Les humeurs, les rumeurs, les coups de cœur, les coups de gueule, et puis les amitiés de la rue et de plus loin, de la journée, de l'air du temps...un peu de tout, un peu de rien, mais toujours à gauche.
Ces bijoux achetés en 1878 avec quelques autres objets, comme provenant de deux «auges» mérovingiennes - sarcophages ? - ont probablement appartenu à un seul costume de qualité tout à fait exceptionnelle. L''ensemble comporte en effet les principaux éléments de la parure féminine mérovingienne du VIe siècle tels qu''ils ont été retrouvés dans de nombreuses sépultures.
La petite paire de fibules (broches) en forme de griffon fermait au niveau du cou l''ouverture d''un vêtement de dessus. Elles étaient peut-être reliées entre elles par la chaînette. L''épingle d''argent ornée d''un dé polyédrique pouvait être fichée plus bas que les petites fibules, sur le même vêtement de dessus. L''épingle à tête en corbeille ajourée maintenait la coiffure ou le voile couvrant la tête. Les fils d''or autrefois brodés sur un bandeau de tissu ornaient cette coiffure ou formaient le galon de la tunique ou du manteau. La paire de grande fibules ansées était portée à la hauteur du bassin sur la tunique. Une bague complétait cette luxueuse tenue.
Eléments issus du site du Musée d'Archéologie nationale
451 Les Huns, conduits par Attila, envahissent
Sarcophage 23
Basilique de Saint-Denis, Seine-Saint-Denis
fin du Ve siècle
fouille Edouard Salin
Acq. 1994
D'un sarcophage rectangulaire fouillé à 2,3 m sous le choeur de la basilique actuelle proviennent une petite croix en or et deux fibules (broches) ansées digitées en fer damasquinées et cloisonnées d'or et de grenats. Des bijoux de type analogue sont caractéristiques du costume des femmes de l'aristocratie germanique occidentale, franque ou alamanne de la fin du Ve siècle.
D'après la vie de sainte Geneviève rédigée au début du VIe, cette sainte fit édifier une grande basilique de pierre sur la tombe de saint Denis, premier évêque de Paris, martyrisé vers 250. Geneviève dont le nom est germanique appartenait probablement à une famille de cadres militaires « barbares » de l'armée romaine tardive.
Les fouilles faites sous la basilique de Saint-Denis ont révélé que dès la fin du Ve siècle des membres de l''aristocratie germanique, voire même de la famille royale mérovingienne s’y sont faits enterrer, longtemps avant Dagobert, le premier souverain mérovingien dont l''inhumation à Saint-Denis en 639 soit attestée avec certitude.
Eléments issus du site du Musée d'Archéologie nationale
458 Childéric Ier succède à Mérovée en qualité de chef ou roi des Francs ; ses compagnons l'exilent en Thuringe à cause de ses débauches, et offrent le pouvoir au général romain Egidius, mais ils ne tardent pas à se lasser d'obéir à un étranger, et ils rappellent leur roi. Il eut pour épouse Basine.
476 Un chef Hérule, Odoacre, s'empare de Rome, et dépose le dernier empereur, Romulus Augustule. Cet événement met fin à l'empire romain d'Occident (dont
481 Clovis (fils de Childéric Ier et de Basine) succède à Childéric Ier.
A ce moment, six peuples différents dominent sur
486 Clovis bat à Soissons Syagrius, le dernier représentant du pouvoir romain en Gaule. Cet événement marque la fin de la domination romaine en Gaule.
493 Clovis épouse Clotilde ; elle prépare par ses exhortations sa conversion au christianisme.
496 Clovis marche contre les Alamans dans le but d'arrêter leurs invasions. Il les bat à Tolbiac. A la suite de cette victoire, il embrasse avec ses compagnons le christianisme, et est baptisé par saint Rémy, évêque de Reims, avec 3 000 de ses guerriers.
500 Clovis marche contre les Burgondes et bat, près de Dijon, à l'Ouche, leur chef Gondebaud, qui est dès lors obligé de lui payer tribut.
507 Alaric II, roi des Wisigoths, qui était Arien, persécutait les évêques d'Aquitaine. Ceux-ci implorèrent la protection de Clovis, qui marcha contre le roi Wisigoth, le battit à Vouillé, près de Poitiers, et le tua de sa propre main. Cette victoire étendit la domination de Clovis jusqu'aux Pyrénées.
511 Mort de Clovis.
Partage de son royaume entre ses quatre fils :
Thierry régnera à Metz sur l'Austrasie ; Clodomir à Orléans ; Childebert à Paris ; Clotaire à Soissons (Neustrie).

523 Les quatre fils de Clovis concluent une alliance pour faire ensemble la conquête de la Bourgogne.
524 Dans cette guerre, Clodomir, roi d'Orléans, est tué au combat de Véséronce. Ses frères Childebert et Clotaire font assassiner ses enfants (dont un leur échappe et deviendra moine sous le nom de saint Cloud), afin de se partager leur héritage. Un peu plus tard, Thierry se signale par une expédition contre l'Auvergne, et meurt. Son fils Théodebert qui lui succède, essaie, sans y parvenir, de conquérir l'Italie.
548 Mort de Théodebert, roi d'Austrasie. Son fils Théodebald lui succède.
555 Mort de Théodebald.
558 Mort de Childebert, roi de Paris. Héritant de ses trois frères, Clotaire réunit toute la monarchie.
561 Mort de Clotaire et partage par tirage au sort de la monarchie, entre ses quatre fils : Caribert (Paris), Gontran (Orléans), Sigebert (Metz) et Chilpéric (Soissons).
566 Sigebert épouse Brunehaut, fille d'Athanagilde, roi des Wisigoths d'Espagne, née en 534.
567 Mort de Caribert, roi de Paris, causée par ses excès de toute sorte. — Chilpéric épouse Galswinthe, soeur de Brunehaut.
568 Commencement de la lutte, qui durera près d'un siècle et demi, entre les Francs de l'est ou Ripuaires, du royaume d'Austrasie, et les Francs de l'ouest, du royaume de Neustrie.
Mort de Galswinthe, que la concubine de Chilpéric, Frédégonde, fait étrangler pour prendre sa place.
L'Austrasie en 752
575 Mort de Sigebert, roi d'Austrasie. — Sa veuve Brunehaut gouverne à sa place, en attendant que leur fils Childebert II soit en état de régner.
584 Chilpéric, roi de Soissons, meurt assassiné par ordre de sa femme Frédégonde, qui prend le pouvoir, et gouverne jusqu'à ce que leur fils Clotaire II soit en état de régner.
587 Traité d'Andelot, entre Gontran, roi d'Orléans et Childebert II, fils de Sigebert, roi de Metz. Ce traité est relatif à la possession des fiefs par les leudes (compagnons d'armes des précédents rois) ; Gontran et Childebert y renouvellent leur alliance, et se font donation de leurs royaumes au dernier survivant.
593 Mort de Gontran et de Childebert II. Ce dernier laisse deux fils : Théodebert II et Thierry II, qui règnent très peu de temps en Austrasie, Bourgogne et Orléans.
596 Victoires de Frédégonde à Driossy et à Latofao sur les Austrasiens.
597 Mort de Frédégonde. — Son fils Clotaire II exerçait déjà le pouvoir.
600 et 604 Victoires des Austrasiens sur les Neustriens, à Dormeilles et à Etampes.
613 Mort de Brunehaut. — Les Austrasiens, de nouveau vaincus par les Neustriens de Clotaire II, fils de Chilpéric et de Frédégonde, la lui livrent et il la fait périr ignominieusement. Clotaire II réunit toute la monarchie. L'empire des Francs s'étend alors du Weser à
615 Clotaire II confirme en faveur des leudes l'inamovibilité de leurs fiefs, et aux évêques l'élection par les fidèles et le droit d'être jugés par leurs égaux.
628 Mort de Clotaire II. — Avènement de Dagobert, son fils.
628-638 Règne de Dagobert, pendant lequel eurent lieu des expéditions heureuses contre les Saxons et les Bretons, et qui fut marqué par une véritable prospérité à l'intérieur. — Dagobert eut pour ministres le célèbre saint Eloi, orfèvre, évêque de Noyon, saint Ouen, évêque de Rouen et Pépin de Landen qui fut la tige des Carolingiens. — Fondation du duché d'Aquitaine en faveur de Caribert, frère de Dagobert. -- Fondation de l'Abbaye de Saint-Denis, qui fut par la suite le lieu de sépulture des rois de France.
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La chanson célèbre du Bon Roi Dagobert ne date pas de cette époque, mais plutôt de la Révolution française. Selon la légende, Dagobert était tellement distrait qu'il avait l'habitude de mettre ses culottes (ses braies, pantalons) à l'envers. Myope, Dagobert avait l'habitude, selon Wulfram de Strasbourg VIIIe siècle, de se prendre les pieds dans les tapis et de chuter, sous les regards médusés des témoins. Bon vivant et populaire, il riait bien souvent de sa propre personne. Le respect dû au roi a fait passer sa légendaire distraction pour une simple légende.
639 Mort de Dagobert. — Pépin de Landen, maire du palais en Austrasie, s'empare du pouvoir, le successeur de Dagobert, Sigebert III, étant encore mineur. (Grimoald, fils de Pépin de Landen, lui succède et, à la mort de Sigebert III, tente de faire couronner son propre fils, mais il est assassiné par les Francs fidèles à la famille de Dagobert. Sigebert II n'a pas régné.)
Dagobert laissait deux fils : Sigebert III et Clovis II qui furent les premiers rois fainéants, ainsi surnommés parce qu'ils laissaient le gouvernement aux mains des maires du palais. Clovis Il épousa sainte Bathilde. Ces deux princes moururent en 656. Clovis II laissait trois fils : Clotaire III, Childéric II, Thierry III.
656-670 Règne de Clotaire III en Neustrie. — Ebroïn, maire du palais, gouverne à partir de 659, jusqu'en 681 ; à la mort de Clotaire, il fait élire pour lui succéder Thierry III, dont l'autorité reste précaire jusqu'en 673.
656-673 Règne de Childéric II sur l'Austrasie et
673 Avènement de Thierry III (frère des précédents) qui réunit toute la monarchie franque, et règne sous la tutelle d'Ebroïn.
674 Dagobert II prend le pouvoir en Austrasie ; meurt en 679.
680-687 Ebroïn est assassiné après sa victoire à Latofao, sur le maire du palais d'Austrasie, Pépin d'Héristal (petit-fils de Pépin de Landen). Les Neustriens commandés par Berthaire, successeur d'Ebroïn, sont définitivement battus à Testry par Pépin d'Héristal ; Berthaire y perd la vie (687). — Pépin d'Héristal gouverne seul.
691-715 Cette période voit se succéder trois rois en Neustrie et Bourgogne, savoir : Clovis III fils de Thierry III (691-711); Childebert III fils de Thierry III (695-711); Dagobert III fils du précédent (711-715).
714 Avènement comme maire du palais d'Austrasie, de Charles (Martel), fils de Pépin d'Héristal. Il gouvernera seul jusqu'en 737 les Etats francs (qui ont pour rois Chilpéric II, Clotaire IV, Thierry IV), et pendant l'interrègne, de 737 à 741.
715-717 Règne de Chilpéric II est sous la tutelle de Charles-Martel ; en 717, victoire de ce dernier sur les Neustriens à Vincy.
717-720 Règne de Clotaire IV sous la tutelle de Charles-Martel ; en 719, victoire de ce dernier sur les Neustriens à Soissons : c'est le dernier acte de la lutte entre l'Austrasie et
720-737 Règne de Thierry IV, dirigé comme les précédents par Charles-Martel.
732 En cette année, Charles-Martel remporte sur les Sarrasins d'Espagne, qui avaient envahi et occupaient le Midi de
737-742 Interrègne. — Gouvernement de Charles-Martel jusqu'en 741, puis de Pépin le Bref, son fils.
739 Charles-Martel enlève
En 732 , Charles Martel dut affronter les armées musulmanes du gouverneur d'Espagne Abd el Rahman. En effet, depuis 711, les Berbères occupaient la péninsule ibérique, et continuaient lentement à avancer vers le Nord, au-delà des Pyrénées, si bien qu'en 725, ils avaient déjà conquis le Languedoc et une grande partie de la Bourgogne actuelle et allaient entrer au cœur du territoire franc. Grâce à l'intervention du duc d'Aquitaine, Eudes, qui les arrêta une première fois à Toulouse, en 721 les premières tentatives furent repoussées. Fort de sa victoire, le duc d'Aquitaine voulut prévenir le retour des musulmans d'Espagne en s'alliant à Munuza, gouverneur berbère de la Septimanie. Le dénommé Munuza, bien que de religion musulmane, était en révolte contre ses coreligionnaires d'Espagne. Eudes lui donna sa fille en mariage. Mais Munuza fut tué en affrontant le gouverneur d'Espagne Abd el-Rahman qui, dans la foulée, lança une expédition punitive contre les Aquitains. Il engagea donc en 732 une importante offensive au travers de la frontière franque, dans le but, entre autres, d'aller piller le sanctuaire de Saint-Martin de Tours.
Cette fois, le duc Eudes ne put les arrêter seul, et demanda à Charles de venir à son aide. Le 19 octobre 732, les armées de Charles et du duc réunies faisaient face à la razzia à Moussais, sur l'actuelle commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Tours et Poitiers. Charles fit tout pour éviter l'affrontement mais encouragea le pillage aux alentours, ce qui eut pour double effet de saturer de butin les Sarrasins les rendant moins mobiles et cupides. Après six jours d'observation, la bataille s'engagea le 25 octobre et fut assez brève. Charles tua leur chef Abd el Rahman, ce qui décida les troupes sarrasines à prendre le chemin du retour. Selon d'autres sources, Abdelramane n'aurait pas été tué à la bataille de Poitiers mais aurait simplement reflué vers ses bases arrières de Narbonne. Poursuivit par les troupes franques de Charles Martel, il aurait été tué et son armée exterminée à Louchapt au pied de la falaise du Sangou, dans le Lot, en 733. L'Hôtel de ville de la commune de Martel aurait été construit sur le lieu même de la bataille.
Selon certains auteurs, c'est suite à cette victoire que Charles fut surnommé Martel, puisqu'il avait violemment écrasé les troupes mahométanes, tel un marteau — le marteau étant aussi une arme de combat. Selon d'autres, profitant de l'affaiblissement du duc Eudes, il s'empare des évêchés de la Loire puis descend dans le Midi qu'il saccage consciencieusement et d'où il chasse les chefs musulmans qui s'y étaient installés quelques années plus tôt. C'est seulement alors à cette occasion qu'il aurait gagné le surnom de Martel. Une troisième source déclare que c'est à la bataille de Loupchat que, porté en triomphe au cri de "Charles Martel !", il aurait gagné ce surnom. En tout état de cause, il est certain que ce surnom a surtout « frappé » les esprits ce qui a contribué à la création du mythe de Charles Martel.
Les troupes arabo-musulmanes ne sont pas pour autant battues sur tous les fronts. Elles prennent Avignon et Arles en 735 puis attaquent la Bourgogne. Beaucoup de seigneurs bourguignons « pactisent » alors avec les berbères mais Charles Martel parvint à les refouler dans le sud de la vallée du Rhône en 736.
En 737, il reprend Avignon avec son demi-frère Childebrand, mais n'arrive pas à prendre Narbonne. Il s'allie aux Lombards pour reprendre la Provence en 739. Tous ceux qui avaient alors collaboré avec les berbères sont châtiés et leurs biens donnés aux guerriers francs. Les Berbères ne possèdent alors plus que Narbonne. Ces batailles ont grandement contribué à unifier le royaume franc autour de Charles Martel.
742-752 Règne de Childéric III, avec Pépin le Bref pour maire du palais. Sous ce règne, Pépin (surnommé le Bref à cause de sa petite taille) fit victorieusement la guerre aux Francs de l'est au nord : Saxons, Allemands et Bavarois qu'il contraignit au respect des droits de Childéric III.
Dynastie Mérovingienne (370 - 755)
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