.

En même temps, la liberté du marché étant décrétée et devant amplifier avec la mise en application du consensus de Lisbonne (une fois que les Irlandais auront ratifié le traité constitutionnel européen, objectif suprême de la commission européenne par les temps qui courent), il est difficile de se plaindre de cette liberté1.

 

Ce cas, qui deviendra un cas d’école de ce que l’économie verte est capable d’inventer, ne retient en fin de compte qu’un seul financeur : le consommateur final, sans jamais remettre en cause le fonctionnement économique dans lequel nous vivons....et il n’est même pas sûr que la technologie proposée soit source d’économie d’énergie, car le processus de consommation est rendu invisible à l’utilisateur, et tout en lui proposant de diminuer la facture (provisoirement) il lui sera suggéré de se suréquiper sur les économies réalisées.

Dans ce schéma là les économies d’énergies envisagées sont réfléchies pour un accroissement de la consommation.

 

Il pourrait être étudié une meilleure répartition de l’énergie afin que chacun ait un égal accès.

Pour cela un service public de l’énergie, démocratique, est nécessaire en France (comme dans le monde. Ce devrait être le rôle de l’ONU et des instances internationales) couplé à un service public de l’environnement au service du public et non d’intérêts financiers.

La production d’énergie, source de progrès social, est nécessaire pour le développement des besoins sociaux de la majorité de la population, tout en considérant que l’énergie la moins chère est tout de même celle qui n’est pas consommée.

Dans ce cadre là, c’est bien le processus libéral de production, prenant en otage le consommateur, qui est en cause.

 

La relocalisation des productions, le rétablissement d’une démocratie locale, le contrôle des flux financiers, le contrôle des énergies par les populations, sont des pistes d’un développement au service du plus grand nombre tout en préservant la santé de notre Terre.

 

Dominique Mourlane

 

 

 1 « C'est une décision contraire à la mission de la CRE de servir les intérêts du consommateur, contraire au Grenelle 
de l'environnement et contraire aux lois du marché car elle constitue une entrave à la concurrence. »
http://eco.rue89.com/2009/07/19/voltalis-edf-contre-les-economies-denergie?page=1
 2 L'électricité ne se stocke pas sur le réseau. Il faut donc à tout instant équilibrer la production d'électricité et la 
consommation. http://www.voltalis.com/
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