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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 03:30


La réaction de Leïla Chahid

La déléguée générale palestinienne auprès de l’Union Européenne, Leïla Chahid, a accusé samedi Israël de commettre un "crime de guerre" à Gaza et reproché à la communauté internationale d’avoir "laissé tomber la population palestinienne".

"Rien ne justifie le bombardement d’une population civile d’un million et demi de personnes qui vivent sur 356 km2, et dire qu’on est en train de bombarder les combattants du Hamas c’est du non-sens", a déclaré Mme Chahid interrogée sur la radio France Info.

"On est en train de bombarder une population civile, qui est déjà assiégée depuis plusieurs mois (…) C’est un crime de guerre, fondamentalement", a-t-elle ajouté.

"C’est une population civile à qui on impose un châtiment collectif", a poursuivi Mme Chahid, pour qui les civils palestiniens "n’ont pas les moyens politiques, militaires ni même physiques de s’opposer au Hamas".

Israël a lancé samedi une série de raids aériens sur la bande de Gaza qui ont fait près de 200 morts, selon des sources palestiniennes. Cette opération intervient en représailles aux tirs de roquettes des combattants islamistes du Hamas sur le sud d’Israël.

Mme Chahid a critiqué la "démission (…) de toutes les parties internationales".

"Le Conseil de sécurité de l’Onu, l’Union européenne et les Etats arabes, qui ont la responsabilité de l’application du droit, ont abandonné les Palestiniens", a-t-elle dit, pointant "l’énorme responsabilité de l’UE et de la France qui la préside".

Source AFP



État de guerre à Gaza



Israël a mis ses menaces à exécution, huit jours après l’expiration de la trêve avec le Hamas, en menant samedi dans la bande de Gaza des bombardements aériens qui ont fait au moins 280 morts et 700 blessés. Tel-Aviv se prépare à une intervention terrestre.

C’est le plus lourd bilan côté palestinien en une seule journée depuis le début du conflit il y a 60 ans. Parmi les victimes figurent le chef de la police du Hamas, Taoufik Djabber, ainsi que le chef de l’unité de sécurité et de protection du mouvement islamiste.

Alors qu’affluaient du monde entier les appels invitant les deux parties à la retenue, les militants palestiniens ont riposté en tirant sur le sud d’Israël des roquettes qui ont fait un mort et plusieurs blessés.

L’aviation israélienne a poursuivi ses attaques à la tombée de la nuit, frappant une fonderie et d’autres sites dans le sud de la bande côtière. "L’opération est en cours et elle se poursuivra aussi longtemps que ce sera nécessaire", a précisé l’armée dans un communiqué.

Le maire d’Ashkelon, localité du sud d’Israël, a déclaré que, d’après ce que lui avaient dit des chefs militaires israéliens, l’opération devrait durer "plus d’une semaine".

Des deux côtés, les déclarations ne laissent guère présager une accalmie.

"Israël a décidé (en 2005) de se retirer de la bande de Gaza mais nous n’avons eu que la terreur en retour et la situation n’a fait qu’empirer. La semaine dernière, 80 roquettes et obus de mortier ont été tirés en une seule journée de la bande de Gaza sur des civils israéliens. Ça suffit !", a lancé la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni.

"Ce ne sera pas facile et ce ne sera pas court. Il y a un temps pour le calme et un temps pour le combat, et maintenant le moment est venu de combattre", a renchéri son collègue de la Défense, Ehud Barak.

LES GROUPES PALESTINIENS CRIENT VENGEANCE

Même fermeté du côté palestinien. Le Djihad islamique a ordonné à "tous les combattants de riposter au massacre provoqué par les Israéliens" et Abou Oubaïda, porte-parole de la branche armée du Hamas, a promis de "donner à l’ennemi une leçon qu’il n’oubliera jamais".

Le Hamas a fait voeu de déchaîner "l’enfer" pour venger les morts, et menacé de mener des attentats en territoire israélien.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a qualifié l’attaque israélienne de "criminelle" et appelé la communauté internationale à réagir.

De nombreux Palestiniens se sont rassemblés pour manifester à Jérusalem-Est, Ramallah et Hébron. Des échauffourées les ont opposés à l’armée israélienne.

Le Hamas estime que parmi les morts, une centaine appartiennent à ses forces de sécurité. Une quinzaine de femmes ont été tuées, ainsi que quelques enfants. Les morgues manquent de place pour accueillir les corps.

Une épaisse fumée noire s’élevait dans la journée au-dessus de la ville de Gaza, où de nombreux morts et blessés gisaient dans les rues après le tir d’une trentaine de missiles et la destruction de plusieurs bâtiments des forces de sécurité du Hamas. Des cérémonies de remise de diplômes aux recrues de la police avaient lieu dans deux de ces bâtiements au moment de l’attaque.

Les avions israéliens ont également détruit le siège de la présidence palestinienne à Gaza, dont le Hamas avait chassé ses rivaux du Fatah en juin 2007.

La télévision a montré, aux abords des décombres du quartier général de la police, des images de cadavres en uniforme tandis que des blessés se tordaient de douleur. Des sauveteurs emmenaient les blessés vers des véhicules ou tentaient de ranimer des victimes inconscientes.

LES APPELS A LA RETENUE SE MULTIPLIENT

Des témoins ont signalé des bombardements dans le sud de la bande de Gaza, près de la frontière égyptienne. Des centaines de tunnels traversent cette frontière et permettent l’approvisionnement de l’enclave soumise au blocus israélien.

Le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a demandé la "cessation immédiate des violences" à Gaza et dans le sud d’Israël. Il a condamné "le recours excessif à la force, qui fait des morts et des blessés parmi les civils", et a aussi dénoncé la poursuite des tirs de roquettes palestiniennes sur le sud d’Israël.

Les Etats-Unis ont également appelé le Hamas à mettre fin aux tirs de roquettes et Israël à éviter de faire des victimes parmi la population civile.

Le président égyptien Hosni Moubarak, dont le pays avait parrainé la conclusion de la trêve de juin dernier entre le Hamas et l’Etat juif, a condamné les raids israéliens et promis de poursuivre les efforts en vue d’un nouveau cessez-le-feu.

L’ambassadeur d’Israël au Caire a été convoqué au ministère égyptien des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, dont le pays préside l’UE jusqu’à la fin du mois, s’est entretenu avec son homologue égyptien, Ahmed Aboul Gheit, pour lui faire part du "soutien déterminé de l’Union européenne aux efforts de l’Egypte" en faveur d’un cessez-le-feu.

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe doivent tenir une réunion d’urgence dimanche au Caire afin de définir une position commune.

Le représentant diplomatique de l’Union européenne, Javier Solana, a appelé à un cessez-le-feu immédiat et exhorté "toutes les parties à faire preuve de la plus extrême retenue". A l’approche des élections législatives anticipées du 10 février, les dirigeants israéliens étaient pressés d’agir par une opinion publique excédée par les tirs de roquettes.

Source Reuters



À moins que les Palestiniens ne parviennent à parler effectivement d’une seule voix, le monde ne les écoutera pas, même si la Palestine est le cœur du problème,
 écrit Mustafa Barghouti.


Alors que beaucoup spéculent au sujet de la future politique d’Obama pour le Moyen-Orient, la réaction générale arabe est « wait-and-see », attendre et voir.
Le nouveau président va probablement faire face à une avalanche de problèmes, l’économie et l’Irak pour commencer, suffisamment pour le tenir occupé pour un mandat entier. Mais il n’y a aucun signe que le « changement, » qu’Obama aime tellement invoquer, s’applique au conflit israélo-palestinien. Les nominations qu’il a faites jusqu’à présent ne sont pas bien encourageantes.

Les Israéliens, Tzipi Livni, comme de nombreux autres, veulent que les Américains se maintiennent en dehors de celui-ci. Ils veulent garder les Palestiniens divisés, tendant la carotte de négociations éventuelles, tout en élargissant les colonies de peuplement et modifiant sans cesse le statu quo. Pendant ce temps, les Palestiniens paraissent vraiment malchanceux.

Continuant des négociations qui n’ont aucune chance de succès, l’Autorité Palestinienne s’accroche à Annapolis comme un homme qui se noie s’accroche à une paille. Que font les participants d’Annapolis au sujet des colonies de peuplement israéliennes qui ont augmenté exponentiellement au cours des négociations d’Annapolis ? Rien. Que font-ils au sujet des barrages routiers israéliens dont le nombre a augmenté de 521 à 699 pendant la même période ?
Rien. Que font-ils au sujet du système d’apartheid que les gouvernements israéliens successifs, à l’évidence, renforcent ? Rien.

A Washington, pendant ce temps, il y a trois positions concernant le Moyen-Orient.

Selon la première, Israël doit avoir les mains libres et les États-Unis doivent se tenir à l’écart. Au plus, les États-Unis pourraient envoyer des émissaires de l’escamotage type, des gens qui peuvent faire tourner le ballon, discuter de choses mineures, alors que le temps est gaspillé. En bref, des gens qui détournent notre attention tandis qu’Israël construit de nouvelles colonies de peuplement, modifie la démographie de Jérusalem et, plus généralement, crée de nouveaux faits accomplis sur le terrain. Ceux qui préconisent ce point de vue souhaitent conserver les Palestiniens divisés, tout en encourageant l’Autorité Palestinienne à agir en tant que chien de garde pour Israël.

Selon la deuxième position, les États-Unis devraient oublier la Palestine et de se concentrer sur des choses telles que l’économie, ou sur l’Irak, l’Afghanistan et l’Iran. Après tout, la question palestinienne est d’un faible rendement, comme les précédents présidents américains l’ont découvert à leur dépit, et le nouveau président a déjà suffisamment à faire. Cette position tout comme celle mentionnnée au-dessus laisse les mains libres à Israël. Et les deux positions ont l’appui des groupes pro-israéliens, comme Comité Américain-Israélien des Affaires Publiques (AIPAC).

La troisième position suit plus ou moins les traces du rapport Baker-Hamilton, conseillant à l’administration américaine de se retirer d’Iraq et de mettre fin à une guerre honteuse. Les partisans de cette position sont des personnes telles que Lee Hamilton, l’ancien conseiller national pour la sécurité Zbigniew Brzezinski et Brent Scowcroft. Le Président américain Jimmy Carter, qui a écrit un livre attaquant le système d’apartheid d’Israël, est également un partisan de ce point de vue. Tous ces officiels sus-mentionnés misent sur l’Initiative Arabe et recommandent instamment la mise en œuvre d’une formule conduisant à une solution globale au conflit du Moyen-Orient. Ils soutiennent aussi la création d’une direction palestinienne unifiée.

*Les partisans de la troisième position osent dire quelque chose qu’Israël ne veut pas entendre. Ils disent que l’on peut trouver l’origine de chaque problème particulier au Moyen-Orient, en Iraq et en Afghanistan inclus, dans le problème palestinien. Et en conséquence, ils veulent faire la distinction entre les intérêts américains d’une part et la politique israélienne de l’autre.* Ils estiment aussi qu’Israël a dépassé les bornes quand il a créé un système d’Apartheid en Palestine. La plupart d’entre eux pensent qu’Obama est le dernier président en mesure d’approuver une solution à deux États. Sinon, la seule solution sera un Etat bi-national que beaucoup affirment ne pas être l’intérêt le meilleur pour Israël.

Malheureusement, les responsables arabes gardent une attitude passive sur l’ensemble de la question, en en disant aussi peu que possible et, en général, laissant l’initiative à d’autres. Nous n’avons personne pour faire avancer nos points de vue à Washington, tout simplement parce que nous avons échoué à maintenir un groupe de pression arabe ou palestinien aux États-Unis.

Les présidents américains, Obama inclus, ne prennent pas de risques à moins d’y être obligés... Et tant que nous, les Palestiniens et les Arabes, nous garderons le silence, les responsables américains ne seront pas susceptibles de s’intéresser à notre cas. Nous pouvons influer sur les choix de Obama, mais seulement si nous faisons un effort collectif pour clarifier notre position. Un point dont nous devons mettre en évidence, l’urgence, c’est que la Palestine est le problème fondamental, celui à partir duquel tous les autres troubles dans la région émanent.

Notre cause n’est pas perdue.

Pendant un certain temps après le Sommet de Beyrouth, les Arabes ont fait une tentative courageuse pour laisser tomber le futile, l’approche étape par étape des négociations et pour remplacer cela par quelque chose de plus sérieux. Leur tentative a été suffisamment crédible pour entraîner Sharon dans une série de tactiques de diversion, y compris une offensive dans les territoires occupés, suivi par l’assassinat du président Yasser Arafat. Le processus d’Annapolis n’était qu’une autre tactique de retardement.

La seule chose que ce processus a réussi à ce jour, c’est de fixer l’attention des Palestiniens sous occupation, et de plus, de les diviser, pendant qu’Israël met la main sur plus de terres et modifie les réalités démographiques.

Israël va avoir bientôt une élection, dont le gagnant le plus probable sera un membre du Likoud ou un ancien membre du Likoud : Netanyahou ou Livni. Ceci confirme qu’Israël ne va pas changer ses façons de faire de si tôt. Il continuera à construire des colonies et des murs, à modifier la composition démographique de Jérusalem et, plus généralement, à maintenir les Palestiniens dans la confusion et la division. Par conséquent, les Palestiniens doivent d’agir.Je suggère qu’ils fassent tout leur possible pour :

- Restaurer l’unité nationale palestinienne, mettre fin aux divisions internes, et construire une direction nationale unifiée capable de parler d’une seule voix à l’administration américaine et au monde. Les Palestiniens devraient cesser d’écouter ceux qui veulent qu’ils entretiennent les divisions.

- Nous rassembler dans le soutien à l’initiative arabe comme unique alternative au coup par coup et des solutions provisoires. Nous ne devons pas céder à la tentative insidieuse de Shimon Perez d’interpréter l’Initiative Arabe d’une manière sélective. Ce qu’Israël veut, c’est arracher une normalisation complète avec les Arabes tout en continuant à occuper leurs terres.

- Appeler à une conférence internationale basée sur les résolutions des Nations unies afin de mettre en œuvre l’Initiative Arabe dans son intégralité. L’objectif ici est de mettre fin à l’occupation de tous les territoires occupés, notamment à Jérusalem. Un mécanisme international efficace destiné à établir la paix doit être créé. Et les États-Unis ne devront pas être autorisés à monopoliser la médiation, tant qu’ils continuent à être totalement partiaux au profit d’Israël. Les Arabes et les Palestiniens peuvent coopérer avec les autres puissances qui montent sur la scène internationale.

- Lancer une campagne médiatique pour dénoncer le système d’Apartheid créé par Israël et mettre fin à la domination d’Israël sur l’opinion mondiale.

Tous les points ci-dessus sont réalisables. Rien dans ce que j’ai dit n’est trop difficile pour les régimes arabes. Tout ce que je veux dire, c’est que nous devons illustrer l’injustice flagrante faite aux Palestiniens. Nous avons besoin de fournir un autre point de vue à un public longtemps monopolisé par le lobby israélien. Nous devons défendre les valeurs de changement, de liberté, d’égalité dont Obama a parlé pendant si longuement. La Palestine est la plus grande victime au monde de l’apartheid. Notre cause est juste et nous devons la défendre.

 


Mustafa Barghouti
est secrétaire général de la P.N.I., l’Initiative Nationale Palestinienne.


 

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Published by Goudouly - dans -*- actualité
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